La chrétienté, le Notsri et l'héritage d'Israël
Pourquoi le Kouzari situe la chrétienté face à l'identité d'Israël, au Machiah et à la fin de la prophétie.
Rav David Partouche
Ensuite : Yaakov contre Essav : Israël, la chrétienté et le divin, 58 min
En bref
Le Rav Partouche commente le texte du Kuzari sur la prétention chrétienne à être le vrai Israël, en opposant l'héritage spirituel revendiqué par la chrétienté à la continuité historique et charnelle du peuple juif. Il explique pourquoi le christianisme attend un huitième jour de rédemption après la mort de Dieu, alors que la Torah situe l'histoire humaine dans le septième jour, celui de la nature où Hachem se retire sans cesser d'agir. Il conclut sur l'étouffement de la prophétie et sur l'étude de la Torah, qui doit se faire à voix haute en lachon hakodech pour recevoir la sagesse divine.
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Alors, Partouche, le cours et la journée sont pour l'arrêt fois chez l'Emma. Duras David, tout et tout, Ben Esther, Bert. Ouais. Alors, tout et tout, deux âges d'autres qui apparemment sont dans un état pas facile. Duras, t'as fait l'arrêt fois chez l'Emma ? Oui, Hachem, il est là. Oh my God, c'est vrai encore ? Et là, il tord comme ça, l'amour Israël. Amen, amen, amen. Je rappelle qu'on demande aux personnes d'éteindre leur microphone et de ne les allumer qu'en cas de question. Toda Rabban, Toda Rabban. David Partouche.
## Introduction et programme
Shalom à tous. Nous continuons aujourd'hui. Nous allons finir le nazaréen, la chrétienté, nous allons commencer l'islam et finir l'islam, de manière à ce que la semaine prochaine nous puissions commencer enfin ce qui nous intéresse le plus, c'est-à-dire le Yehoudi, le Rav qui va parler, attendez, j'arrange, voilà: le Rav qui va parler au nom de la Torah. Regardez, je vais vous montrer un texte important pour pouvoir comprendre.
## Le texte du Kouzari
D'abord, reprenons le texte du Kouzari. Attendez, ici vous avez le texte. Ok. Donc on avait parlé de Veim lo niye mibne Yisraël: si nous n'appartenons pas aux enfants d'Israël. Ça, c'est ce que dit la chrétienté: si nous n'appartenons pas au niveau de l'ADN, nous ne sommes pas les descendants directs des enfants d'Israël. Ça veut dire ?
Car les enfants d'Israël, leur descendance, c'est bien entendu les Juifs. Anachnou yotei rewim shinikrabni Israël. Nous sommes appelés les vrais enfants d'Israël. C'est-à-dire que, dans la conception de la chrétienté, ils sont le vrai Israël au niveau de la pensée, au niveau spirituel. Ils ont hérité de l'héritage spirituel d'Israël. Or, l'héritage des enfants d'Israël au niveau de la matérialité…
Ça va être les Juifs. Les Juifs sont en effet la continuité historique au niveau du corps, au niveau de la descendance des enfants d'Israël. Mais nous, nous sommes appelés le vrai Israël parce que nous avons hérité de l'héritage spirituel et non de l'héritage du corps, de l'héritage de l'ADN. Maintenant, quelle est la cause ? Sh'anachnou olchim acharé d'ivrir Machiah, parce que nous suivons les paroles du Machiah, qui sont bien sûr l'Acrobate. Je vous rappelle que…
Parce que l'essentiel de ce qui reste, de tout ce qui se passe au niveau de la chrétienté, c'est que Jésus, l'Acrobate, est représenté comme le Messie. Qu'est-ce que ça veut dire, le Messie ? C'est pour ça que certaines personnes étaient étonnées que Jésus ait appelé Dieu lui-même, qui s'est… qui est devenu un homme, qui est devenu une créature. On a l'impression qu'on parle de Jésus en tant que Messie. C'est communément répandu, tout le monde sait ça: il est le Messie, ils croient en Messie.
Maintenant, pourquoi est-ce ce qu'on croit ? Parce que c'est ce qu'il reste, en fait. Étant donné que Dieu a été assassiné, qu'il y a eu le déicide, l'assassinat de Dieu par les enfants d'Israël, par les Juifs, à la même époque, il ne reste plus que l'espoir de sa résurrection. Ceux qui croient à ce Messie, en étant Jésus, étant le Machiah, vont pouvoir accéder à la rédemption, accéder au paradis, et il ne reste plus qu'à croire en lui et attendre sa venue. C'est-à-dire ? C'est pour ça qu'à la fin il parle, il fait…
Parce que nous, nous les chrétiens, nous suivons les paroles du Machiah, Jésus en tant que Machiah. C'est pour ça qu'on l'appelle Jésus-Christ. Le Christ, Akamana Christos en araméen. En grec, ça veut dire celui qui a été oint. C'est la traduction du mot hébreu Machiah. Machiah, c'est celui qui a été oint, l'onction divine. Le Chemen HaMichra, c'était l'huile d'onction divine qu'on versait sur les rois d'Israël,
sur les prêtres d'Israël, sur les kelim, sur les ustensiles du Beit HaMikdash, pour entrer en fonction, en fonction de sainteté. On va donc parler du Christ. Et on va mettre en avant le fait qu'il est le Messie et qu'il va libérer ce monde, mais il doit avoir la résurrection, le retour de Dieu sur terre. Tant qu'il ne revient pas, Dieu n'est pas sur terre. Il y a l'assassinat de Dieu. On attend son retour. C'est-à-dire ? C'est pour ça qu'on avait expliqué que la chrétienté fête
le dimanche comme étant le jour du Chabbat, en étant le huitième jour. C'est-à-dire qu'il n'y a plus d'histoire: on a passé les sept jours de la Création et on attend, en fait, la réalisation du huitième jour. Cette réalisation du huitième jour existe chez nous. Elle existe dans la Torah, bien entendu.
## Le septième jour et le huitième
Vous savez qu'à chaque fin de jour de Création, on a un passouk, un verset, qui dit Vayehi erev vayehi boker, il fut soir, il fut matin: Yom Echad, le premier jour. Vayehi erev vayehi boker, Yom Sheni, le deuxième jour. Vayehi erev vayehi boker, Yom HaChichi. Est-ce que ce passage existe, oui ou non ? Est-ce que vous connaissez ce passage ? Vayehi erev vayehi boker, Yom HaShishi. Bien sûr, nous l'avons dit. C'est-à-dire que quand on dit le Kiddouch le vendredi soir, on commence par Yom HaShishi, Vayekhoulou HaChamaïm.
Mais arrête. En fait, Yom HaShishi, quand on commence le Kiddouch du vendredi soir, c'est la fin du passouk qui dit Vayehi erev vayehi boker, Yom HaShishi. Mais en fait, c'est seulement la fin d'un passouk. Vous n'êtes plus là. Je vais apparaître. Regardez, c'est extraordinaire. En fait, c'est seulement la fin du passouk de Vayehi erev vayehi boker: il fut soir, il fut matin, le sixième jour. Maintenant, je vous pose la question, et c'est une question piège:
y a-t-il le passouk Vayehi erev vayehi boker, Yom HaChevii ou Yom HaChabbat ? Il fut soir, il fut matin, ce fut le jour du Chabbat. Oui ou non ? Non. Non ? Il n'y a pas ce passouk ? Non, il n'y a pas ce passouk. En effet, il n'y a pas ce passouk dans la Torah. La Torah ne parle pas de la fin du septième jour.
La Torah ne parle pas de la fin du septième jour. Il y a un premier jour, il y a un deuxième jour, un troisième jour. Il y a le jour un, c'est pas vrai ce que j'ai dit: ce n'est pas Yom HaRishon, c'est Yom Echad. Il y a le deuxième jour, le troisième, le quatrième, le sixième jour, Yom HaShishi, mais il n'y a pas la fin du Yom HaChevii. Or, on pourrait se tromper et penser que oui, le Yom HaChevii est fini. Pourquoi ? Parce qu'il y a eu le premier Chabbat,
avec Adam HaRichon et Chava, au Gan Eden. Tsadar. Et ensuite, ils ont été expulsés du Gan Eden. Mais avec la lumière d'HaKadosh Baroukh, ils ont passé le premier Chabbat. Je vous rappelle que l'homme a été créé le vendredi, et qu'il entre dans le Chabbat. D'accord ? Il va fauter, il rentre dans le Chabbat. Et on peut penser que ce Chabbat est fini. Or, ce n'est pas marqué dans la Torah. Et de là, le Rav …
Cours d'Orot veKelim
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