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Parachat Ki-Tisa (26/02/13)

1 h 02

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Korah (04/06/13), 1 h 03

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Donc, *Khir Bair, la paracha, qui était ça. La paracha traite essentiellement d'un sujet bien douloureux, celui du veau d'or. On va essayer d'analyser un peu, d'une manière un peu plus méchante que d'habitude. Et il reste encore trois ou quatre sujets dans la paracha qu'on va aborder, dans le temps qui nous sera donné. On va commencer par tracer rapidement le chemin de la paracha, et ensuite on s'attardera sur différents thèmes.

Que j'ai préparés, ou que vous voulez. S'il y a d'autres thèmes qui vous intéressent, ou des questions, on est ouverts. On verra, peut-être que quand je les aurai dits, vous commencerez à les vouloir. Le but, c'est que les thèmes que je viens de citer, ce sont des thèmes comme je les aime. On va y arriver, on va vouloir… Attendez.

Première partie. La paracha commence par la suite du Mishkan, on a déjà eu deux parachiot sur le Mishkan. Là, on a besoin de ramasser de l'argent pour acheter les korbanot. On va demander à chaque juif d'amener un demi-shekel, une somme comme ça, d'argent. Cela permettra, d'un côté, de réunir assez d'argent pour acheter ce qu'il faut pour le korban du Mishkan, et de l'autre côté, de compter les Bnei Israël. Vous savez qu'on n'a pas le droit de compter directement les Bnei Israël, on est obligé de passer par toutes sortes de manières détournées, comme par exemple: chacun y donne une tsedaka, et avec ça on fait le décompte. Ok ?

Pourquoi ne compte-t-on pas à Yerouchalayim ? Parce que… El Abraha Shorah et Shavoui Minahayim. Hakadosh Baroukh a décidé que Yerouchalayim doit avoir… qu'est-ce qu'il y a, de l'Abraha, tout le temps dedans ? Il grandit, son nom grandit, et tout. Et quand on est trop précis, quand on compte trop, on empêche l'Abraha de passer. Je vous donne un exemple.

Aujourd'hui, on s'est rendu compte, dans les dernières années, qu'en entrant dans la physique de l'infiniment petit, de l'infiniment très petit, les phénomènes ne sont plus fixes: ils deviennent aléatoires. C'est comme s'il y avait plusieurs possibilités à chaque fois, d'accord ? Ça veut dire qu'un électron, par exemple, peut se trouver là, il peut se trouver là-bas, il peut se trouver sur la Lune, il peut revenir, d'accord ?

Tout est probable quand on parle de la physique du vivant. Maintenant, quand on parle de l'*Ichgar, à votre avis, qu'est-ce qui est plus facile, entre guillemets, pour la Providence, pour agir: dans un monde déterministe, ou dans un monde qui n'est pas déterministe ? — Pas déterministe. — Pas déterministe. Quand le monde n'est pas totalement déterministe, quand il y a tout le temps un degré de liberté dans la nature, cela existe, parce que si on rendait toutes les lois de la nature, elles seraient tellement complexes qu'on pourrait toujours trouver toutes sortes de manières, toutes sortes de choses qui se passent.

Donc le Nes peut passer plus facilement. Et n'oubliez pas que Hakadosh Baroukh, quand il fait des Nissim, il fait toujours un Nes le moins violent possible pour la nature. Ok ? Parce que tout Nes qui transgresse la nature est une violence faite à la nature, et au monde en soi. Ok ? Pas à son propre corps, car le monde, ce n'est pas le corps de Hakadosh Baroukh. Donc il faut faire attention quand on fait des mitsvot. Si vous voulez, Hakadosh Baroukh fait un minimum de miracles.

Tout le temps, et dans tout l'espace. Et comment on a reposé ça, en plus ? Alors voilà: Hachem a écrit une parole où il a décidé que les lois de la nature ne bougeraient pas, et qu'on ne les bougerait qu'uniquement quand on n'a pas le choix. Ok ? Et comme on l'a déjà expliqué: pour pouvoir traverser la mer Rouge, vous vous rappelez que Hachem aurait pu ouvrir la mer Rouge en appuyant sur un bouton ? Mais comment ça s'est passé, en vrai ? Toute une nuit, avec un vent très fort qui poussait. Pourquoi ? On n'en a pas besoin. Pourquoi n'en a-t-on pas besoin ? Eh bien…

C'est pour montrer que Hakadosh Baroukh Hou, même quand il fait des miracles, il les fait le plus naturellement possible. Et celui qui voulait ne pas croire pouvait ne pas croire. Si vous voulez, c'est aussi une ouverture: ne pas obliger la personne à croire en Dieu. Parce que si on obligeait les gens à croire en Dieu, on aurait perdu, quelque part, la liberté, le projet de Hakadosh Baroukh Hou, qui est que les gens arrivent à lui d'eux-mêmes. Si Hakadosh Baroukh Hou est fort, on a fini. Ok ?

Donc on ne peut pas compter les Bnei Israël: il faut laisser une marge de liberté dont on a besoin dans la nature pour permettre à la Bracha d'entrer. Quand on met trop de déterminisme, c'est une explication. Il y en a d'autres, mais c'est celle de l'Ibour… je l'ai un peu étendue, parce que l'Ibour* n'en parle pas de tout ce que je vous ai dit. Mais on dit que la Bracha a justement besoin de canaux un peu cachés pour qu'on puisse la faire entrer. Donc nous, volontairement, on ne va pas trop donner de précisions là-dessus.

Pour permettre justement à la Bracha d'entrer, au nez d'entrer, et toutes sortes de choses comme ça, qu'on aimerait bien voir entrer dans le message. Ouais. On n'a pas à leur expliquer, on n'a pas à se mettre à leur expliquer, parce qu'on n'a pas de mitsva de rapprocher les *noms. Non: avec un juif, on peut parler, on peut dire ce qu'on veut, de la manière dont il peut comprendre. On ne peut pas tout expliquer du premier coup.

Comme il crée les bouffons. Chacun voit comment il approche. Ok, deuxième partie. J'aimerais voir si vous suivez bien. On va essayer de suivre les cartes de Hachem. Le Kior, donc: la dernière partie qui nous manquait, en fait les deux dernières parties, qu'on va voir, qui nous manquaient dans le Mishkan. Puisqu'on avait déjà donné toutes les parties du Mishkan, il nous manquait encore le Kior. Alors, vous savez à quoi ressemble le Kior* ? C'est une sorte de…

On va y revenir: c'est l'histoire de se laver les pieds et les mains. À part ça, dans la deuxième partie, on a donc le Kior, on parle du Chémen Hamichha, l'huile de sanctification, je ne sais pas comment on appelle ça exactement, un truc comme ça. On parle aussi de l'autel de l'encens, l'endroit où on va faire la Ketoret.

On parle aussi de tous les ustensiles sur lesquels on va mettre de l'huile de l'onction, sur tous les ustensiles du Mishkan. Avant de les utiliser, on va mettre de l'huile dessus, et les Kohanim aussi vont recevoir de l'huile. Il y a donc une sanctification qui va être faite, un acte de sanctification qui va être accompli avec tout cela. On va revenir là-dessus tout à l'heure, mes attachés. Ok, troisième partie.

Bon, on a Betsalel qui reçoit son poste: la personne qui va être le grand architecte, si vous voulez, du …

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