Pourquoi le peuple ne prit pas la route des Philistins
Le détour par le désert : la peur, le silence de Bamidbar et la révélation de soi avant d'entrer dans la terre.
Rav Rony Akrich
Ensuite : La mer Rouge, ou la peur de l'inconnu face à Pharaon, 20 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Chers téléspectateurs, shalom, je suis content de vous retrouver. Nous sommes toujours depuis Jérusalem, à la yeshiva du Machon Meir. Voici un propos qui est plus qu'intéressant.
Les enfants d'Israël, libérés du joug et des carcans hégémoniques de l'Empire pharaonique, se retrouvent sur le chemin de la liberté. Mais le texte vient nous préciser que le chemin originel, le chemin que les enfants d'Israël devaient suivre, c'est-à-dire sortir d'Égypte en se rendant vers ce qui est aujourd'hui El-Arich, et de El-Arich suivre la côte qui montre vers ce que l'on connaît comme la bande de Gaza, vers Ashkelon, etc., etc. Eh bien, pour se rendre sur la terre d'Israël, qui est la finalité de la sortie d'Égypte, bien entendu, voilà que l'Éternel nous prévient. Je pense que je vais leur éviter de se confronter aux forces philistines.
Si certains veulent s'amuser avec le terme philistin et palestinien, Palestine et Philistie, un autre l'a fait avant vous: c'est l'empereur Adrien. Et le Gaon de Vilna, mais aussi Arafsadia Gaon, avait fait un rapprochement entre cette Philistie et ce terme de Palestine qui apparaîtra à l'époque de l'empereur Adrien, empereur de Rome.
L'Éternel dit: je ne vais pas les faire passer par là, parce que voilà qu'un conflit éclaterait certainement, car les Philistins ne les laisseraient pas rentrer. Aussi, dit-il, il ne les laissa pas passer.
Regardez le terme employé. C'est comme s'il n'avait pas pu consoler les enfants d'Israël, où cette consolation aurait été de se rendre le plus vite possible à la finalité pour laquelle nous étions sortis. Et là-bas, pourquoi ? Pour quelle raison ? Qui Carove ou qui est si proche qui peut remettre en cause la finalité de cette sortie d'Égypte ? Le Philistin.
Aussi, de peur que, non pas lui, mais les enfants d'Israël ne puissent se consoler de la peine, de la peur, de l'angoisse, du stress, de la peine sortie, de faire valoir le courage qu'on aurait pu attendre d'eux. En tout cas pour des gens qui venaient d'être libérés.
Tous nos commentateurs, bien sûr, viendront ici et expliqueront que les enfants d'Israël, après 210 ans d'esclavage, entre ces moments de société qui les a accueillis, pour ensuite les recueillir, et je vais inventer un verbe, laisser recueillir à la fin, eh bien ils n'étaient pas prêts. Loin de là.
Et les 40 ans, enfin en tout cas, bien avant la faute des Méraglim, le fait de devoir arriver à la maison en traversant le désert — le désert, en hébreu, c'est Bamidbar — c'est presque comme si l'on venait nous dire qu'il y avait bien sûr le chemin le plus rapide, qui aurait été la ligne droite.
Mais dans l'incapacité, en tout cas, de se consoler, de devoir combattre, étant donné la peur qui nous entreprenait, voici que les enfants d'Israël se retrouvent dans le désert, Bamidbar, Ba, Médaber. Un désert dans lequel la voix se fait entendre. La voix de qui ? Leur voix.
Essayez dans ce temps du désert, où rien ne nous dérange, dans le silence du désert, de pouvoir s'entendre avec soi-même. Et quand je dis s'entendre avec soi-même, c'est être capable de se révéler à soi-même, c'est-à-dire de retrouver ces lettres de noblesse qui, parce qu'elles étaient perdues, nous ont empêchés de pouvoir rentrer à la maison en l'espace de quelques jours, et nous entraînera.
Non pas malgré nous, mais à cause de nous, à 40 ans de pérégrination, une véritable odyssée qui sera beaucoup moins aisée que celle qu'avait prévue l'Éternel. Toda, à bientôt.
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