Le kiyor et la pureté des mains et des pieds
Pourquoi les kohanim doivent se laver mains et pieds au Mishkan, et ce que cela enseigne sur notre lien au monde.
Rav Yossef David
Ensuite : Le veau d'or et la tentation de se fier à ce qu'on comprend, 10 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
La parasha est un récapitulatif très, très long. Et comment sait-on que c'est un récapitulatif ? Parce qu'il n'y a pas de Rachi. Vous voyez la parasha ? Des pages et des pages sans Rachi. S'il n'y a pas de Rachi, cela veut dire que Rachi a déjà expliqué avant. Parce que Rachi, quand il y a des choses, il explique. C'est comme quand nous ne comprenons rien: il a mis les cordes ici, il a attaché, il a fait deux. Rachi l'explique, d'accord ? Et là, il n'explique pas. Pourquoi ? Parce que c'est un récapitulatif. On a des pages dans des pages, donc la parasha va avec elle, où il n'y a pas de Rachi, ou très peu. Tout le père avec la mère, il n'a pas de Rachi. Il y a 30-35 sur H6, c'est rare.
Bon, il y a des différences entre avant... Vous savez, il y a tout le temps des différences entre le plan du Mishkan et le Mishkan dès qu'il a été réalisé. Il y a des différences, d'accord ? Donc là, il y a eu le Veau d'or au milieu, donc il y a des choses qu'on ne va pas faire de la même manière. On ne va pas rentrer dans ça aujourd'hui. Mais je voudrais parler quand même d'une chose qui n'était pas prévue avant le Veau d'or: c'est le kiyor. Avant le Veau d'or, vous n'en entendez pas parler. Non, non, non. Elle apparaît dans la parasha de Ki Tissa.
Mais elle n'apparaît pas. Donc il va y avoir quelqu'un qui va l'écouter. D'accord ? Et là, on en parle un petit peu, ici, un peu plus. Et je voudrais m'attarder un peu sur ça, et expliquer le concept de pureté et d'impureté des mains et des pieds, puisque c'est l'occasion de le voir. Je voudrais dire deux mots sur le kiyor. Alors, j'explique comment ça marche. Un kohen veut rentrer...
Il veut rentrer pour faire un travail. Non, mais ce n'est qu'un travail. Il y a plein de travaux à faire. Même, par exemple, sortir les résidus du korban qu'on va aller brûler, qu'on va sortir et qu'on va mettre dans un endroit où l'on jette tout ça ensemble: même pour tout cela, il est obligé de se purifier avant. Tous les travaux. Vous rentrez au Beit HaMikdash, vous vous purifiez. Vous faites un mikvé et, après, encore une fois, vous lavez encore les mains et les pieds. Alors, je
voudrais m'attarder là-dessus. C'est le rite qu'on fait là. Vous posez votre main droite sur le pied droit, le pied gauche sur la main gauche, et vous faites passer l'eau. Enfin, pas vous, sauf qu'il y a des kohanim ici. Il y a quelqu'un qui connaît ? Non ? Bon, c'est le boulot des kohanim. Et on purifie donc les mains et les pieds. Aujourd'hui, dans la Lacha, on ne fait plus... On ne fait que les pieds. Personne ne se lave les pieds. On ne se lave plus les
pieds. Bon, j'espère que vous vous lavez les pieds, mais pas pour aller au bataillage. Pas pour aller à la synagogue.
Il y a une djwa, c'est bien: il y a une maîtresse qui doute de se laver les mains avant de faire sa téfila, c'est bien, ce n'est pas obligatoire, mais c'est bien. Et dans la téfila, évidemment, on a dit le tsédaïm le matin, c'est aussi pour tout cela. Parce que le tsédaïm est lié à Olimut Torah, ce qu'en dit le Shla: que toute la bénédiction du tsédaïm est pour étudier la Torah après. Mais alors, pourquoi les mains et les pieds ? Les mains et les pieds, c'est l'intermédiaire entre moi et le monde. Les mains plus que les pieds; les pieds, c'est ce qui me permet d'avancer dans le monde, ça veut dire que j'avance.
Et avec les mains, avec la main droite, je rapproche; avec la gauche, j'éloigne. Quand je veux rapprocher quelque chose du monde, le rapprocher de moi ou l'éloigner de moi, j'utilise mes mains. Donc, si vous voulez, quand vous avez quelque chose qui est vous, c'est totalement vous; alors, bon, vous êtes homogène, ça fait plus de pieds. Mais quand vous avez quelque chose qui est tout le temps en contact avec le monde, les mains, les pieds, eh bien...
Là, il va y avoir plus de possibilités d'interaction du monde avec cette partie de nous. Et donc, les mains et les pieds, qui sont ce qui nous permet d'interagir avec le monde, là, on risque d'avoir plus d'impureté qu'ailleurs. D'accord ? Et donc, il va y avoir plus de purification là-bas qu'ailleurs. Alors, pas partout: au Beit HaMikdash, on fait aussi les pieds. Nous ne sommes pas capables, aujourd'hui, en nous lavant les pieds, d'enlever l'impureté qui est dans les pieds. Quelqu'un qui veut aller à la synagogue, il veut se laver les pieds avant.
Cela ne suffit pas. On n'y arrive pas aujourd'hui. Au Beit HaMikdash, on en est capable. C'est pour cela qu'il n'y a pas de halakha de se laver les pieds avant d'arriver à la synagogue. Il y a de la halakha: c'est obligatoire de se laver les mains avant d'arriver à la synagogue, mais, pour les pieds, cela ne s'impose pas. Vous pouvez dire qu'à l'époque, ils étaient pieds nus, c'est possible, mais cela a un rapport. Dans le Beit HaMikdash, ce n'est pas un rapport: dans le Beit HaMikdash, les kohanim sont pieds nus, puisqu'ils doivent marcher sur l'Azara, sur l'espace de l'Azara. Il y a des gens qui, quand ils montent sur le Mont du Temple, montent pieds nus.
Et les Arabes, ils s'amusent à mettre du verre là-bas pour qu'on s'y blesse, justement. Ils connaissent le chemin où les Juifs passent et ils s'amusent à mettre des pièges pour que les Juifs s'y blessent. Et il y a des Juifs qui vont pieds nus. En tout cas, on n'a pas le droit d'y aller avec des chaussures en cuir. Quoi qu'il en soit, chez les Arabes, on n'a pas le droit de chaussures en cuir. Le Kotel, ce n'est pas le droit. Le Kotel, c'est un mur de soutènement du Mont du Temple. Quand Hérode a construit...
Il a voulu agrandir le Mont du Temple, et il a beaucoup agrandi. Quand on veut rajouter de la terre, il faut faire un mur qui s'enfonce très profondément dans le sol pour que la terre ne tombe pas. Et le Kotel, c'est un mur de soutènement du Mont du Temple. Bon, maintenant, il y a quelques milliards de touristes là-bas, donc ce n'est pas rien, mais bon, c'est un mur de soutènement du Mont du Temple. Ce n'est pas le Temple. Donc, on revient à ce qu'on a dit: s'il y a possibilité d'impureté, il faut donc une purification.
Dans les mains et dans les pieds. Et dans le Beit HaMikdash – et même dans le Mishkan, toujours –, celui qui rentre doit aussi se purifier les mains et les pieds. Et donc, on apprend, une des mitsvot, une des …
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