Les Kohanim, hommes de bonté et de générosité
Pourquoi la prêtrise repose sur le chesed, et pourquoi le vêtement ne fait pas le Kohen.
Rav Rony Akrich
Ensuite : Le silence de Dieu, poème de Benjamin Fondan, 3 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Chers téléspectateurs, Shalom, Rony Akrish depuis Jérusalem pour la télévision du Maroc. Mais nous avons l'habitude de nous rencontrer. Je voudrais vous parler des Kohanim. C'est Kohanim qui porte le nom de Kohen, qui veut dire en hébreu celui qui est en fonction d'eux. Parce qu'ils appartiennent à la tribu de Lévi. Vous savez que Lévi est intéressant également, puisque Lévi est la racine de Léviya, c'est-à-dire de celui qui accompagne.
Et donc le Kohen, qui vient de la tribu de Lévi, recevra non seulement ce rôle, qui sera celui d'accompagner les enfants d'Israël au niveau de l'éducation et de la culture d'Israël, mais qui plus est, pour le Kohen, cette fonction sacerdotale plus particulière qui l'amènera à servir au Temple de Jérusalem lorsqu'il sera demandé à cet effet.
Une question nous intéresse concernant les Kohen, parmi tant d'autres, bien entendu: c'est le fait qu'ils avaient des avis sacerdotaux tout à fait particuliers. Malachie, le prophète, avait une crainte et s'opposait, bien entendu, à toute transformation du Kohen du fait de ses avis en ce que je pourrais appeler le technicien des sacrifices. Il ne fallait pas…
Et ce qui est important à se rappeler, c'est que les sacrifices ne deviennent pas une finalité. Les sacrifices, les corps banals, comme le terme en hébreu le dit, cette approche nécessaire, c'est parce que le corps bâle qui nécessitait cette approche de l'homme vis-à-vis de l'erreur qui avait été la sienne. Et bien que ce soit le moyen d'eux et non pas la finalité, comme nous avons l'habitude de l'expliquer, mais cela paraît tellement nouveau chez beaucoup d'entre nous qu'il faut le réitérer, que le propos soit récurrent, afin que nous comprenions que l'essentiel des mitsvot, du Temple, de la royauté, de l'ensemble des moyens qui ont été mis entre nos mains, ne sont là qu'afin d'affirmer concrètement l'utilisation du moyen pour mieux révéler cette identité morale de la manière d'être homme hébreu, c'est-à-dire révéler le projet de la création.
Malachie s'oppose donc au chapitre 3, pour ceux que ça intéresse. Et puis nous voyons bien dans la Torah que nul homme ayant une profession si particulière qu'elle soit dans le vécu d'Israël ne porte un uniforme, si ce n'est les Kohanim seuls. Le Talmud, dans le traité Zevahim de Babylone, dit, page 17b, pour ceux que ça intéresse: « Nos sages précisent-ils, eh bien, si leur vêtement n'est pas sur eux, leur prêtrise n'est pas sur eux. »
La qualité essentielle du Kohen, quelle est-elle ? La middah. En hébreu, la middah se traduit par chessed. Je parlerai d'amour lorsque je parle de hessed, en me disant que là où il y a amour, il y a bonté, là où il y a bonté, il y a amour. Alors vous traduirez soit avec l'un, soit avec l'autre, mais il est clair que le prêtre hébraïque est l'homme de la générosité. Alors générosité, bonté, vous voyez que tout est intimement lié à ce terme de Ahava, qui serait une traduction plus complète, plus finale du mot hessed.
Un homme de générosité, de bonté, d'amour, nous le verrons bien entendu, puisque la bénédiction des Kohanim est tout à fait particulière, elle aussi. En clair, je veux venir et vous dire que le Kohen est un homme qui, pour être celui qui rencontrera l'ensemble des enfants d'Israël lorsqu'ils viendront au Temple, en dehors de cette bonté, de cette générosité, de cet amour, il faudra que ces données morales de son identité lui permettent d'avoir une juste ouverture d'esprit.
Dans le texte de Devarim, au chapitre 33, il est écrit à propos de la tribu de Lévi: d'où vient le Kohen ? Puisque je vous ai dit que le Kohen est le fonctionnaire, en vérité tiré de la tribu de Lévi qui, elle, accompagne Israël au niveau de l'éducation et de la culture, eh bien, la tribu de Lévi est appelée Ich 'Hassidekha, l'homme de ta bonté. Oh, combien de bonté, de générosité, d'ouverture d'esprit et d'amour avons-nous besoin pour nous permettre de pouvoir devenir les enseignants, les formateurs, les gens qui professent cette émouna, ou la confiance, la fidélité, la vérité, sont à même de se révéler.
Alors, ces habits si particuliers, eh bien, c'était non pas pour en faire une caste, mais pour les rendre beaucoup plus en fonction de leur fonction. Et c'était une remarque que l'habit venait faire. Attention, l'habit en hébreu c'est le béguèd. Il peut vous faire mentir, le béguèd, c'est-à-dire vous faire croire que l'habit va faire le prêtre. Non, ce n'est pas le cas. L'habit vient habiller, vient vêtir ici, c'est-à-dire donner un contenu, une tension, une densité à l'homme de bonté, de générosité et d'amour au service de son peuple Israël.
À très bientôt. Shalom, shalom.
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