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Yaakov contre Essav : Israël, la chrétienté et le divin

Pourquoi le peuple d'Israël sur sa terre répond à la chrétienté, selon le Kouzari et Vayikra.

58 min

Rav David Partouche

Ensuite : Le Coran face à la Torah selon le Kouzari, 1 h 01

En bref

Le cours part de l'idée que la chrétienté ne peut être dépassée qu'avec le retour d'Israël sur sa terre et l'État d'Israël, et que le Rav Partouche commente le texte de la paracha Vayikra et le rapport entre Yaakov et Essav. Il présente ensuite la position du Rambam sur les non-juifs musulmans, distincts des idolâtres, puis le contenu de base de l'islam : la soumission à Allah, la révélation à Mohamed par l'ange Gabriel, la notion de mektoub, et la lecture du Zohar sur Ichmaël. Il conclut en opposant la conception juive du libre arbitre à celle de l'islam.

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

On finit par rapport à une chose très très importante pour finir le Notri. Vous voyez ici le texte ? Regardez. D'abord, pour finir le Notri, j'explique. Je vais être un peu dur, mais Edman Assot, on ne peut répondre aux chrétiens que lorsqu'on aura l'État d'Israël. C'est-à-dire, on ne peut répondre à la chrétienté et se dresser en face de la chrétienté comme une alternative à la chrétienté.

Seulement quand Israël se lèvera. Pourquoi ? Parce que la chrétienté va voler le visage d'Israël, l'identité d'Israël, quand Israël part en galout. Je vais traduire ça en termes de Torah. Essav se bat contre Yaakov pour avoir le titre d'Israël. Mais si Yaakov devient Israël, lorsqu'il s'est battu contre l'ange d'Essav, alors Essav acceptera Israël.

Et il y aura une possibilité au monde entier de sortir de la chrétienté, puisqu'il n'y aura plus besoin de chercher la présence divine dans la chrétienté et de parler de la mort du divin, puisqu'elle sera réalisée par le peuple d'Israël sur sa terre. Où est-ce qu'on voit ça ? On voit dans la paracha de Vayehi. C'est pour ça que j'ai ramené ça, et ça finit le problème de la chrétienté.

Il est marqué comme ça: Vayehi Yaakov be'eretz Mitzrayim. Il a vécu, Yaakov, en terre d'Égypte. Au second verset, il y a marqué Vayiqrevu yemei Yisrael lamout, et les jours de Yisrael s'approchaient de mourir. Qui c'est Yisrael ? Yisrael, c'est Yaakov. Mais quand est-ce qu'on parle de Yaakov en tant qu'Yisrael ? Quand on parle de Yaakov comme étant l'avenir de la nation d'Israël.

On sait qu'Israël, c'est le nom qu'on a donné à Yaakov lorsqu'il a battu Essav. C'est ça ? Donc quand Yaakov est en galout, il est en Égypte, il n'est pas dans le pays d'Israël, il ne réalise pas le but ultime d'être goy gadol, d'être une grande nation, alors Essav peut se battre avec Yaakov. Et la chrétienté peut se battre avec les Juifs. Mais lorsque Israël s'approche de mourir, parce que les Juifs sont en galout,

alors quelqu'un peut voler l'identité d'Israël. Et c'est ce qu'a fait la chrétienté. Il va y avoir le retour d'Israël sur sa terre, la création de l'État d'Israël, 1948. Et c'est là où l'Église, dans les années 60, au Vatican II, va déclarer que c'était une erreur historique d'avoir accusé les Juifs de déicide, d'avoir assassiné Dieu. C'est une erreur historique. D'où ils savent ça ? Le Rav Ashkenazi a expliqué que, de manière inconsciente, ils sentaient de nouveau la présence divine dans ce monde.

Comment ? Parce que lorsque Israël est dans sa terre d'Israël avec la Torah d'Israël, alors la présence divine revient sur cette terre. Et donc inconsciemment, ils sentent que le divin est de nouveau là: au lieu d'être mort pendant toute la période de l'exil, il est de nouveau réapparu pour le monde entier. Donc c'est seulement en tant qu'Israël, État, peuple, nation, qu'on peut apporter une solution au monde entier, aux humains du monde entier, qui avaient adopté

comme religion le christianisme. Comment Rabbi Yehouda HaLevi va-t-il repousser la chrétienté ? Comment le roi des Khazars va-t-il repousser la chrétienté ? Il va dire: ce sont des choses qui sont au-delà de la compréhension. Alors, quand on a des choses qui sont au-delà de la compréhension, comment dire que Dieu est devenu homme ? Soit on a vécu cette expérience, ce sont des choses extraordinaires, incompréhensibles, et j'ai vécu cette expérience, soit

même si c'est incompréhensible, on va réussir à donner des raisons rationnelles. Et la chrétienté ne peut pas, elle ne permet pas d'essayer de trouver des raisons rationnelles à cela. Et elle dit que si c'était rationnel, alors ce ne serait pas de la émouna. La émouna, c'est justement quand ce n'est pas rationnel. Parce que si c'est rationnel, ce n'est plus de l'émouna. Contre ça, le roi des Khazars, donc Rabbi Yehouda HaLevi, dit: alors je ne peux pas accepter tes paroles, toi, la chrétienté.

Je suis obligé de me tourner vers l'islam. Il va se tourner vers l'islam. Attention, parce que là, ça va être un cours assez compliqué et assez long pour expliquer l'islam. On y va. Je vais préparer.

— Est-ce que je peux, avant qu'on quitte le christianisme, poser la question plusieurs fois: vous êtes revenu sur le fait que ce sont les Juifs qui ont tué Jésus. Mais pourtant, l'Église elle-même a dit que c'étaient les Romains. Alors je ne comprends pas. Ce sont les Juifs ?

D'après le Rambam, d'après Maïmonide, ce sont les Juifs qui ont… c'est le Sanhédrin, les grands juges d'Israël, qui ont accusé Jésus de fautes graves, de trahison par rapport à l'armée d'Israël, par rapport à la Torah, d'apikoros sourer, de renégat contre la tradition d'Israël, et ce sont eux qui lui ont prononcé la hereg à la mort.

Ils l'ont condamné à mort. Ils l'ont condamné à mort. Maintenant, d'après l'écrit du Rambam, ce serait même nous qui avons réalisé ça. Pourquoi je vous ai dit ça ? Parce qu'on n'a pas honte. C'est ça que je veux dire. On n'a pas honte de ça. Ce n'est pas la question de… Historiquement, quand le Rambam rapporte ça, il le rapporte comme étant quelque chose que nous avons fait. Il n'y a pas quelque chose de mal dans ça. C'est ça que je voulais dire.

Nous, on a vu qu'il était dangereux pour le peuple d'Israël. Et en effet, ça s'est avéré comme un véritable danger, même dans sa mort, à plus forte raison dans sa vie. Par conséquent, on ne doit pas avoir honte de ça. Maintenant, les chrétiens, et le monde, au niveau de l'histoire, etc., en effet,

disent que ce sont les Romains qui l'ont tué et assassiné. C'est vrai. Mais ce qui est fou, ce qui est fou, c'est que la chrétienté a accepté ça: pendant deux mille ans d'histoire, la chrétienté a avancé le déicide contre les Juifs, ceux qui ont tué Dieu. Et c'est seulement quand Haam Israël revient sur cette terre, reconstruit l'État d'Israël, que Pitom lance une erreur historique. Pour eux, moi je parle par rapport à eux. Par rapport à eux, ça a été un événement particulier, la création de l'État d'Israël, qu'eux ressentent

comme: non, il n'y a plus, on ne peut plus accuser les Juifs. C'est quelque chose d'extraordinaire. Regardez, ici vous avez… vous n'avez pas besoin d'avoir le texte du Kouzari, puisque je vous le montre ici. Veacharka, et c'est après. Vous voyez ici Veacharka ? Kara lechacha mihachme Ishmaël. Il a appelé un sage, des sages d'Ismaël,

et il lui a posé les questions: sa sagesse, sa philosophie, et les actions, quels sont les commandements de sa philosophie religieuse. Et il dit, il lui a dit: nous acceptons l'unité et l'unicité de Dieu, et le fait que Dieu a précédé tout.

C'est-à-dire que Dieu est la source de tout. Et nous, nous avons comme émouna que Dieu a créé ex nihilo, à partir de rien. Il a voulu créer ce monde. Il n'y avait pas de monde et maintenant il y a …

Cours d'Orot veKelim

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— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

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