Les prémices du repentir et la émouna qui les porte
Le Rav Kook enseigne qu'un début de techouva, même modeste, transforme l'homme et influence le monde entier.
Rav Yaakov Nahon
Ensuite : Quand la faute fait perdre le sens de la vie, 26 min
En bref
Le Rav Yaakov Nahon commente le début du chapitre sur les prémices de la téchouva (irouret téchouva), ce mouvement encore en gestation qui se réalise peu à peu. Il explique que cette téchouva naissante, lorsqu'elle est authentique, a une portée qui dépasse l'individu et profite au monde entier. Il traite aussi de la difficulté particulière de la téchouva envers autrui : Hachem pardonne quand la téchouva est sincère, mais la réparation d'une faute commise envers son prochain demande patience et vigilance.
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Le titre du chapitre, c'est Érkam chel Irouré Techouva, c'est-à-dire la valeur des prémices de la techouva, des débuts de la techouva, des pensées de la techouva. C'est quelque chose qui est en train de se faire, qui est en gestation, et qui, d'une certaine façon, se réalisera avec le temps. Le titre dit: la valeur de ces prémices de la techouva, de ces débuts de techouva. Tziura omar chafta: l'idée, l'imagination que l'on se fait, les pensées qui accompagnent cette techouva, et la pensée qui l'accompagne aussi.
On a déjà vu un certain nombre de paragraphes dans ce chapitre. Et si vous voulez, on va prendre le paragraphe Vav de ce perek. Il commence par: Tsrikhim léha'amik méod béémounat techouva. Vous voyez ce texte ? Tsrikhim léha'amik méod. Maintenant, Yonah, tu vas commencer à lire. Prépare-toi. Je dirige la lecture vers toi, mais lis le plus fort possible. C'est le paragraphe Vav, à la page Noun Guimel. Vas-y.
Nous devons être très prudents dans l'émouna de la techouva. Nous devons être prudents dans l'émouna de la techouva. Nous devons être prudents dans l'émouna de la techouva. Nous devons être prudents dans l'émouna de la techouva. Nous devons être prudents dans l'émouna de la techouva. Nous devons être prudents dans l'émouna de la techouva.
Vekal vachomer, kashé kéva, be'ar yekapeh, le'idei hazkamah shel techouva. Et lorsqu'elle est liée à la Torah, à la sagesse et à la crainte du Ciel, et de tout chehou kishkat hahouna, de l'amour divin, po'emet benafcho. Vyiratsé et asmo vyinachem et nafcho, hanah hala af, vyichazayim.
Le Rav nous dit: il faut vivre en profondeur.
Réaliser en profondeur la émouna que l'on doit avoir dans ce processus de techouva, pour savoir que, quand on amorce un processus de techouva, ça marche. Il faut bien approfondir dans la émouna de la techouva, et être certain que déjà, par une simple prémisse de techouva, un début, une amorce de techouva,
Gam ken metakni marbe tatsmo veta olam. On se corrige beaucoup soi-même. Et ce qui est spécifique au monde de la techouva, tel que c'est signalé à différents endroits du Talmud, dans ces réthiot en particulier: que le processus de techouva, quand il est vécu par un individu, ne reste pas dans son individualité. Dès qu'un processus de techouva authentique est vécu par un individu,
il a une portée collective. C'est ce que dit le Rav ici: metakni marbe etatsmo vétaolam. Et ce que le Rav Soudan, dans ses notes ici, renvoie à une guemara du traité Yoma qui parle de Kippour, qui justement parle du fait que chaque personne qui fait techouva, quand la techouva est faite dans son authenticité, non seulement il y a un pardon qui arrive au niveau de l'individu,
mais ce mouvement de techouva qui a existé à l'intérieur du monde, l'individu qui l'a fait donne au monde entier une dimension de mérite. Aolam kulo. Et le Rav dit même que c'est un niveau qui est un niveau de début de techouva, d'amorce de techouva. Parce que, on en a déjà parlé: le monde de la techouva, c'est une ouverture vers autre chose. Du moment que l'homme s'engage dans le monde de la techouva, il y a une ouverture, une fenêtre sur une vie
d'un autre type. Et dès qu'on commence à vivre cette dimension-là, tout est important, parce que c'est autre chose. Vous allez vous dire, la seconde phrase que tu as lue: Oumoukha kadavar chachar kol yerour techouva. Meta cha'meach houmer outsé ben afcho. Oumoukha kadavar: c'est une chose qui est nécessaire, qui est inhérente à ce processus de techouva. Chachar kol yerour techouva: chaque fois qu'il y a un yerour de techouva, c'est une prémisse, une amorce de techouva,
mais qui est vécue, qui est sentie à un certain niveau de notre être, même à ses débuts. Iyei yoter sameach: l'homme est déjà plus heureux, ou meroutse, satisfait de lui-même, mimachaya bat'hila, que ce qu'il était avant cette techouva. La techouva apporte en lui une satisfaction, une joie. La phrase suivante, que le Rav rappelle souvent, mais vous verrez qu'il la garde quand même
toujours: qu'elle se respecte, de même, ce début de techouva. Mais il nous dit: et encore plus lorsque cette pensée, cette prémisse de techouva, kvar ba, en est déjà arrivée à l'idée d'askama dans la techouva, un niveau d'acceptation. Non simplement une amorce, mais que, quelque part, au fond de notre cœur,
il y a une décision de: oui, s'engager dans ce monde de techouva. Ce que le Rav appelle une askama, une décision intérieure de: oui. Ce que je me demandais, si je vais le faire, une fois que l'homme a décidé de le faire, ça prend une proportion d'un autre type. Et en plus, il nous dit que, lorsque ce mouvement de techouva est uni à des forces qui lui donnent toute sa puissance,
à savoir la Torah, une connaissance de la Torah, la Chokhma, une sagesse, une capacité de penser, et une préparation à la pensée, et la yirat Chamayim, la crainte du Ciel. On sait qu'elle est essentielle chaque fois qu'on a un engagement dans un monde spirituel qui est celui de la Torah. La crainte du Ciel est essentielle, parce que c'est autour d'elle que vient la sécurité de la dynamique de la techouva,
accompagnée de Torah, de Chokhma et de crainte du Ciel. Alors elle prend toutes ces forces. Oumikol cheken, kachat khouna cheláh, ahavat Elokit, poem ouvénéchó. Et encore plus lorsqu'il y a une dimension essentielle à la vie spirituelle, qui, d'une part, est demandée de chacun de nous, mais qui, d'autre part, est essentielle. C'est un niveau: c'est ahava, l'amour de D.ieu.
Parce que l'amour, l'amour divin, poem ouvénéchó, résonne dans son cœur. Parce que l'homme est arrivé à sa dimension d'amour, tout ce monde spirituel commence à prendre toute sa dimension. C'est curieux que, quelquefois, quand on regarde le texte du Chema, à ses tout débuts, immédiatement après Chéma Israël, Hachem Elokéinou, Hachem Ehad,
l'appel est un appel d'amour. Il est question de vivre — c'est immédiat, c'est l'appel le plus immédiat après la récitation du Chéma — de vivre l'amour. Mais, tout en reconnaissant que c'est quelque chose qui est le début d'une vraie démarche spirituelle, ce n'est pas évident que tout le monde arrive à cette dimension-là. Le Rav nous dit: lorsqu'une techouva arrive à cette dimension, à ce moment-là, la techouva
a déjà pris ces proportions dans lesquelles elle a toute sa force. Et il va se convaincre, se satisfaire. Il va consoler son âme, le mot nefech, son psychisme, son monde intérieur, qui est fatigué.
Il renforcera son monde intérieur de toutes sortes de renforcements. Kidvar Hachem: c'est la parole divine qui accompagne cette techouva. Le texte: Ki'ish asher imo yenachamenou, ken anokhi anachemkhem. Ce texte est un texte d'Isaïe que l'on lit le Chabbat qui suit
Cours d'Orot veKelim
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