Béhaalotekha : la place de l'individu dans le peuple
Le désert comme passage, la terre d'Israël comme lieu de fécondité, et la Ménorah comme rôle d'Israël pour les nations.
Rav Yoël Benharrouche
Ensuite : Eldad et Medad : une prophétie née de la brisure, 1 h 13
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## Introduction: la place de l'individu dans le Klal Israël
C'est parti. Je ne sais pas, mais... Aujourd'hui, nous allons développer la paracha de Behaalotekha. Et j'ai nommé ce cours « Témoignage de... ceux qui viennent de tous ceux qui viennent dans ce monde ». Vous allez comprendre pourquoi.
Cette paracha s'inscrit bien entendu dans le livre de Bamidbar, où nous sommes dans une évolution depuis l'Égypte jusqu'à Erets Israël. Cette évolution nécessite une prise de conscience de la place de l'individu dans le Klal Israël.
Je veux dire par là qu'il ne suffit pas d'être dans le peuple, il faut savoir aussi quelle est ma place en tant qu'individu dans ce grand peuple. Pas seulement pour savoir ma place, mais pour connaître mon rôle et savoir en réalité comment, par mon prisme personnel, par ma subjectivité, je peux traduire l'objectif global.
Ces qualités et ces données, on ne peut pas réellement faire le travail nécessaire. Donc je dois savoir dans quel domaine je suis le meilleur, et je vais utiliser les domaines, les éléments de ce degré que j'ai reçu pour développer en fait le processus. Certains de nous sont plus au niveau de la bonté, naturellement. D'autres sont plus au niveau de la rigueur, naturellement.
D'autres en savent parler, d'autres ne savent pas trop parler. Certains font les choses d'une manière ponctuelle et ils s'arrêtent, il n'y a rien de régulier. Tout ceci peut être ou des défauts ou des qualités. Eh bien, il faut savoir utiliser, chacun de nous, les forces qu'il a reçues pour traverser ce désert. Cette traversée du désert est donc la traversée du peuple tout entier, mais aussi de chacun de nous dans nos vies.
C'est 42 étapes à traverser, 4 plus 2 c'est 6, c'est-à-dire nous sommes dans la lettre du Vav, qui est en valeur numérique 6. Dans ce processus, nous devons donc utiliser tous les moyens qu'Hakadosh Baroukh Hou a mis en notre possession pour véhiculer le message divin. Encore une fois, l'individu n'est pas seul, il est issu du peuple.
C'est-à-dire que c'est seulement parce que je fais partie de ce peuple qui a reçu ce message que je peux travailler dans ce sens. Nous sommes un rayon de ce grand soleil qui s'appelle Am Israël. Pour comprendre ce sujet, nous allons donc commencer dans Behaalotekha, mais en prenant cette fois-ci la haftara.
La haftara que nous avons lue se trouve dans le prophète Zacharie. Et regardez ce que le prophète nous dit. La haftara que nous avons lue hier était dans le prophète Zacharie, chapitre 2, versets 14 et 15. Au début, je cite. Le récit là-bas commence par le retour de la présence divine à Zion. La Chekhina qui revient à Zion, c'est en réalité un retour du côté masculin au côté féminin. Et là, c'est le côté féminin qui revient vers le côté masculin. Car la Chekhina est le côté féminin qui repart vers Zion, qui est le côté masculin. C'est-à-dire que la femme retrouve son homme. L'Assemblée d'Israël retrouve Hakadosh Baroukh Hou.
Où se font ces retrouvailles ? Justement dans l'évolution sur la terre d'Israël. C'est pour ça que, même si la paracha traite d'un événement qui a eu lieu dans le désert, la haftara que nous lisons chaque Chabbat est toujours en rapport avec la paracha que nous venons de lire. La paracha se trouve dans la Torah et la haftara se trouve dans les Névi'im et les Ketouvim, c'est-à-dire dans les Prophètes. Et il y a toujours un message qui revient, qui rappelle ce que nous venons de lire.
Donc, comme nous venons de lire dans la paracha, le récit concernant la lumière qu'Israël doit apporter au monde, ce récit passe par une forme, la Ménorah. Eh bien, dans la haftara, il y aura référence à la Ménorah. D'accord ? Donc, ça marche comme ça, toujours.
Ce retour donc à Zion, la haftara nous raconte qu'il y a une répercussion sur toute l'existence. Le fait qu'Hakadosh Baroukh Hou retrouve son épouse, l'Assemblée d'Israël, dans le lieu qui correspond à leur maison, comme il est dit dans Chir HaChirim: « Le roi m'a amené dans ses chambres. » Vous comprenez qu'il y a ici une invitation au lien entre Hakadosh Baroukh Hou et l'Assemblée d'Israël. La chambre en question, c'est la terre d'Israël.
Il n'y a pas de zivoug, il n'y a pas de lien, il n'y a pas d'accouplement dans le désert. Car le désert, c'est en réalité un passage. Et ce passage, étant donné que le peuple d'Israël et Dieu ne se trouvent pas face à face dans le désert, comme il est dit: « Quand tu es sorti, Dieu parle à son épouse, l'Assemblée d'Israël; tu marchais derrière moi. » Et bien, pour avoir un lien, il faut être face à face. Le face-à-face ne se réalise qu'en terre d'Israël. Donc, en réalité, il n'y a pas possibilité d'engendrer quoi que ce soit. C'est un lieu et une formule stérile, entre guillemets.
Autrement dit, et c'est une répercussion pour toutes les générations, tout ce que nous faisons dans le désert est stérile. La fécondation ne se fait que sur la terre d'Israël. Et entre nous, c'est-à-dire que ce que je construis réellement dans ma vie ne doit se faire qu'ici, et bien entendu dans l'accouplement, par définition, entre Hakadosh Baroukh Hou et l'Assemblée d'Israël.
Ce face-à-face passe par tout un cheminement qui précède le face-à-face pour arriver à cette relation intime. Autrement dit, quand Dieu revient à Zion, quand les enfants d'Israël reviennent à Zion, et là nous sommes dans la haftara, rappelez-vous, eh bien il y a une répercussion sur toute l'existence. Autrement dit, il y a un changement, une évolution grâce à cet accouplement.
Posez-moi la question: en quoi sont concernées les autres nations et toute l'existence tout entière, qu'Hakadosh Baroukh Hou soit avec son épouse, l'Assemblée d'Israël ? Eh bien, ces retrouvailles influencent toute l'existence. C'est la lumière qui va être donnée à Israël, comme l'homme doit enrichir son épouse, pour qu'elle, à son tour, diffuse la lumière qu'elle vient de recevoir de son homme.
Or le lien entre l'Assemblée d'Israël et Hakadosh Baroukh Hou est le lien de ce fameux couple où Hakadosh Baroukh Hou, l'homme entre guillemets, se dévoile, ne se dévoile qu'à travers sa femme. Hakadosh Baroukh Hou ne pourra jamais se dévoiler dans ce monde si ce n'est qu'en passant par son épouse. C'est comme ça qu'il a créé ce système. Donc n'attendez jamais Hakadosh Baroukh Hou, vous ne le verrez jamais. Vous ne verrez que les fruits, les applications que le peuple d'Israël fera dans ce monde.
C'est-à-dire que si le peuple d'Israël a inventé un jour, on ne sait rien, quoi, un disque, eh bien c'est Hakadosh Baroukh Hou qui l'a inventé à travers son peuple. Donc nous sommes en réalité ceux qui apportons la lumière d'Hakadosh Baroukh Hou dans ce monde. Il ne peut pas se révéler autrement. Il n'y a pas de court-circuit Israël. On ne peut pas court-circuiter Israël. Si une nation veut atteindre Hakadosh Baroukh Hou directement, elle ne peut pas. Les nations le savent intuitivement.
Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche
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