Téroua et techouva, la crainte n'est qu'un instant
Le son de la téroua évoque la peur du jugement, la techouva le retour apaisé vers l'avenir.
Plusieurs Rabbanim
Ensuite : Roch Hachana, fête universelle et lien avec Erets Israël, 3 min
En bref
Le Rav explique la différence entre la téqia, le son long et continu du shofar, et la térouah, la série de sons brisés, à partir du verset de Bamidbar 10 qui associe la térouah au moment de la guerre et au combat. La térouah représente la crainte qui saisit l'homme à Roch Hachana : crainte du jugement, des difficultés de la vie et de la difficulté de se rapprocher d'Hachem, Roi puissant et sans limite. Le cours montre comment dépasser cette crainte en se tournant vers sa source, parfaite et complète, et vers l'avenir qu'Israël attend, Roch Hachana et Kippour tendant la main pour revenir à la joie et à la confiance.
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Shana Tova lekoulam, bonne année à tous. Ktiva vé'Hatima Tova. Roch Hachana, la mitsva essentielle, c'est la sonnerie du shofar. Cette sonnerie comporte deux parties. Il y a la téroua, ta-ta-ta-ta-ta, ou ta-ta-ta-ta, ou ta-ta-ta-ta-ta-ta, qui est le mot marqué dans la Torah à Roch Hachana: Yom Téroua, le jour de la sonnerie. Et puis, avant la téroua et après la téroua, il faut faire un son lent.
Alors, quelle est la différence de sens entre la téroua, ta-ta-ta, et la téqia, le son lent, continu ? Eh bien, un verset de la parasha Balotra nous donne la clé. On nous dit qu'au fond, on va sonner dans le shofar, on va faire la téqia. Lorsqu'il y a des guerres, c'est marqué barioten, on va faire la téroua. Ça veut dire que la téroua
fait partie de ce qui fait peur. La eima. La peur de quoi, Roch Hachana ? Peut-être la peur du jugement. Peut-être la peur des difficultés de la vie. Peut-être la peur de la difficulté de se rapprocher d'Hachem, puisque nous élisons, entre guillemets, Hachem ce jour-là. Ce n'est pas facile d'être en face d'un grand roi comme cela, dans Son royaume puissant, éternel et sans limite. Alors il y a une eima, une certaine crainte.
Il ne faut pas rester dans la crainte. Avant la téroua, sache que ta source, sache que tes racines sont quelque chose de parfait. Tu viens de quelque chose de complet. Et puis, regarde vers l'avenir. Sache que même si aujourd'hui il y a des difficultés, même si aujourd'hui il y a des peurs, même si aujourd'hui tu te crois coupable, tourne-toi vers l'avenir. Sache que l'Israël nous attend.
Roch Hachana et Kippour sont là pour nous tendre la main, sachant que l'on passe de nouveau au son de la joie, au son de la continuité, sans peur et sans difficulté. La eima, la crainte, ce n'est que le temps d'un instant. Il faut savoir que la source, et puis là où l'on va, c'est quelque chose de parfait, de complet, de bien et de bonheur. Alors, à tous, on va vers Khatima Tova, sachant
que de la crainte de Roch Hachana, cela débouche sur un véritable bonheur, sur la confiance en Hachem qui nous accepte, qui nous accepte. Chag Sameach à tous.
Cours d'Orot veKelim
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