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Quand la faute fait perdre le sens de la vie

Comment une faute ponctuelle coupe l'homme des forces de la vie, et comment la techouva le relie à nouveau à sa source.

26 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Les trois niveaux de la techouva selon le Rav Kook, 48 min

En bref

Le Rav Yaakov Nahon commente un passage du Rav Kook sur la faute et son effet sur la personnalité : la faute, même ponctuelle, peut couper l'homme des forces de vie positives que sont la Torah, l'émouna et le sentiment intérieur de droiture. Il illustre cette chute par la faute d'Adam Harichon, qui perd en un instant l'immensité de sa communion avec le monde. Le cours montre que seule la Tchouva permet de relier à nouveau sa vie à la source de la vie, c'est-à-dire au Créateur.

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Pour essayer de comprendre un peu ce texte, il faut se replacer dans l'esprit du Rav, qui insiste sur le fait que, lorsque quelqu'un fait quelque chose de bien, cela peut être vécu avec une dimension d'harmonie qui se joue énormément au niveau de la personnalité. C'est-à-dire que la techouva nous permet, en quelque sorte, de rentrer en harmonie avec la vie. On a vu différents textes dans ce sens-là. Je ne sais pas si vous vous en souvenez. Le message de la techouva, quand on a fait techouva, c'est d'arriver à vivre une communion avec la vie de différentes façons.

Mais, contrairement à cela, dans l'autre sens, le message de la faute: quand on rentre dans un monde qui est un monde avéra, c'est un monde dans lequel la personne risque de se couper de toute une série de vitalités. Le fait que la personne se laisse prendre parfois par des tendances mauvaises qui sont puissantes chez elle peut être au détriment de toute une série de vitalités. Ce qui fait qu'en réalité, quand on fait une faute, qui apparemment peut être une faute ponctuelle, c'est une faute qui se fait au détriment de toute la personnalité.

Je vous remercie d'avoir regardé cette vidéo.

Mais à ce qu'on a dit, on a dit, on a dit.

Un midrash de la tsad haliver, de l'eau, de la tsad hachalach, de la tsad haliver, de la tsad halach …

Bon, c'est Retsos. C'est une très bonne phrase, une très bonne phrase. Elle a différentes parties. On va essayer d'analyser un peu ce texte-là.

Le problème central, c'est la rencontre avec la faute, la rencontre avec la transgression. Le mot timtoum, c'est quoi ? Bouché, fermé. Daat, c'est la connaissance. Combien, notre connaissance ?

Et cela se vit aussi bien, ce que le Rav dit, c'est une aventure, cela se vit aussi bien au niveau de l'individu qu'au niveau de l'expérience collective. aussi bien chez l'individu, ou chez la tsibour, qu'au niveau de l'expérience du tsibour, l'expérience collective.

Ok, une échelle de koufa sur une époque. Ok ? Il y a chaque époque avec ses problèmes, ses fautes, et les problèmes qui sont spécifiques à telle ou telle époque. Maintenant, cette faute provoque ce que le Rav appelle une descente, une chute: yerida. La yerida, c'est une descente qui est le résultat de la faute, du péché. Maintenant, le message essentiel de ce paragraphe, c'est que, à travers la faute, l'homme peut être contraire à toute une série d'expressions de vitalité positive, qui sont en fait l'expression du monde qui est pour le bien.

Lorsque la yerida, la chute, descend de l'homme à travers le péché, elle provoque cette prise de vie, cette compréhension de la vie. Ce qui s'affirme dans l'homme: il va s'attacher à cette façon de vivre, contre… contre quoi ? Contre l'esprit d'en haut, l'esprit de Hachem. Contre la parole de Hachem qui s'est exprimée de façon claire, qui vient de toutes ces différentes sources: mi Torah, à travers la Torah; mi émouna, à travers la émouna; begami mi naga'ot, à travers les traditions que nous avons en nous; mi askamata briol, du consensus, du bien; mi yashro apnimi, de sa droiture intérieure.

La personne qui pèche peut se retrouver dans une situation dans laquelle elle remet en question toutes ces forces qui normalement viendraient l'accompagner dans sa vie de façon positive. Tout cela s'arrête. Il va contre tout cela: contre l'esprit d'en haut, contre la parole divine qui s'exprime à travers la Torah, contre les traditions, les habitudes, contre son sentiment intérieur, son instinct intérieur de droiture. Et, disons…

La grandeur de cet esprit qui est arrêté maintenant provient de tout le contenu vivant qui est contenu dans l'esprit du monde entier, dans les lois mêmes du ciel et de la terre, de toute leur existence de base. C'est-à-dire que la Torah…

Le bien qui est proposé au monde, c'est en fait le monde entier qui le veut, qui l'exprime. Et faire la faute, c'est aller à l'encontre du message du monde. Alors le Rav dit: quand cette chute, qui est le résultat du péché, a provoqué… ] quand l'homme, à travers cette chute de la faute, du péché, [naseh midrash…, etzad haiver shepo] se laisse, se trouve finalement

Foulé par ce côté aveugle qui est en lui, qui l'a poussé à pécher. Il se laisse fouler par ce côté faible, qui ne peut plus s'imposer avec force à notre besoin de plénitude. L'homme ne peut plus s'imposer avec force à notre besoin de plénitude.

Lequel besoin de plénitude nous appelle, nous demande de nous éloigner de la faute. L'homme a perdu cette force. C'est un état d'esprit qui existe parfois dans certains contextes. On peut connaître cela. Certaines époques, certains endroits, certains milieux, certaines ambiances dans lesquelles on vit ces dimensions-là. C'est-à-dire que l'homme est pris par un esprit de péché, qui n'est plus écouté.

C'est-à-dire qu'on n'entend plus. On sait que, quelque part, tout cela existe, mais on est passé outre. J'ai plus la force de lutter contre tout cela. J'ai oublié tous les grands principes qui étaient mes forces, mes lumières morales qui me faisaient vivre jusqu'à maintenant. Je me coupe de cela, et de cela, et de cela, à cause de cette tendance vers le péché qui m'emporte.

Le Rav va maintenant insister sur quelque chose. Il se peut que

ce péché qui a été fait par la personne, cette transgression qu'elle porte en elle, soit peut-être ponctuelle, mais elle est le résultat d'une orientation, d'une façon de vivre négative. Alors le Rav te dit: sache que celui qui est rentré dans ce monde-là, qui est déjà prêt à passer outre, à se couper de tout le message positif qui accompagne le bien, la Torah,

En faisant ces trois gestes, tu dis: ne crois pas que c'est ta volonté passagère qui a été affaiblie et qui reviendra. Ne crois pas que c'est quelque chose de passager qui est en train de se passer. Si tu ne fais pas de techouva, c'est quelque chose qui est un engagement de type définitif. Ne crois pas que c'est simplement ta volonté passagère qui s'est affaiblie à travers cette expérience, le pécheur. Mais tu pourrais croire que rucho, bemahouto véherko, met son esprit dans sa nature, dans sa valeur, cichlo, son sechel, sous sa lumière, omed alamdor, se tient fort, et que, simplement, une partie de sa volonté est passée, mais que lui reste toujours le même. Non. Lohen adava, ne vis pas dans cette illusion-là.

Sache que le fait d'avoir finalement capitulé devant cette tendance, de laisser les valeurs classiques qui t'accompagnaient pour aller ailleurs, c'est une transgression. Panav, koulam, choumou: ses faces ont l'aspect de toutes ces forces-là. En réalité, elles ont …

Cours d'Orot veKelim

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