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Le sage de l'islam face au roi des Khazars

Le Kouzari confronte la prophétie du Coran à celle du peuple d'Israël, témoin collectif du divin.

59 min

Rav David Partouche

Ensuite : L'arrivée du Khaver et la émouna, 56 min

En bref

Le Rav Partouche commente le Kuzari de Rabbi Yehouda Halevi : le roi des Khazars doute qu'un Dieu au-delà de la matière puisse communiquer avec l'homme, et le sage juif répond que la révélation ne se prouve pas par des miracles individuels mais par l'expérience vécue d'un peuple entier, au mont Sinaï. Il montre que Dieu ne se représente ni comme un corps ni comme une puissance dominante, et que la foi (émouna) repose sur le vécu plutôt que sur la seule preuve intellectuelle. Il établit enfin la différence entre ce qui se démontre par la raison et ce qui se reconnaît dans l'expérience.

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

On est arrivé à la fin de l'Islam. Est-ce que vous m'entendez bien ? Parce que là, on a changé d'endroit. On vous entend très bien ? C'est d'abord moi. Alors, on y va. On est arrivé à la fin de l'Islam. Le Khaver va exprimer, le roi des Khazars, mais la Khakouzarine va exprimer face aux sages de l'Islam que lui, étant donné qu'il n'est pas habitué à la culture arabe et à la langue arabe, il ne va pas pouvoir voir la grandeur du Coran. Et on avait

expliqué que, pour eux, le Coran, c'est une preuve que l'écrit qui a été donné est divin, et que cela vient confirmer qu'en effet, Djibril, l'ange Gabriel, s'est dévoilé et a transmis la dernière Torah au dernier prophète, qui est Mohamed. On en était là. Et on va lire la suite. Attention. Alors regardez: ici, on a Amarlo et Hachem. Oukvarniru: on est à la lettre Zayn, à la haute Zayn, du sage de l'Islam. Amarlo et Hachem, il lui répond, le sage. Oukvarniru aliyado moftim. Déjà, on a vu,

par son intermédiaire, de Mohamed, des moftim, des prodiges, des miracles. Mais ils n'ont pas été mis comme preuve, comme signe, lors de l'acceptation de sa Torah, du Coran.

Alors qu'est-ce qu'il est en train de dire ? Il est en train de dire: c'est vrai, nous aussi, il y a des miracles, mais ce n'est pas parce que nos prophètes ont fait des miracles, ou que les prophètes de l'Islam ont fait des miracles, que nous acceptons l'Islam comme étant la vérité. Et là, c'est seulement par l'écrit du Coran.

Le roi des Khazars lui répond. L'esprit n'est pas rassuré de reconnaître qu'il y a, entre le Créateur et un être de chair et de sang, une communication. C'est-à-dire, qu'est-ce qu'il est en train de dire ? Il remet en question la prophétie. Il dit: c'est très difficile à comprendre que le Créateur du cosmos, du monde ou de l'univers entre en communication avec l'homme. On avait déjà expliqué ça quand on avait parlé du philosophe. Pourquoi ? La première des choses, c'est qu'on est en train de parler du

Dieu créateur, qui est au-delà de la matière. Comment quelque chose qui est au-delà de la matière peut-il entrer en communication avec nous, qui sommes très, très, très loin de lui ? Maintenant, le roi des Khazars accepte: à moins qu'il y ait un prodige qui renverse l'état naturel des choses. Kedé shivada kizelo yuhalala velami shebarat varim me'ayim. Des prodiges, des miracles, que seul celui qui a créé le monde à partir de rien est capable de faire. Veshiya inyanaou lifne amonim. Il donne un autre critère de vérité:

c'est une chose incroyable, un prodige qui sort du domaine de la nature, et qui a été dévoilé au amon, au grand public.

Or, comme on m'a expliqué la dernière fois, la majorité des religions parlent de Jésus comme étant Dieu, une personne. Il faut accepter ça. Il faut accepter ce qu'il a vécu. De la même façon, Mohamed, Mahomet, il faut accepter ce que Mahomet a vécu. Mais, à aucun moment, une nation tout entière n'a vécu une relation divine, comme le Am Israël. Le Am Israël, c'est la première fois dans toute l'histoire où on parle d'une nation tout entière, d'un peuple tout entier, qui a vécu des événements divins, des

prodiges divins. Alors que les autres religions nous demandent de croire ce qui s'est passé à une personne. C'est pour ça que j'ai ramené l'histoire des Mormons, avec John Smith, Joseph Smith. Pourquoi ? Parce que lui demande la même chose. Avec du charisme, il va demander d'accepter et de croire ce qui lui est arrivé. Croire un homme sur ce qui lui est arrivé, c'est sûr, c'est moins vérifiable et moins fiable que si c'était tout un peuple, tout entier, qui avait vécu une relation prodigieuse avec le divin.

Yerouchalayim, Chabbat. Ça ne peut pas nous convaincre, parce que nous, on ne l'a pas vécu, on n'a pas reçu ce message-là. Hachelo, Ipol, Blo, Adam, Safek, Yeshbotsat, Dimyon, Otsat, Shafim. À tel point, dit le roi des Khazars, que si une personne fait des miracles, on doit vérifier que ce ne soit pas de la magie ou de la sorcellerie, et qu'on soit clair que ce n'est pas une illusion. Alors, c'est cette façon que les hommes pourront recevoir et accepter une telle chose. Cheboré, Aolamazé, Vaolamaba: que le Créateur de ce monde-ci, du monde de l'Olam, Vashamayi, Vameorim, Yitraber, Lachomer, Nivzé, Vazé: que le ciel, l'univers, les mondes célestes et divins viennent en contact avec cette créature matérielle qui est l'homme. Nivzé, comme on a, qui est répugnante. Redzoniloma: c'est-à-dire, qu'est-ce que je veux dire ? Adam, c'est l'homme.

Si vraiment il y a une existence de la prophétie, que le divin vient parler à cette créature si basse qu'est l'homme, alors ça doit se révéler à un peuple tout entier, à une nation, en tout cas à un grand public, pas à une seule personne. Béchéda Bérimou, Imane Michelotag, Yassé Bakachotav: et qui parle avec lui, et qui réalise ses promesses, ses demandes, et tout ce qu'il lui a demandé.

— Alors ? Oui ? Je peux vous dire deux ans ? Attends, j'arrête l'écran, parce que sinon j'ai un petit écran, je vois rien. Ok. David.

— Pourtant, jusqu'à nous, on est à Moshé Rabbeinu, mais même après Moshé Rabbeinu, il y a eu Adam Harishon, Avraham, etc. Dieu ne s'est révélé qu'à eux. Il ne s'est jamais révélé à tous les talmidim d'Avraham Avinou, à tous les élèves des uns et des autres. Noah, il ne s'est révélé qu'à Noah. Donc, depuis Adam Harishon, il s'est révélé à Adam Harishon, et très, très peu. Il a dit une parole, ok. Avraham, il a déjà dit, à Noah, il a dit une parole. Trois paroles. Avraham, c'est déjà un peu plus.

Et Yitzhak un peu plus, Yaakov un peu plus, beaucoup plus. Et c'est seulement quand le peuple d'Israël va naître que là, ça ne s'arrête plus. C'est-à-dire que tant qu'on n'a pas reçu… à quoi il fait allusion, en fait, Rabbi Yehouda Halevi, quand il met ça dans la bouche du roi des Khazars ? Il fait allusion au Kabbalat HaTorah, au Har Sinaï, à l'acceptation de la Torah au mont Sinaï, où tout le monde a entendu la voix du Duma. — Oui, mais on a accepté Moshé Rabbeinu.

Avant, on a eu des doutes, etc., mais on l'a quand même suivi en sortant d'Égypte, on l'a quand même… On l'a suivi uniquement pour une raison: parce que de père en fils, on disait Léchana Haba'a Biyerouchalayim. Vient Herzl, qui ne parle pas de Torah, il dit Léchana Haba'a Biyerouchalayim, l'an prochain à Jérusalem, et là, on y croit. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas Herzl qui a inventé ça. C'est-à-dire, Herzl te dit: si tu as une certitude qu'un jour tu retourneras à Jérusalem, je vais vous aider à …

Cours d'Orot veKelim

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