Hevron, lieu d'unité entre dispersion et lien
Le Rav Bigon montre comment Hevron, tombeau des Patriarches, relie la mort à la vie et la dispersion à l'unité.
Rav Dov Bigon
Ensuite : Lag BaOmer et Rabbi Shimon Bar Yochai, 24 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
D'abord, comment c'était à Hevron ? Vous étiez à Hevron ? Comment c'était ? C'est un endroit spécial. Peut-être que je vais vous dire quelques mots sur Hevron, et on verra ce qu'il y a de particulier. Hevron, la parole Hevron, c'est une langue pour se connecter. Et c'est aussi appelé Kiryat Arba, et aussi Hevron.
Le Rav nous enseignait au sujet du mot Hevron, de la lutte de Hevron. Hevron, Chet, Bet, Resh, Vav, Nun, vient du mot Chibour. Chibour, c'est un lien, attaché, un attachement, le Chaber, lier deux choses.
Mais la ville d'aujourd'hui de Hevron est aussi attachée à Kiryat Arba. Kiryat Arba, Hevron. On a dit que la ville de Kiryat Arba, là où on était, c'est attaché à la ville de Hevron. Mais Arba. Kiryat Arba, c'est l'endroit des quatre. L'endroit du quatre. Quatre, ça symbolise quoi ? Quatre, non. Quatre, c'est les quatre points cardinaux. Je vais t'envoyer aux quatre vents. Je vais t'envoyer aux quatre points cardinaux. C'est-à-dire, je vais te, au contraire, séparer, disperser.
Donc, on trouve d'un côté Hevron, d'un côté le lien, d'un côté la dispersion, les quatre.
C'est la Maarat HaMakhpela. Qu'est-ce que la mort ? La mort, c'est que l'esprit est séparé de l'esprit. C'est la définition de la mort. Que l'esprit est à l'extérieur, l'esprit est à l'extérieur. L'esprit va au ciel, l'esprit est séparé. C'est la séparation. De l'autre côté, on voit la Maarat HaMakhpela, non seulement comme un lieu de cérémonie, mais aussi comme un lieu où le peuple d'Israël se réunit pour mourir.
On voit, on trouve aussi un second dualisme. La Maarat HaMakhpela, c'est l'endroit où sont enterrés nos Avot, nos pères, nos matriarches et nos patriarches. De l'autre côté, on voit que c'est quoi, enterrer ? C'est la mort, c'est la Mitsva. Et la Mitsva c'est quoi ? C'est la séparation de l'âme et du corps. Or, dans ce même endroit où l'âme s'est séparée, dispersée entre l'âme et le corps, dispersée entre les deux, on retrouve le lien entre les pères et les enfants. Que les enfants se retrouvent à se prosterner devant la Maarat HaMakhpela, prier là-bas et retrouver leur père là-bas. D'après l'endroit de la dispersion, on retrouve l'unité. Donc de la façon qu'on a vue, Kiryat Arba, Hevron, la dispersion et l'unité, on retrouve dans la Maarat HaMakhpela. La mort et la vie, ce sont deux antagonismes qui se retrouvent unis dans la ville de Hevron.
C'est un élément qui a été écrit par Kalev ben Yefouné. Il a écrit qu'il était en train de s'amuser, et il est venu, euh, il a écrit qu'il allait s'amuser dans une société. Pourquoi allait-il s'amuser dans une société ? Les amuseurs, qu'est-ce qu'ils voulaient, les amuseurs ? De se séparer d'Israël. De s'amuser dans Israël. Qu'est-ce qu'il a écrit, Kalev ben Yefouné ? Qu'il allait s'amuser, qu'il n'allait pas tomber dans cet acte des amuseurs. Donc, comme si ce lieu était de l'autre côté.
Lorsque les explorateurs arrivent en Erets Israël, leur but c'est quoi ? C'est de se disperser d'Israël, se déconnecter d'Israël. Ils ne voulaient pas rentrer en Erets Israël. Il y en avait un qui s'appelait Caleb ben Yefouné, et lui, au contraire, il voulait se rattacher à Erets Israël. Il voulait être près d'Erets Israël. Et qu'est-ce qu'il va faire ? Il va trouver le point d'unité avec Erets Israël et avec le peuple d'Israël. C'est quoi, ce point ? C'est le Kivrei Avot, c'est le tombeau des patriarches, c'est Hevron. À ce point-là, il se rattache au peuple d'Israël, et il prie HaKadosh Baroukh Hou qu'il ne soit pas influencé par la faute des explorateurs.
Mais de l'autre côté, nous voyons qu'il y a un très grand changement. Ce n'est pas une chose simple. Il y a une opposition non seulement des Arabes, mais aussi des Juifs, du gouvernement, de tout le monde. Et HaKadosh Baroukh Hou met les personnes correctes dans le bon endroit. Celui qui vit dans sa société est fort: de manière morale, de manière émouna, de manière tolérante. Parce que pour se connecter, il faut être dans une grande émouna, pour connecter le peuple à la terre.
Aujourd'hui, c'est vrai de dire que ce n'est pas si simple de vivre à Hevron. Que ce soit à cause de nos ennemis, mais aussi à cause du gouvernement qui ne permet pas tout ça. Les personnes, les quatre ans de famille qui vivent à Hevron, elles…
Elles ont un caractère tout particulier. Et quel est ce caractère ? C'est d'être fort. Parce qu'une personne qui arrive à ce que la dispersion devienne unité, qui arrive à lier le peuple d'Israël à la terre d'Erets Israël, à lier les antagonismes, il faut pour cela être une personne forte. Tout le monde n'a pas le mérite d'habiter Hevron. Tout le monde n'a pas la force d'habiter Hevron. Tout le monde n'a pas cette force de caractère, cette force de émouna qu'il faut pour habiter une telle ville.
Mais, comme on l'a vu, c'est le centre, ce centre de Hevron qui permet de faire l'unité, de ramener la dispersion en un point d'unité. Alors, c'est un sujet. S'il y a des questions sur Hevron, vous les posez. Oui ? Non ? Oui.
— Pourquoi faut-il faire l'Ahdout ?
Parce que l'homme d'Israël est déjà un homme qui signifie l'Ahdout, il est prêt. Il y a une différence entre force et force.
Tout ça. L'unité, c'est une chose essentielle. Il n'y en a pas une seule en Israël. Mais ce n'est pas suffisant de dire que c'est essentiel. Il faut être actif. L'exemple qu'ils prennent, c'est la famille de Jacob, notre père. Jacob et ses fils, quand les enfants étaient jeunes, à votre âge, ils se réunissaient tous ensemble. Et qu'est-ce que c'est ? Ils voulaient tuer Yossef. C'est dégueulasse. C'est vrai qu'il faut de l'unité.
C'est vrai qu'il faut de l'unité. Et il y a de l'unité. Mais c'est comme ça dans toute famille. Tu as été un enfant une fois ? Tu as vécu avec ton frère ? Oui. Mais pas tellement. J'ai demandé pourquoi il fallait de l'unité. C'est vrai que nous sommes une famille. Mais ce n'est pas suffisant d'être une famille. Il faut aussi, comment dire, renforcer l'unité.
— La question de… Mais on est le peuple de l'Ahdout, on est le peuple de l'unité, l'homme d'Israël est toujours uni. Alors qu'est-ce qu'on a besoin d'une ville qui fasse cette unité ?
En effet, très bonne question. Il faut toujours faire la différence entre le potentiel et la réalisation. En potentiel, tu peux avoir beaucoup de richesses. En potentiel, on est unis. On est une seule et même famille. On est unis comme les cinq doigts de la main. Mais ça, c'est au fond de nous. Il faut le réaliser. Ce n'est pas parce qu'on est des frères qu'on ne va pas se disputer. On ne doit pas se disputer parce qu'on est des frères. Mais ça, il faut le réaliser: il ne faut pas se disputer. Pas seulement ne pas se disputer et être en froid. Il faut reconstruire le Yahad. Vous savez ce que c'est, le …
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