Pourquoi la Torah se transmet à deux, en parlant
Le lien entre la mitsva d'étude, la parole (dibour) et l'étude en havrouta.
Rav David Partouche
Ensuite : Terouma : le Mishkan, maison de Hachem au cœur du monde, 6 min
Début du cours (texte)
Lire le début du cours
Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Pourquoi, d'après vous, Hachem ne veut-Il pas qu'on écrive la Torah orale ? Pourquoi Hakadoch Baroukh Hou ne veut-Il pas qu'on écrive la Torah orale ?
De l'étude de la Torah, c'est Vedibarta bam. C'est ce qu'on dit dans la Kriat Chema: « Tu en parleras. » Bam, rappelez-vous, c'est quoi ? La Bet, c'est la Torah écrite, Béréchit. Et la Mem, c'est la Torah orale, Be'alpé. Par quoi commence la Torah orale ? Par la première Michna. La première Michna, c'est dans Berakhot. Quelle est la première Michna de Berakhot ? Avec la Mem. Donc: Vedibarta bam, tu en parleras. Bam, Béréchit, la Mem, la Mem, Vedibarta. Tu en parleras.
De la Torah, des paroles de Torah, de la Torah écrite, de la Torah orale: on voit que la mitsva, c'est parler. La mitsva des tefillin, c'est les maîtres. La mitsva du loulav, c'est lever le loulav, le bouger dans les quatre directions, en haut, en bas. La mitsva de l'étude de la Torah, c'est parler. Ce qui veut dire que si moi, je me trouve face à un livre de Torah, je ne fais pas la mitsva de la Torah. Le top du top, c'est-à-dire le niveau le plus
élevé de l'étude de la Torah, c'est en havrouta. En havrouta. Si ce n'est pas en havrouta, ce n'est pas l'étude de la Torah. Il faut que ce soit du dibour. Le dibour, ce n'est pas omer. Il y a deux mots en hébreu qui sont différents: ani omer, ani medaber. Ani omer, c'est moi, j'arrive. Par exemple, comment j'arrive à 9h05 ? 9h, pas 9h05. 9h moins 5 dans la classe. Alors ani omer, je dis. Il n'y a personne qui est là. Ani omer, je dis. Je dis
quelque chose. Je dis.
À 9h00, quand les élèves arrivent, tout le monde est là, je parle avec vous. Vous avez un Rav qui vient et qui vous dit: « Je dis, ce n'est pas de la Torah. » Pourquoi ? Parce que, même quand Hakadoch Baroukh Hou nous a donné la Torah, Il nous a donné les dix paroles.
D'accord ? Il ne nous a pas donné Asarama Amarot. Il ne nous a pas donné dix fois le mauvais yomer. Ça, c'est à l'époque de Béréchit, quand Il a créé le monde. Mais le dibour, c'est Hachem qui nous a parlé. C'est un échange. C'est une parole. Et la Torah doit être la même chose. Elle doit être étudiée dans une parole, et la parole, c'est à deux. Si tu n'étudies pas en parlant avec quelqu'un, ce n'est pas de la Torah.
Il y a souvent des personnes qui disent: « Ouais, celui-là, regarde, il a étudié la Torah, il n'a pas changé. » Parce que Caniré l'a mal étudiée. « Ah, c'est facile, personne n'a jamais étudié la Torah, il l'a mal étudiée parce qu'il n'a pas réussi. » S'il n'a pas étudié bédibour, s'il n'a pas étudié avec la parole, ou s'il a seulement écouté des cours, ou seulement lu des livres, alors la Torah a moins d'impact sur lui. La Torah ne va pas le changer, lui. Les gens qui vont être le plus changés par la Torah, qui vont grandir par la Torah, ce sont des gens qui étaient en havrouta.
Alors, il y a une personne qui va se lever ici: « Mais pourquoi, alors, a-t-on des cours ? » Tu dois transformer le cours en havrouta. Comment tu fais ça ? Tu poses des questions. Tu es prêt ? Tu es prêt pour le cours ? Nous, nous sommes dans le monde de la yechiva. Comment ça se passe ? Tu ne viens pas à un cours de Guemara comme ça: « Alors, c'est quoi le sujet aujourd'hui ? » Tu es déjà prêt ? Nous, pour l'instant, nous vous aidons à être prêts pour un cours de Guemara. Mais le cours de Guemara, il est prêt une fois que toi, tu as tout vu. Tu as déjà compris ce que voulaient les Tossafot, tu as déjà compris ce que disait Rachi.
Tu as une idée, et le Rav vient parler avec toi de ça. Ça, c'est un chiour. Et dans les cours d'émouna, c'est la même chose. Dans les cours d'émouna, tu connais déjà, tu as déjà lu Béréchit, tu as déjà lu Rachi sur Béréchit. Quand le Rav Tchirki te donne un cours, ce n'est pas sur du vide, sur quelque chose que tu ne connais pas; tu reçois la Torah comme ça. Et quand ce n'est pas sur du vide, et que tu es en train de discuter avec le Rav, tu dis: « Alors, pourquoi c'est marqué comme ça ? Je ne comprends pas. » Là, c'est l'étude de la Torah. Et là, tu deviens Torah.
Cours de Machon Meir
Dans la même série
68 cours du Rav David Partouche, en direct du Machon Meir (Jérusalem). Thèmes : Pensée juive, Émouna, Histoire d'Israël, Pourim, Tefila.
- 4
Le deuil de Jérusalem selon Rabbi YehochouaPourquoi Rabbi Yehochoua fait arrêter viande, vin et pain aux disciples, et ce que dit le 9 Av. - 5
Jérusalem réunifiée en 1967 : la main cachée de D.ieu dans l'histoireComment le Rav Kook et la guerre des Six Jours font voir la Providence dans la reprise de Jérusalem, Chechem et Hévron. - 6
Du deuil de Bar Kokhba à la fête de Lag BaOmerPourquoi le Omer est-il un temps de deuil, et pourquoi le 33e jour est-il une joie retrouvée ? - 7
La faute des explorateurs et le courage de monter en IsraëlPourquoi les explorateurs ont craint d'entrer en Erets Israël, et ce que leur faute enseigne sur l'Aliya aujourd'hui. - 8
Pourquoi la Torah se transmet à deux, en parlantLe lien entre la mitsva d'étude, la parole (dibour) et l'étude en havrouta. - 9
Terouma : le Mishkan, maison de Hachem au cœur du mondeComment la Terouma élève le matériel en bâtissant une demeure pour Hachem, et pourquoi le peuple est appelé à être des Kohanim pour les nations. - 10
Les quatre langages de la sortie d'ÉgypteLes quatre verbes de Vaéra, de la réalité jusqu'à l'alliance nuptiale avec Hachem. - 11
Le Machon Meir aux Salons Massa de Marseille et ParisLe Rav Partouche appelle à faire connaître la yechiva aux jeunes juifs de France, Marseille le 26 janvier, Paris le 2 février. - 12
Les trois semaines entre le 17 Tamouz et Ticha BeAvLes interdits du deuil, de la musique à la viande, et le rôle des minhaguim dans l'attente de la Gueoula. - 13
La colère a-t-elle une part de vertu ?Pourquoi la colère naît du refus du mal, et comment l'humilité et le regard sur le bien l'apaisent.
— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
Une question sur ce cours ?
La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
Commentaires et questions au Rav