Terouma : le Mishkan, maison de Hachem au cœur du monde
Comment la Terouma élève le matériel en bâtissant une demeure pour Hachem, et pourquoi le peuple est appelé à être des Kohanim pour les nations.
Rav David Partouche
Ensuite : Les quatre langages de la sortie d'Égypte, 3 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Chabbat Chalom, Chalom à tous. Cette semaine, nous allons lire la paracha de Térouma. Térouma veut dire le franc, la partie de l'argent qu'on va donner pour pouvoir construire le Mishkan. Le Mishkan, c'est le tabernacle, c'est le temple, c'est le Beit HaMikdash ambulant que le peuple d'Israël avait pendant toute la période où il était dans le désert, pendant les 40 ans dans le désert. Le mot Térouma vient du mot Ram, qui veut dire en hébreu élevé. Quand on parle, par exemple, de Hakadosh Baroukh Hou, on dit qu'il est Ram veNissa,
élevé et au-dessus, c'est-à-dire très haut. Ram, c'est très haut. Cette Térouma, en fait, vient élever la partie matérielle que nous avons: notre propriété, notre argent, notre or, etc. Quand on fait une Térouma, on élève la matérialité. De quelle façon ? En la jetant au ciel, en la jetant par les fenêtres. Et là, au contraire, en l'amenant pour l'utilité d'un bayit ultime. Le bayit le plus ultime dans le monde matériel, c'est de construire une maison. Pas n'importe quelle maison.
La maison de qui ? La maison de Hakadosh Baroukh Hou. Et qu'est-ce qu'on découvre ? Que dans cette maison de Hakadosh Baroukh Hou, qui est le Mishkan ou le Beit HaMikdash, nos maisons sont faites à l'image de Sa maison. Et je m'explique. Dans chaque maison, quand on rentre, il y a une table. Au Mishkan aussi, il y a une table, sur laquelle on venait poser les halot, les douze pains qui, chaque semaine, étaient l'offrande qu'on apportait
au Mishkan, au tabernacle. Dans chaque maison, il y a aussi des livres. Les livres sont représentés par la Ménorah. La Ménorah, c'est la lumière, ce sont les connaissances, c'est l'étude qui va éclairer la maison. L'homme ne peut pas se contenter de manger et de dormir. Là, il va avoir l'étude, les connaissances, et les connaissances qui vont lui permettre de comprendre le monde, de développer le monde. Donc, d'un côté, on a la Ménorah, le camp des larmes, avec la lumière qui apporte les connaissances. Et de l'autre côté, nous avons le pain
qui apporte l'agmara, c'est-à-dire la bracha, la bénédiction, pour le monde matériel, du monde matériel, dans le monde entier. C'est-à-dire que, grâce à la table sur laquelle étaient posés les pains, le monde entier pouvait se développer au niveau économique. On voit donc que Hakadosh Baroukh Hou ordonne la construction d'un Mishkan. On aurait pu penser que c'est un temple particulier, qui ne s'occupe que d'Israël, que de la famille même des Kohanim. Pas du tout.
C'est un peuple particulier, avec une maison particulière, avec des hommes particuliers, des prêtres, qui vont s'occuper du monde entier et qui veulent apporter la bénédiction au monde entier. Mais tout cela reste extérieur à la maison. Le moment, l'endroit, l'endroit physique, géographique, le plus profond, est en fait le Kodesh HaKodashim, là où se trouve l'Arche de l'Alliance.
Au Beit HaMikdash, ce sera aussi un endroit très particulier: ce sera sur la Even Chetiya, sur la pierre d'assise, la pierre à partir de laquelle le monde a été créé. La pierre d'assise est la première pierre matérielle qui a créé la Terre. Et c'est à ce moment-là que se pose sur cette pierre l'Arche de l'Alliance, dans laquelle il y avait les Tables de la Loi. Il y avait aussi la Tsintsenet, on mettra à la fin du désert un bocal dans lequel on mettra
des morceaux de manne, en souvenir de la manne qui a été donnée pendant 40 ans dans le désert, mais aussi un Sefer Torah, la Torah qui sera présente dans l'Arche de l'Alliance. Et cette Arche de l'Alliance, qu'est-ce qu'elle représente ? Elle représente l'endroit où Hachem se dévoilait, où le dévoilement divin se produisait à cet endroit précis. À tel point que le Nora Ramim appelle le Kodesh HaKodashim, cet endroit-là,
il l'appelle Heder HaMitot, la chambre des lits. Pourquoi ? Parce que c'est la chambre de l'union entre qui et qui ? Entre Hakadosh Baroukh Hou et Knesset Israël, et Chekhina, et sa Chekhina. Sa Chekhina, c'est Sa présence divine. Or, nous savons, les kabbalistes nous ont dévoilé le grand secret: il y a Hakadosh Baroukh Hou, il y a Sa Chekhina. C'est un dévoilement de la présence divine dans ce monde. Mais qui est la Chekhina ? Israël est la Chekhina.
Israël, l'assemblée d'Israël, Knesset Israël, c'est la Chekhina. Et on arrive au moment le plus ultime du peuple d'Israël. Quand on construit le Beit HaMikdash, on est dans la maison qui permet le dévoilement plein et entier du divin sur cette terre. Et pour reprendre un enseignement du Rav Ashkenazi: qui devait servir dans cette maison ? C'étaient les Kohanim. Avec quoi ? Avec des habits très particuliers.
Et que faisaient-ils ? Ils faisaient des korbanot, des sacrifices. Ils mangeaient ces sacrifices, et le monde était pardonné. Ils disaient la phrase suivante: les hommes parfaits, les Kohanim, les prêtres, avec des habits parfaits, les habits des Kohanim, dans la maison parfaite, le Beit HaMikdash, mangeaient la nourriture parfaite, les sacrifices, et le monde était pardonné. Le travail de l'Am Israël, c'est d'être ces prêtres-là, ces Kohanim pour toutes les nations.
Et bon, après 2000 ans d'exil, on retourne en Israël, et notre but est de retrouver cette situation très particulière d'être les Kohanim, les prêtres des Goyim, au service des nations, les prêtres de Hakadosh Baroukh Hou. Chabbat Chalom.
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