Dans quel livre veux-tu être inscrit à Roch Hachana
Les trois livres du jugement, les Tsadikim, les Rechaïm et les Bénonim, et pourquoi on ne juge pas un homme de l'extérieur.
Plusieurs Rabbanim
Ensuite : Entendre le chofar plutôt que le sonner, 51 min
En bref
Le cours traite de la question de Roch Hachana : Hachem écrit-il réellement le sort de chacun dans les livres des justes, des méchants et des intermédiaires, alors que l'on voit des justes mourir et des méchants vivre ? Le Rav examine les réponses de la Guemara, du Rambam et du Tossefot, puis avance que le jugement porte sur le choix que chacun fait de sa propre année, chaque jour et chaque heure. Il conclut que Roch Hachana est le jour où l'homme décide lui-même dans quel livre il veut être inscrit.
Début du cours (texte)
Lire le début du cours
Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Hazak, hazak, ve-nitḥazeq. Tout le monde, on commence. Ça va bien, tout va bien, tout est super. Allez, bé'ézrat Hachem, tous les tsadikim. Chalom Aleikhem, comment ça va ? Ça va bien ? Ça se passe bien, Baroukh Hachem.
La grande question qu'on va aborder aujourd'hui, c'est: qu'est-ce qui se passe en vrai, la vérité qui est après Roch Hachana ? Qu'est-ce qui se passe à Roch Hachana ? Qu'est-ce qu'il va y avoir ? On a encore deux semaines, on doit comprendre: qu'est-ce qu'il va se passer à Roch Hachana ? C'est quoi, Roch Hachana ? C'est quoi, la nouvelle année ? À la base, vous disiez que c'était l'année ? C'est Zikaron, Yom Teroua … Et Zikaron, je me souviens aussi de. Encore quoi ? Qu'est-ce qu'il y a à Roch Hachana ?
Hachem a écrit tout ce qui va se passer pour nous, pour connaître… Oh ! On a trois livres, oui. Un des livres des tsadikim, un des livres des Resha'im — comment on dit Resha'im en français ? Des méchants. Un des bons, un des mauvais, et un qui est entre les deux. Une journée on était comme ça, une journée on était comme ça: une journée on est honnête à la téfila et tout, l'autre journée un petit peu de bêtises et… Qu'est-ce qu'il se passe ? Trois livres s'ouvrent à Roch Hachana: un des Resha'im, un des tsadikim, et un des Bénonim.
C'est quoi, Bénonim ? Entre les deux, moyen. Tsadikim, Resha'im, qu'est-ce qu'on fait avec eux ? Nikhtavim: on les marque et on les signe. Nikhtavim et nikhtamim, la hatima, c'est la signature. Pour vivre. Les Resha'im, les gens pas bien: nikhtavim et nikhtamim, pour la mort… On les…
Ils sont dans le livre des gens qui vont mourir. Les Bénonim, les bonshommes qui sont entre les deux: ils sont comme ça, entre Roch Hachana et Kippour. S'ils font la téchouva jusqu'à Kippour, on les met dans le bon livre, celui des gens qui vont vivre. Et sinon, dans le livre… pas bien. Et là, oui ?
— Alors, il y a ici une question. nous demande… Si quelqu'un est mort dans l'année, c'est-à-dire qu'on l'a mis dans le livre des gens qui vont mourir… Maintenant, le Tossefot pose la question, et il dit… il demande la question qu'il explique.
La grande difficulté qui est ici, aussi chez le Rambam, et aussi dans la Guemara: à la fin, on voit des gens qui sont Resha'im — les gens du Hamas. Ils étaient morts, pas l'année dernière: ils sont morts aujourd'hui. Et avant cette année, ils n'étaient pas des Resha'im ? Pourquoi a-t-on attendu jusqu'à cette année ? D'un côté on voit des tsadikim, des bonnes gens qui font de bonnes actions, qui sont morts dans l'année. Et de l'autre côté, des gens Resha'im, pas bien, qui vivent. Alors comment cela correspond-il ? La Guemara, et le Rambam qui a tranché cette Guemara, la halakha: comment cela va-t-il ensemble avec ce qu'on voit de nos yeux, dans notre monde ? Vous avez compris la question ?
— Encore une fois. Après je vais t'entendre. Une minute. Tu veux demander, ou tu demandes ?
— Amalek ?
— Ah, on peut dire, parce qu'on ne sait pas aujourd'hui qui est Amalek. Mais tu dis la vérité. On peut parler du peuple juif. Pourquoi parler des Goyim ? Pour considérer Amalek, il faut savoir qu'il est descendant d'Amalek. On doit les tuer parce qu'ils veulent nous tuer, alors on va faire la guerre avec eux. Mais on ne peut pas dire « Amalek »: on ne sait pas. Sanhérib a mélangé tous les peuples, alors on ne sait pas aujourd'hui qui est Amalek et qui ne l'est pas. On ne peut pas dire qu'ils sont Amalek. On peut dire qu'on doit les tuer parce qu'ils veulent nous tuer.
La question, encore une fois — Eytan ha-tsadik, la question est comme ça. La question suivante: on voit d'après la Guemara, et c'est tranché aussi dans le Rambam. Le Rambam dit — on va le voir dans le Rambam, dans le quatrième passage —: Shavonotam ve-roubim, quelqu'un qui a plus de 50 % de péchés, mi-yadoumet bérakhot, on le tue immédiatement. Et de même pour une ville: si un peuple a plus de 50 % de péchés, on le détruit, comme c'était à Sodome et à Béreshit. Et aussi le monde entier: s'il y a plus de péchés que de mérites, on les tue. On a vu cela dans le Maabar, dans le Sefer Béréshit, avant Noé: on a détruit le monde parce qu'il y avait plus de 50 % de péchés dans le monde.
Et le Rambam dit aussi: comment sait-on combien vaut chaque mitsva ? Ça, on ne le sait pas. On ne sait pas quelle est la valeur d'une mitsva, s'il y a une mitsva qui a une grande valeur, un péché qui a moins de valeur ou plus de valeur. On ne sait pas.
Alors la question qui nous arrive: d'après la Guemara, d'après le Rambam, quelqu'un qui a plus de 50 % de péchés est dit rachat, il doit mourir immédiatement. On va l'écrire dans les livres des gens qui vont mourir. Mais on voit, dans la situation de notre vie, des gens qui sont Resha'im et qui ne meurent pas. Et de l'autre côté, on voit des gens qui sont tsadikim — comment dit-on tsadikim en français ? Il n'y a pas de mot. Tsadikim, c'est un mot juif.
Il y a des tsadikim qui… Chasvei Chalom, ils meurent. Il y avait un tsadik ici, de Tel Tsion. Il était descendu, il était dans un train pour arriver à un endroit. Et il y avait quelqu'un qui lui a dit: « Tu me donnes ta place ? » Il est descendu de la voiture pour lui donner la place, et après l'assassin l'a tué. Il habitait ici à Tel Tsion, je le connaissais. Tu vois: on dit que c'est un homme bien, il aide tout le monde, les tsadikim aiment tout le monde. Alors comment cela se passe-t-il ? Comment voit-on qu'il y a… D'après la Guemara, d'après le Rambam, on nous dit qu'à Roch Hachana, trois livres s'ouvrent. Les tsadikim, on les marque dans les livres qui vont vivre; les Resha'im, on les marque dans les livres qui vont mourir. Et à la fin, dans la situation, on voit des choses à l'envers.
La question est comprise ? Noam, tu as compris la question ? Reva, tu as compris la question ? — Oui. — On voit des Resha'im dans le monde qui vivent. Et on voit qu'il y a cette équipe qui fait beaucoup de mitsvot, et ils meurent. Alors comment cela se passe-t-il ? Tu vois la Guemara, et ça ne rentre pas. Tal, tu as compris la question ? Tal ha-tsadik, tu as compris la question ? Super. Shai, la question est comprise ? Nathanel, Shlomi… Super, super, bien fait.
Cours d'Orot veKelim
Dans la même série
Cent cours sur Roch Hachana, réunis pour la première fois en un seul parcours. De Manitou au Rav Fiszon, du Rav Cherki au Rav Akerman, quatorze Ravs abordent le même jour sous des angles différents.
- 79
Pourquoi le jugement précède le pardonRoch Hachana est lumière : on se met de côté pour reconnaître Hachem comme roi, puis Kippour apporte le pardon. - 80
Téroua et techouva, la crainte n'est qu'un instantLe son de la téroua évoque la peur du jugement, la techouva le retour apaisé vers l'avenir. - 81
Roch Hachana, fête universelle et lien avec Erets IsraëlPourquoi Roch Hachana, fête de la royauté d'Hachem, se relie à la présence divine en Erets Israël. - 82
Alénou : réparer le monde, pas sa propre annéePourquoi la prière de Roch Hachana se concentre sur la royauté de Dieu plutôt que sur nos demandes personnelles. - 83
Dans quel livre veux-tu être inscrit à Roch HachanaLes trois livres du jugement, les Tsadikim, les Rechaïm et les Bénonim, et pourquoi on ne juge pas un homme de l'extérieur. - 84
Entendre le chofar plutôt que le sonnerPourquoi la Torah demande d'entendre le chofar, et ce que ce son exige de nous pendant Eloul. - 85
Trois livres ouverts à Roch Hachana, qui est jugéLe Rav Botschko expose les opinions sur le jugement de Roch Hachana : les trois livres, la balance des mitsvot et l'instant du jugement. - 86
Atem nitsavim hayom : debout le jour du jugementPourquoi le mot « hayom » de Nitsavim renvoie au jour de Roch Hachana selon le Zohar, et non à la mort de Moshé. - 87
Roch Hachana et le mystère du premier du septième moisLe Rambam s'étonne que la Torah ordonne Roch Hachana sans en donner la raison, contrairement aux autres fêtes. - 88
Le chofar absent du verset de Roch HachanaPourquoi la Torah nomme la sonnerie sans jamais dire chofar, et comment le Talmud le déduit du Yom HaKippourim du Jubilé.
— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
Une question sur ce cours ?
La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
Commentaires et questions au Rav