La tsaraat, maladie de la peau liée à la parole
Pourquoi la paracha Tazria-Metsora relie la lèpre biblique au mal dit sur autrui et à l'isolement qui permet la techouva.
Rav Yossef David
Ensuite : Comment s'améliorer (partie 2 l'écoute), 5 min
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Donc, dans la paracha Tazria-Metsora, on va traiter d'une maladie très, très spéciale, qu'on ne connaît pas aujourd'hui, qui est la tsaraat. La tsaraat, c'est une forme de maladie de la peau, une forme de lèpre, que les gens avaient lorsqu'ils avaient dit du mal sur quelqu'un d'autre. Imaginez: quelqu'un a dit du mal sur son voisin,
et tout d'un coup, il commence à avoir des bouts de peau qui tombent, sa peau qui devient blanche, sa barbe qui devient blanche, des bouts de peau qui se décollent, quelque chose d'horrible. Alors, quel rapport ? Pourquoi aujourd'hui on n'aurait pas ça ? Pourquoi, pour des gens qui disaient du mal, y avait-il une maladie ?
Alors il faut d'abord comprendre que l'âme séjourne à l'intérieur du corps. Et donc, quand la Chekhina, la présence divine, est très forte, est présente sur Terre, le fait de dire du mal, mon corps lui-même en est malade. Le fait de faire du mal, moi-même, mon corps réagit, puisque mon âme en est malade, alors ça réagit sur mon corps.
Pourquoi la peau ? La peau, c'est ce qu'il y a d'extérieur à moi. Quand j'ai dit du mal sur quelqu'un, j'ai détruit le social. Entre moi et les gens, j'ai créé une séparation, j'ai créé du mal, et donc ma peau, ce qui est extérieur à moi, c'est la première chose qui va tomber.
Les hommes qui vont dire du mal vont se retrouver avec cette maladie psychosomatique qui est la tsaraat. Et cette maladie s'étend. C'est-à-dire qu'on va voir qu'elle va atteindre, après la barbe, les vêtements, et même les maisons. Ça veut dire que l'homme, c'est lui qui fait la faute, c'est lui qui fait le bien. Tout ça lui appartient. Ses vêtements, c'est aussi lui. Sa maison, c'est aussi lui. Donc ces choses-là peuvent s'étendre jusqu'à lui.
Vous voyez ça aujourd'hui, quand il y a des gens qui arrivent à lire dans les mezouzot. Vous amenez des rabbins, vous leur amenez la mezouza, ils vous disent: « Ah oui, il y a ça qui ne va pas, il y a ça qui ne va pas. » Il y a des gens qui ont cette faculté. D'où vient cette faculté ? Ce n'est pas que la mezouza, qu'est-ce qu'il y a de spécial à la mezouza ? La mezouza, c'est quelque chose qui est à l'intérieur de ma maison. Et si moi-même j'ai un problème, il y a une chance que ma mezouza, qu'il y ait quelque chose d'Ets Kodech, mais qui est quand même extérieur à moi, qui fait partie de ma maison, quelque chose qui va être atteint.
Et on peut voir: quelqu'un qui a cette sensibilité suffisamment grande peut voir les changements à l'intérieur de la maison, ce qui se passe et ce qui ne va pas. Et donc, ça explique pourquoi il y a des gens qui vont être capables de lire ces changements à l'intérieur de la maison. Et ça explique pourquoi la tsaraat, cette lèpre, va se développer tout autour de nous.
Et donc, quand la personne va faire techouva, elle va être isolée, elle va être isolée des trois mahanot. Elle ne va pas rentrer ni au Beit HaMikdach, ni même à l'intérieur de la ville. Et elle va s'isoler. Là, elle va faire techouva. Elle va voir tout ce qu'elle a fait comme mal. Et bien, elle va guérir. Elle va devoir se purifier, parce qu'elle a perdu de la peau, elle a perdu de la vitalité, elle est devenue impure, comme on l'a expliqué.
Et donc, en perdant cette vitalité, en se purifiant et en récupérant, et que la peau est redevenue normale, eh bien, elle va pouvoir redevenir pure, il va pouvoir revenir dans le peuple juif. Et donc on voit une interaction très forte, qui n'était pas possible aujourd'hui, parce que la Chekhina n'est pas encore assez forte, et le Beit HaMikdach n'est pas là, il manque encore toutes sortes de conditions pour que ce soit aussi fort. En tout cas, à cette époque-là, les hommes vivaient très fort ce qui se passait à l'intérieur de leurs midot, de leur comportement.
Et le lachanara, quelque chose de très fort, qui permet de détruire toute une société, et bien justement, cette alakhala va créer, cette transgression va créer cette maladie de la peau. Il y a une autre maladie qui apparaît dans la parasha, qui est aussi une maladie que les hommes ont, avec des épanchements, qui sont dus aussi à un problème moral. Donc on voit qu'il n'y a pas que la lèpre, il y a aussi d'autres maladies qui sont liées à cela.
Quelqu'un qui a des mauvaises pensées, eh bien on va voir qu'il va obtenir aussi cette maladie d'ordre psychosomatique, mais qui est due aussi au fait que la Chekhina étant présente, la présence divine étant très forte, les gens réagissent, leur corps réagit mal quand ils ont fait du mal.
J'espère qu'on arrivera à un moment où les hommes seront sensibles au mal qu'ils feront, à un tel point que la présence divine sera telle que les hommes seront sensibles au mal qu'ils feront, et qu'ils pourront réagir à ce mal. Et donc, dans le péché, bien sûr, attention.
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