Le Moussaf de Roch Hachana pas à pas
Les trois bénédictions du milieu du Moussaf : Malchuyot, Zichronot et Shofarot, et ce qu'elles demandent à Hachem.
Plusieurs Rabbanim
Ensuite : Pourquoi le jugement précède le pardon, 3 min
En bref
Le Rav explique pas à pas la prière de Moussaf de Roch Hachana, « le plus grand Moussaf de l'année », en partant de la structure de l'Amida quotidienne : trois bénédictions d'ouverture, treize demandes au milieu, trois bénédictions de clôture. Il montre comment l'ouverture (Avraham, Yitzhak, Yaakov, puis la toute-puissance d'Hachem) prépare la demande. Il détaille ensuite les trois bénédictions centrales de Moussaf : Malkhouyot (la royauté d'Hachem), Zikhronot (son souvenir et l'alliance) et Shofarot (le shofar de la délivrance).
Début du cours (texte)
Lire le début du cours
Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
C'est pas le but de l'opération. Si ensuite ils veulent monter, ils montent, moi ce n'est pas mon affaire. C'est cédé, hein. Ce que je vais expliquer, vous avez le tableau là-haut. Vous avez étudié les sonneries du Chofar, non ? Il faut savoir que les sonneries du Chofar, on les sonne pendant la Amida de Moussaf.
Vous savez comment se passent les prières. Il y en a, je ne sais pas ce que chacun sait. Les uns savent et les autres ne savent pas. Alors je fais comme si personne ne savait. Et on pardonne si quelqu'un sait déjà quelque chose que j'explique. C'est ça. On prie trois fois par jour, tous les jours: Chacharit, Min'ha et Arvit. Dans les trois prières de la journée, nous avons au centre de la prière la Amida. Là on est debout, Amida veut dire être debout, et on s'adresse directement à Hachem.
Alors la Amida, il y a en général dix-neuf bénédictions. Trois bénédictions au début, trois bénédictions à la fin, et treize bénédictions au milieu. Les bénédictions du milieu, pendant tous les jours, c'est là où on demande des choses à Hachem. On demande d'abord des choses qui sont personnelles, et puis ensuite on demande des choses qui sont pour le peuple juif tout entier.
Dans les brakhot ? Dans les brakhot, les bénédictions. On fait les bénédictions du milieu: donne-nous la sagesse, fais-nous revenir en techouva, pardonne-nous, sauve-nous, guéris-nous. Et puis ensuite on passe aux choses qui sont un peu plus collectives: la bénédiction qui est à la fois personnelle et collective, ramenez les exilés, ce que vous êtes en train de réaliser, Baroukh Hachem, et que la justice règne en Israël, que les méchants soient éliminés et que les justes soient bénis, que Yerouchalaïm et puis le royaume de David reviennent. Ça, c'est le milieu. Et ça, c'est tous les jours, trois fois par jour.
Nous avons trois bénédictions au début et trois bénédictions à la fin. Les trois bénédictions au début, la première, comment est-ce qu'elle s'appelle ? Magen ? Magen Avraham. Dans la Amida ? Non, non, je parle de la Amida. J'ai parlé du milieu, et maintenant je n'ai pas fait dans l'ordre, peut-être que c'était une erreur. Il y a les trois premières bénédictions, les bénédictions du milieu et les trois bénédictions de la fin. C'est clair ? Les bénédictions du milieu, ce sont des demandes. C'est ce qu'on demande à Hachem.
Comment ? Elle se trouve dans la tefila. En fait, dans la Amida. C'est la Amida de tous les trois fois par jour. J'aimerais peut-être même vous expliquer comment est construite toute la tefila du matin. C'est construit de manière très, très belle. Hein ? Alors ça, c'est la Amida: Adonaï séfataï tiftah. Ça, c'est la Amida. On lit la Amida.
Est-ce que vous avez des livres de prière avec traduction française ? Non. Non ? Et alors, vous ne comprenez pas ce que vous dites ? Oui. Aïe, aïe, aïe. C'est triste. Pas tout. Moi, je vais vous raconter ce que j'étais enfant. Je ne priais pas. Ce n'était pas bien. Mais mon père ne m'a rien dit. Qu'est-ce qu'il a fait ? Il m'a acheté un petit sidour avec traduction française. Depuis, j'ai commencé à prier.
Parce que je comprenais ce que je disais. C'est difficile de prier si on ne comprend pas ce qu'on dit. C'est très difficile, hein. Alors on va commander des... pour tous ceux qui ne comprennent pas l'hébreu et qui n'ont pas de livres avec traduction, je vais vous commander des sidourim avec traduction. Il faut comprendre ce qu'on dit. On parle à Hachem. On ne peut pas dire dadada, boubou, bam bam. Ça n'a pas beaucoup de sens. Vous comprenez ? C'est très important de comprendre. Mais il ne m'a pas dit pourquoi je ne priais pas. Il a compris pourquoi je ne priais pas, parce que je ne comprenais pas. Alors il m'a donné un sidour avec la traduction. Je le lisais en hébreu et je regardais de côté. Comme ça, j'ai appris tout, tout. En plus, ça vous emprunte l'hébreu, parce qu'on s'habitue à tout, tu comprends ?
Mais je vais commencer avant de parler du Moussaf, de Roch Hachana. On va parler de la Amida de tous les jours. Qu'est-ce qu'on dit dans ces brakhot ? Dans les treize du milieu, on demande des choses à Hachem. Mais avant de demander, qu'est-ce qu'on fait ? On le remercie, oui. Il y a trois bénédictions avant. On va expliquer en cours ce qu'il y a dans ces trois bénédictions, et puis les trois bénédictions qu'il y a après.
La première bénédiction, on a dit que ça s'appelle Magen Avraham. Qu'est-ce qu'on dit dans cette bénédiction ? On commence par quoi ? Baroukh Ata Hachem Elokeinou, béni sois-tu, Hachem, notre Dieu, Elokei Avraham, Dieu d'Avraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob. Quel est le rapport ? Tu pries Hachem, je parle d'Avraham, Isaac et Jacob ? Comment vous comprenez le rapport ?
C'est un exemple pour nous. Très, très bonne réponse. Et vous avez encore d'autres idées comme ça ? Bonne. C'est nos ancêtres, oui. Comment ? Hachem leur a fait des promesses. Alors, lorsqu'on vient frapper à la porte d'Hachem, qui es-tu ? Vous avez un directeur ou un président. Vous voulez rentrer, vous voulez faire une visite au président de l'État d'Israël.
Non ? Vous frappez à la porte. Là-bas, on vous laisse entrer ? Non. Il y a un gardien là-bas. Il y a un gardien, hein ? Il dit: « T'as un rendez-vous ? » Non. « Je vais voir le président. » Ah, tu vas voir le président, ce n'est pas comme ça. Il faut d'abord: de quel droit, qui tu es, c'est comme ça. Non ?
Maintenant, c'est celui qui frappe à la porte, c'est le fils du président. Il frappe à la porte. Il dit: « T'es qui ? » Il dit: « Fils, montre-moi ton papier. » C'est vraiment, c'est vrai. On va le renvoyer ? Non. Alors nous, on frappe à la porte d'Hachem. Vous êtes qui ? Ça fait combien de mitsvot ? De quel droit vous venez me voir ? Ah, on est les descendants d'Avraham, Yits'hak et Yaakov. Comme tu as dit, comment tu t'appelles ?
Eytan. Tu as dit que c'est l'exemple. Voilà, et on essaie de suivre leur chemin. Le grand mérite d'Avraham, c'est quoi ? Dis-moi, celui qui est derrière, comment tu t'appelles ? Eytan. Viens, approche-toi. Ah là, c'est mieux comme ça. Alors le mérite d'Avraham, c'est quoi ? Le grand mérite d'Avraham, c'est quoi ? C'est le premier qui a... C'est le premier qui a vu.
Qui a accepté qu'il y a Hachem dans le monde. Qui a découvert Hachem dans le monde. Tout à fait vrai. C'est très bien. Et Yits'hak, quel est le grand mérite de Yits'hak ? L'Akedat Yits'hak. Et quoi encore ? Ça, c'est Avraham, les dix épreuves. Vous voyez ? Et Yits'hak, il habitait où ? En Israël. Il n'a jamais quitté Israël. Il a travaillé en Israël. Il a développé la terre d'Israël. …
Cours d'Orot veKelim
Dans la même série
Cent cours sur Roch Hachana, réunis pour la première fois en un seul parcours. De Manitou au Rav Fiszon, du Rav Cherki au Rav Akerman, quatorze Ravs abordent le même jour sous des angles différents.
- 74
Roch Hachana, temps de l'universel pour les Bné Noa'hPourquoi Roch Hachana est le jour où la réparation du monde et l'unité de Dieu deviennent centrales, et ce qu'elle dit aux Bné Noa'h. - 75
Les trois jours redoutables : Roch Hachana, Kippour, Simchat TorahPourquoi ces trois fêtes forment un même ensemble, lié à la techouva, et ce que chacune répare. - 76
La simha, mitsva de la Torah, même en temps de guerrePourquoi la Torah ordonne la joie des fêtes, et comment Rambam et Rabbi Yehouda Halevi en éclairent la nature. - 77
Le chofar entre Roch Hachana et le YovelPourquoi la Torah relie le son du chofar au jugement de chaque année et à la libération du Yovel, tous les cinquante ans. - 78
Le Moussaf de Roch Hachana pas à pasLes trois bénédictions du milieu du Moussaf : Malchuyot, Zichronot et Shofarot, et ce qu'elles demandent à Hachem. - 79
Pourquoi le jugement précède le pardonRoch Hachana est lumière : on se met de côté pour reconnaître Hachem comme roi, puis Kippour apporte le pardon. - 80
Téroua et techouva, la crainte n'est qu'un instantLe son de la téroua évoque la peur du jugement, la techouva le retour apaisé vers l'avenir. - 81
Roch Hachana, fête universelle et lien avec Erets IsraëlPourquoi Roch Hachana, fête de la royauté d'Hachem, se relie à la présence divine en Erets Israël. - 82
Alénou : réparer le monde, pas sa propre annéePourquoi la prière de Roch Hachana se concentre sur la royauté de Dieu plutôt que sur nos demandes personnelles. - 83
Dans quel livre veux-tu être inscrit à Roch HachanaLes trois livres du jugement, les Tsadikim, les Rechaïm et les Bénonim, et pourquoi on ne juge pas un homme de l'extérieur.
— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
Une question sur ce cours ?
La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
Commentaires et questions au Rav