La cour des femmes et le Soreg au Temple
Le Soreg interdisait aux nations de franchir le seuil, et la cour des femmes servait aux fêtes et à l'allumage des grands luminaires.
Rav Haim Rosenfeld
Ensuite : La sélection des kohanim au Beit Hamikdash, 10 min
Début du cours (texte)
Lire le début du cours
Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Nous allons maintenant entrer plus précisément à l'intérieur, dans ce plan intérieur. Nous avions vu le plan extérieur, et nous sommes à présent dans un plan beaucoup plus intérieur. Nous avons pris un zoom par rapport au plan précédent, pour montrer que l'Ara'a, qui fait 144 000 m², comporte une partie très large des deux côtés, avec une barrière ici.
Les pèlerins venaient de tous les côtés. Pourquoi cette partie large ? Elle était réservée aux nations. Tout le monde venait d'abord dans cette partie-là, et les nations comme Israël passaient par là. Je rappelle qu'on passait d'abord au Mikvé, et qu'on montait ensuite, sans cuir, comme à Kippour, puisque tout cela venait par déférence envers HaKadosh Baroukh Hou, le maître du monde. Il ne faut pas l'oublier.
On allait sur cette place, et à un moment donné, il y avait des entrées, et sur ces entrées était inscrit: « Attention, nations, ne traversez pas sous peine de mort. » Y avait-il des hommes en armes ? Des archers, des gardes postés là ? Pas du tout. Personne.
Cette inscription avait été demandée par HaKadosh Baroukh Hou, puisque ces barrières s'appellent le Soreg. Le Soreg est la barrière qui séparait la possibilité, pour les nations, d'entrer par rapport à Israël, Cohen et Lévi. À partir de cet endroit, si les nations entraient, HaKadosh Baroukh Hou les faisait mourir, par une maladie ou un accident, s'ils traversaient cette limite. En général, ils ne la traversaient pas. Nos maîtres et tous les écrits que nous avons jusqu'à présent ne nous permettent pas de trouver un cas où cela se soit produit. Tout le monde respectait cela, parce qu'ils savaient très bien que c'était leur vie qui était en danger.
Après le passage du Soreg, il y a un endroit, ici, qui s'appelle la cour des femmes, Ezrat Nachim. Pourquoi l'appelle-t-on cour des femmes ? Est-ce que seules les femmes se trouvaient à cet endroit ? Pas du tout, bien évidemment. Les femmes avaient accès à des estrades en haut, en marbre, d'où elles pouvaient voir les hommes en bas prier, ou se réjouir, car il y avait par exemple, à Souccot, la Simha Beit HaCho'éva, la fête du puisage d'eau, qui se faisait à cet endroit.
Il y avait d'ailleurs quatre grands luminaires dans cette cour, qui étaient allumés par des jeunes, quatre jeunes, ou plutôt six, parce qu'il y en avait deux pour chaque luminaire. Ils montaient sur ces colonnes pour allumer. Avec quoi allumait-on le feu à l'époque ? Avec de l'huile, bien évidemment. Ils avaient des cruches sur le dos, et ils montaient, comme sur des escaliers, sur des poteaux, pour allumer les lumières et assurer un éclairage dans cet endroit.
Qui montait sur ces échelles ? Qui était désigné pour le faire ? C'étaient des jeunes qui avaient fait leur bar-mitsva, mais qui n'avaient pas encore de barbe. C'est-à-dire qu'ils se situaient entre la limite, deux, au-delà de la bar-mitsva mais pas encore adultes. C'étaient ceux qui étaient choisis pour monter avec de grandes cruches d'huile sur les épaules, afin d'alimenter le feu de ces quatre colonnes. On le verra peut-être dans un autre shiour, avec des photos, plus précisément.
Vous voyez qu'il y a des escaliers ici. Ce sont les quinze marches, les quinze degrés dont vous avez entendu parler. Il y a la porte de Nicanor. Jusqu'ici, Israël pouvait entrer, c'est-à-dire Israël, Cohen ou Lévi. À partir de la porte de Nicanor, il y a encore un endroit où Israël pouvait entrer: c'était la cour d'Israël, où Israël apportait encore des korbanot.
Il y avait une séparation à un moment donné, à partir de laquelle seuls les Lévi et les Cohanim pouvaient accéder à cet endroit, où se trouvait également l'estrade des Lévi, où l'on faisait la musique. On en parlera peut-être dans un autre shiour. Ensuite, il y avait l'endroit où se trouve le Mizbéa'h, où seuls les Cohanim entraient. Les Lévi étaient les aides des Cohanim, comme aujourd'hui les Lévi sortent pour laver les mains des Cohanim avant la birkat Cohanim. À l'époque c'était pareil: les Lévi étaient les aides des Cohanim.
Les Cohanim avaient la responsabilité du fonctionnement du Beit HaMikdash, c'est-à-dire des korbanot. Ils avaient aussi la responsabilité d'allumer la menorah deux fois par jour, de brûler la ketoret, les onze parfums, deux fois par jour, et d'alimenter le pain. On a expliqué dans un shiour comment cela se passait.
Vous avez vu qu'il y avait un emplacement au bout de tout cela: c'est le Kodesh HaKodashim, l'endroit où le Cohen Gadol entrait une seule fois dans l'année. Quel jour ? Le jour de Kippour, uniquement. C'est à ce moment-là qu'il avait une relation particulière, où il essayait, je dis bien essayait, parce que ce n'était pas évident, de se faire pardonner ses propres fautes, mais principalement les fautes de tout le monde. Pas seulement celles du peuple d'Israël, mais celles du peuple des nations. C'est pour cela que les nations le savaient. Elles venaient en grand nombre à ces fêtes-là, parce qu'elles savaient que c'était le jour où HaKadosh Baroukh Hou pouvait pardonner la faute. Si le Cohen obtenait le pardon de ses fautes, toutes les fautes de tout le monde étaient pardonnées.
Ce lieu est donc le Kodesh HaKodashim. Nous avons vu que les deux colonnes, ici, Yakhin et Boaz, que j'ai montrées dans un shiour précédent, sont importantes. Pourquoi ? Parce que Yakhin et Boaz, on en a parlé, sont les deux maîtres, les deux bâtisseurs: l'un est le bâtisseur spirituel, et l'autre le bâtisseur matériel, le maçon opérationnel et le maçon, disons, spirituel.
Avant d'entrer, le Cohen devait donc faire attention en disant: spirituel et matériel. C'est-à-dire qu'il ne fait pas seulement un travail matériel, mais aussi un travail spirituel. Il fallait savoir comment le faire. Et n'oubliez pas que le Cohen qui faisait une erreur, quelle qu'elle soit, mourait dans l'année. S'il oubliait de se laver les mains dans le kiyor, l'instrument qui servait à se laver les mains et les pieds, dont on a parlé dans un autre shiour, il mourait également dans l'année. C'était donc une responsabilité énorme.
Souvent, moi qui ai eu l'occasion d'être fréquemment dans des cours avec des non-Juifs, je leur dis: vous savez, les nations ont sept lois à respecter, les sept lois de Noé. Parmi ces sept lois, il y en a quelques-unes que tout le monde respecte, bien évidemment. Tu ne tueras pas, tu ne voleras pas, tu ne commettras pas d'adultère, personne ne le fait, bien évidemment, et tu ne mangeras pas d'animal vivant. Aujourd'hui, nous ne mangeons pas d'animaux vivants. Et l'on me répond: ah non… Mais une huître, une petite huître quand même, elle est tellement bonne…
On ouvre alors les yeux en disant: effectivement, cela fait partie des sept lois que les nations ont à respecter. Et le peuple d'Israël en a six cent treize à faire. Vous avez le choix. Je crois que le choix est vite fait, car il n'est pas utile de venir en Israël et de vouloir se convertir. L'essentiel est que, lorsqu'on se convertit, ou lorsqu'on veut venir en Israël, …
Cours de Machon Meir
Dans la même série
9 cours de Haim Rosenfeld, donnés au Machon Meir (Jérusalem). Thèmes : Beit Hamikdash, Pensée juive, Temple de Jérusalem, Mishkan, Unité du peuple.
- 4
Le Kodesh du Beit Hamikdash : la menorah, la table et l'autelPourquoi le Kodesh réunit la lumière, le pain et l'autel des parfums, et ce qu'exige l'unité du peuple. - 5
L'arche d'alliance et ce qu'elle contientLes trois boîtes de l'arche, les Kruvim, et ce que la Torah enseigne sur la vie intérieure et extérieure. - 6
L'arche qui portait les lévites et la bénédiction des kohanimPourquoi l'arche d'alliance marchait en tête, et ce que signifie le geste des kohanim. - 7
Le Temple de Jérusalem et les nationsPourquoi le Beit Hamikdash concerne aussi les nations, et le plan de l'esplanade. - 8
La cour des femmes et le Soreg au TempleLe Soreg interdisait aux nations de franchir le seuil, et la cour des femmes servait aux fêtes et à l'allumage des grands luminaires. - 9
La sélection des kohanim au Beit HamikdashComment les kohanim étaient tirés au sort pour leurs tâches quotidiennes, et comment ils se préparaient.
— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
Une question sur ce cours ?
La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
Commentaires et questions au Rav