Chimshon, le juge qui refuse de tendre l'autre joue
Naissance, mariages et mort de Chimshon : pourquoi il rend les coups et comment il restaure la fierté juive.
Rav Eytan Fiszon
Ensuite : Ruth de Moav, la mère du processus, 8 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Bonjour à tous ! Bon, fallait bien qu'on y passe un jour. L'anarchie. Celui qui respecte pas les règles. Celui qui n'en fait qu'à sa tête. Mais en même temps, il est celui qui a commencé à libérer le peuple juif. Vous avez compris ? Je parle de notre musclor national. Je parle de Shimshon Aguibor. Shimshon est très particulier. Lui aussi fait partie des Chofetim. Lui aussi va ramener la paix au sein du peuple juif.
Il va être quelqu'un qui va être une even yessod, une pierre de repère pour le Klal Israël. Mais il n'a pas du tout la même façon de procéder que les autres. D'abord, Shimshon est né de manière très particulière. Il va falloir rappeler au peuple juif que Dieu, ce n'est pas quelque chose qui fait peur. Lorsque le malheur se dévoile à la femme de Manoach pour lui dire « tu vas avoir un fils »,
sa première réaction, c'est de dire à son mari: il y a Dieu qui m'a parlé. Première réaction du couple: alors on va tous mourir. Je ne comprends pas. Dieu, ce n'est pas quelque chose qui est censé nous faire mourir. Dans la Torah, n'y a-t-il pas marqué: je vous ai donné la Torah pour que vous viviez par elle ? Il y avait déjà un bug terrible qui était mis en place à cette époque-là. Le peuple juif était tellement rentré dans les mœurs de ses voisins que pour eux, le divin était quelque chose qui était fondamentalement lié à la mort.
A tel point que le malheur se dévoile à eux une deuxième fois, quand ils sont tous les deux réunis. Et Manoach a peur: on a vu Dieu, donc on va mourir. Et sa femme lui répond: attends, calme-toi. Si Dieu s'est dévoilé à nous, c'est qu'il veut qu'on vive et qu'on mette en pratique ce message. Shimshon vient au monde sur fond de retour à la vie, du retour du rapport à Dieu comme étant un rapport de vie et non pas un rapport de destruction.
Shimshon naît. Vous connaissez l'histoire: c'est un nazir, c'est quelqu'un dont on ne coupe pas les cheveux, c'est quelqu'un qui ne peut pas utiliser quoi que ce soit qui soit en rapport avec la vigne, mais c'est surtout quelqu'un qui est connu pour ses biceps. Effectivement, Shimshon, beau gosse, pas de problème. Mais Shimshon est quelqu'un qui fait passer d'abord et avant tout sa conception du droit chemin. Ses parents n'arrivent pas à le gérer. Bon, en même temps,
c'est pas possible de gérer un mec qui porte une vache à bout de bras. C'est sûr que c'est compliqué. Mais ils n'arrivent pas à le gérer parce que les parents sont encore dans un monde très, très, très ordonné d'avant. Shimshon dit: moi, je me détache du peuple juif. Le peuple juif, de toute façon, en ce moment, il fait n'importe quoi. Donc je vais aller à ma façon pour gérer les Philistins. Bon, ça passe surtout par des problèmes. D'abord, il choisit une femme qui n'est pas du peuple juif. Ses parents lui disent: non, franchement, t'as pas une petite juive sympathique à nous ramener à la maison ?
Elle est bien pour moi. Qu'est-ce qu'il y a ? Tu as quelque chose à dire ? Bon, on ne veut pas trop le froisser, tu comprends. C'est Shimshon quand même. Ça ne marchera pas. Ça ne marchera ni avec la première, ni avec la seconde. Shimshon va toujours bosser tout seul. Un jour, les hommes de Yehouda viennent le voir et lui disent: mais à force de faire des actions de sabotage face aux Philistins, tu nous mets en danger.
Alors les Philistins sont venus nous voir et nous ont dit: amenez-nous Shimshon. Shimshon dit: vous n'avez qu'à m'attacher, me livrer au Philistin. Vous inquiétez pas, comme ça vous sauverez votre honneur et moi je saurai comment gérer. C'est ce qui se passe. Et lorsque les Bnei Yehouda le donnent au Philistin, Shimshon enlève ses liens et va les éclater un par un. Shimshon est celui qui dit: ça suffit de se prendre des claques et de tendre l'autre joue. Lorsqu'on nous met des claques, on ne tend pas l'autre joue.
On rend la claque. On rend la claque un peu plus fort, même, histoire de dire: le peuple juif n'est pas quelque chose qu'on peut balloter aux quatre vents et qu'on peut humilier. À la fin de l'histoire, Shimshon sera victime de sa façon d'agir. Il fera confiance à l'ennemi. Pas parce que c'est sa femme, mais parce qu'il l'a choisie parmi l'ennemi. Et au final, il se dévoilera comme étant quelqu'un qui est beaucoup plus attaché à sa réputation, à son argent,
et à ses amis philistins qu'à Shimshon. Seulement, avant de partir, Shimshon nous donne un enseignement extraordinaire. Une chanson qui aujourd'hui est reprise dans toutes les bases de l'armée. Il dira: Dieu, s'il te plaît, souviens-toi de moi, juste pour cette fois. Juste pour cette fois, rends-moi ma force. Et oui, on lui a coupé les cheveux, on lui a crevé les yeux.
Et Shimshon est maintenant devenu une bête de foire dans le palais des Philistins à Gaza, là-bas, dans la région. Shimshon dit: puisque je suis devenu un symbole, Dieu, s'il te plaît, fais que ce symbole juif ne soit pas un symbole d'humiliation. Rends-moi ma force une dernière fois. Et Dieu le fait. Shimshon, en poussant les deux poteaux et en faisant s'effondrer le bâtiment sur les Philistins, surtout le gratin des Philistins, ramène la fierté dans le peuple juif.
Il ne sera pas dit que le héros juif finit face à deux poteaux. Il ne sera pas dit que le peuple juif finit comme ça. Le peuple juif est capable de se relever, de réutiliser ses forces et de montrer que la flamme d'Israël ne sera jamais éteinte.
Cours de Machon Meir
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