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La souffrance de l'âme face à la faute

Pourquoi la faute fait souffrir l'âme, et comment la techouva en fait un signal de vie.

31 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Les prémices du repentir et la émouna qui les porte, 34 min

En bref

Le Rav Yaakov Nahon commente le chapitre 8 d'Orot HaTechouva du Rav Kook, consacré aux souffrances qui accompagnent la faute puis la teshouva. Il montre que la douleur intérieure qui surgit à la prise de conscience d'une faute n'est pas d'abord la crainte d'un châtiment, mais la souffrance de l'âme elle-même, qui est contrariée dans sa manière de vivre en accord avec la volonté divine. Il explique enfin que la teshouva guérit cette souffrance, en rétablissant l'harmonie entre l'âme et l'existence, et en faisant de la douleur un signal qui protège et oriente.

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

On commence. Nous sommes dans notre texte d'Orot HaTechouva, au chapitre 8, et je te rappelle le sujet: Mahove Achet Ve Yissure HaTechouva Oumarpe Haratan, c'est-à-dire les souffrances que la faute apporte, les souffrances qui accompagnent la techouva.

Et l'impression de guérison et de lumière que la techouva apporte une fois qu'elle s'est installée dans la tête. Si tu veux, on va prendre le second paragraphe.

Ce n'est pas leur intérêt intérieur, car s'il y a des ressources individuelles dont les espoirs sont dénigrés, car la faute les dénigre, c'est contre toutes les conditions de leur vie, et ces ressources en elles-mêmes les dénigrent. Et l'homme qui connaît de l'intérêt intérieur le bon producteur, qui se dénigre de ces ressources,

et il les reçoit avec toute douleur, et son esprit s'y réunit. Et il les reçoit avec beaucoup d'ampleur, et son Talmud se réunit avec lui.

Le mot Keev en hébreu veut dire souffrance. Et le mot Machov lui ressemble. Donc Machovi Magdolim, les grandes souffrances. Le mot Tokef, Batkafa, est un mot très fort, qui peut avoir le sens, par exemple, d'attaquer, de saisir, d'attaquer.

Notre nefesh, notre monde intérieur, notre psychisme intérieur, a lié des Rayon HaTechouva. Quand commence chez cette personne un Rayon HaTechouva, une idée de techouva qui démarre. Et quand ce début de techouva commence à se lever à l'intérieur d'un monde qui porte ces problèmes, ça fait mal, apparemment.

Maintenant, ces souffrances-là, et ça, c'est une analyse extrêmement fine de la psychologie de la faute et de la techouva. Le Rav dit: Afalpiche lefamin miriam keilouem bayim mitsa dirata onesh. Quoique quelquefois, ces souffrances qui se réveillent, des souffrances psychiques, elles proviennent, on a l'impression que ça provient de la peur que l'on a de faire face à une situation problématique.

Et qu'autour de cette prise de conscience, on est en même temps apparemment conscient d'une certaine dimension de Ronech, qui veut dire châtiment. Et le châtiment qui est en rapport avec cette faute, il y a une peur qui s'installe en nous autour de cette rencontre avec le problème qui a porté cette faute. C'est-à-dire cette faute, cette porte, cette faute.

Il doit être payé quelque part. Et la punition de cette faute, si je révèle le thème, si je réveille la faute, quelquefois on peut avoir l'impression qu'il y a une douleur qui est derrière, autour de la peur de rencontrer la dimension de la punition qui est en rapport avec cette faute, comme si c'est une punition qui va venir. Et le Rav va nous dire quelque chose d'au début un peu inattendu.

Le Rav te dit: en réalité, ce n'est pas la peur d'une punition éventuelle qui pourrait venir une fois qu'on fait face à la faute. Il ne sait pas ça. Il dit en fait que le contenu de cette réticence, de cette impression qu'il y a une faute, ce sont en fait des souffrances installées déjà dans l'être.

Je neshama nirvet behem. Parce que notre âme est en train d'être brûlée. Elle souffre de ses fautes, parce que sa souffrance est une souffrance qui a accompagné l'âme depuis le début de la faute. Parce que la faute lui fait mal, à cet homme.

Ce n'est pas la crainte d'une punition qui viendrait un jour, mais le fait, au contraire, qu'à travers ce mouvement de techouva, on découvre une partie de notre monde inconscient, qu'on trouve quelque part en profondeur notre âme, et qu'on la voit, qu'on la rencontre dans sa souffrance face à une faute qui a été commise et qui est contraire à sa nature. Dit le texte: Chet Machivota, la faute.

Elle fait souffrir notre âme. Pourquoi ? Parce que cette faute est contraire aux conditions de la vie de cette âme qui, au contraire, vit de la joie de s'adapter, de s'accorder à la volonté divine, et pas le contraire. C'est ça, sa vie.

Alors, cette souffrance provient du fait que la faute est contraire aux conditions de vie de cet homme. Cet homme, finalement, respire. Il a sa joie à travers la communion entre lui et la volonté divine. Il fait ce qu'on lui demande de faire, et c'est de là qu'il tire sa joie et sa force. Et quand il y a une faute qui s'installe, alors il y a une souffrance qui provient du fait que c'est exactement la négation de sa vitalité.

En fait, elle la purifie. Mais c'est dans le monde du nefesh, du psychisme, quelque chose qui a son équivalent dans le monde physique. Par exemple, dans le cas où on fait quelque chose qui est contraire au bien de notre corps. Je crois qu'on en avait parlé une fois: si tu mets ton doigt dans du feu, ou s'il se trouve que ton doigt touche du feu, ça fait mal.

Est-ce que c'est bien que ça fasse mal, ou pas ? C'est bien que ça fasse mal, parce que grâce à cette douleur on se réveille et on ne laisse pas les choses avancer. S'il n'y avait pas cette douleur, finalement notre doigt y passerait. La même chose dans le monde spirituel: l'âme, à sa façon de vivre, quand au lieu de l'alimenter comme il faut on fait des choses qui sont contraires à sa façon d'être, elle réagit par une douleur.

Qui nous fait prendre conscience de l'existence de cette âme, et qui nous fait prendre conscience aussi de la capacité que nous avons de changer notre comportement pour faire les choses comme il faut. Et ces souffrances, finalement, c'est une espèce de signal, une espèce de feu rouge, dans lequel on te dit: attention, tu es en train de faire le contraire de ce qu'il faut. Comme une nourriture mauvaise: quelqu'un mange une nourriture mauvaise, c'est contraire à notre corps. Mauvaise odeur, dans certains cas.

Le signe qu'il y a quelque chose de dangereux. Dans le tournant au niveau de la techouva, à ce niveau-là, c'est la prise de conscience, finalement, que cette souffrance n'est que pour son bien, et qu'au contraire il faut faire face à la faute qui a été révélée à travers cette souffrance, pour changer notre comportement. Et de façon assez miraculeuse,

la souffrance disparaît une fois que l'engagement change et que la personne se corrige.

On va voir un peu le texte. Le Rav dit: Ve'a Adam amakir be'akarap nimit eta otsar atov. Lorsque l'homme makir, be'akarap nimit, reconnaît, par une connaissance intérieure, eta otsar atov. Qu'est-ce que c'est que otsar ? À retenir: le mot otsar veut dire trésor.

Le ministère du trésor, ça se dit Misrad HaOtsar. Et Adam HaMakir Beakarab Nibit Et HaOtsar HaTov: alors qu'on connaît intérieurement ce trésor, ce bon trésor, qui est Oussah, le Mounach, qui est placé à l'intérieur de ces souffrances. Parce que cette souffrance, le trésor de cette souffrance, c'est que ce sont finalement des révélateurs qui viennent nous réveiller

: est-ce qu'il faut changer ? Parce que ce n'est pas ça. Alors, l'homme, devant cette souffrance, au lieu de se …

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