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Le sketch de l'homme et la Techouva d'après le Rav Kook

Pourquoi la faute est inévitable chez l'homme et comment la Téshouva permet de corriger rétroactivement ses erreurs.

59 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : La souffrance de l'âme face à la faute, 31 min

En bref

Le Rav Yaakov Nahon commente le début du chapitre sur la teshouva dans l'enseignement du Rav Kook : il s'agit d'une nécessité inscrite dans la création, car l'homme, mélange d'âme et d'instincts, ne peut avancer sans erreurs. Le cours développe l'idée que la teshouva permet une correction rétroactive de l'impact spirituel de la faute, et qu'elle ouvre à nouveau la lumière divine. Il montre enfin que l'obstination dans une mauvaise habitude est une forme d'esclavage, et que la teshouva rend à l'homme sa liberté et sa tranquillité intérieure.

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Alors, si on revient sur le titre de notre chapitre, on le lit ensemble. On est à la page même, Aleph: Ahrayout metsiout ha-techouva ou peoulata ba-adam, ba-olam, u-knesset Israël. Ahrayout, ça veut dire ? L'obligation, la nécessité qu'il existe une techouva. Metsiout ha-techouva, de l'existence. Donc la techouva, c'est quelque chose qui s'impose. Ou peoulata ba-olam, ba-adam, et son action sur l'homme, dans le monde, et de façon générale dans le monde entier, et en particulier à l'intérieur du collectif d'Israël.

Le Rav, dans le paragraphe Aleph, comme vous l'avez cité, compare finalement l'expérience de la techouva à l'expérience de la digestion. Dans la mesure où, dans la digestion, on rencontre toute une série de corps, et à l'intérieur de ces corps il y a ce qui est nécessaire pour nous, pour notre vie, et il y a aussi des déchets. Il en est de même au niveau de notre vie: quand on s'engage dans la vie, à travers notre engagement, dans la complexité de la réalité de l'homme, c'est pratiquement impossible de s'imaginer un homme qui avance, qui grandit, qui apprend à vivre, et on apprend à vivre jusqu'à l'âge de 150 ans, sans qu'il y ait des erreurs sur le chemin. Car l'erreur est quelque chose de profondément naturel.

Je vous ai fait des sketchs comme ça, je reviens encore sur un sketch, en vitesse. C'est quand HaKadosh Baroukh Hou a voulu créer l'homme, le sixième jour. Il a convoqué toutes les forces de la nature, dont il comptait se servir pour créer cet homme, parce que cet homme, c'est une série de... de patentes, les unes plus intelligentes que les autres; on a besoin de toutes les forces de la réalité pour le mettre en vie. Et il leur a dit: j'ai l'intention de faire l'homme. Les forces du monde entier ont demandé au Seigneur du monde: qu'est-ce que c'est qu'un homme ? Il leur a expliqué que c'est un mélange entre un animal et un ange.

C'est-à-dire que, d'un côté, c'est un être spirituel, lié à la vie d'en haut. De l'autre côté, c'est un être qui va être aussi associé à une vie animale. Une vie animale, c'est une vie qui, partiellement en tout cas, certainement, est animée par des forces qui sont aveugles, dans le sens qu'elles sont ce qu'elles sont, et puis c'est tout. Quelqu'un qui a faim, il a faim, et puis c'est tout. Il veut manger. Et ça, c'est au niveau du manger. Il en est de même au niveau des yetsarim extrêmement puissants chez l'homme, que vous connaissez tous, et que les mariés connaîtront encore mieux quand vous vous marierez bientôt. Ce sont des yetsarim très très puissants, très forts.

Est-ce que ça peut marcher ensemble, cette histoire-là ? Dans ce sketch, qui est apparemment très vrai, les forces du monde se disent: « Seigneur du monde, vous êtes le maître du monde, mais... » J'ai pas l'impression que ça marche ensemble, ça. Un animal, d'un côté, avec des instincts qui sont aveugles, et qui sont poussés par des forces animales qui ne pensent qu'à aller de l'avant sans regarder. Et de l'autre côté, un être spirituel qui doit se faire à la volonté divine, adapter sa vie et changer sa vie selon cette volonté, et essayer de ne pas se tromper. Ça ne peut pas aller, ça. Le maître du monde dit oui quand même.

On va voir. J'ai quelque chose à vous proposer quand même, pour s'assurer. On va permettre à cet homme, peu à peu, de se corriger. Il pourra se corriger rétroactivement, un peu comme quelqu'un qui apprend à écrire, qui a une gomme, qui peut effacer, puis écrire à nouveau, effacer. Vous pensez que ça peut aller ? Essayons de voir, entre nous, si cet être-là peut exister: un être qui peut, rétroactivement, rentrer en lui-même et corriger ce monde spirituel de la rencontre entre l'âme et le corps. Et s'il y a moyen de corriger cette réalité-là.

Donc, prenons 24 heures pour réfléchir. Au bout de 24 heures, Karou Hou convoque tout le monde. Les représentants des forces du monde entier se présentent devant le maître du monde et disent oui, ils pensent que c'est possible. « C'est sûr, c'est possible ? » — « Oui, on pense que c'est possible. » — « Écoutez, je vous donne encore 24 heures pour qu'on soit sûrs. Réfléchissez encore une fois et dites-moi au bout de 24 heures ce que vous en pensez. » Au bout de 24 heures, finalement, toute l'assemblée des forces du monde entier se réunit et dit devant le maître du monde: nous pensons que c'est possible de créer cet être. Tout en étant animal verrouillé, on lui donne la possibilité de corriger rétroactivement ses erreurs et de changer ses directions verrouillées. Alors le maître du monde dit: « Alors on y va. »

Et ça, c'est le sketch qui s'appelle Techouva kama lama. C'est-à-dire qu'il est inconcevable de penser à un homme, dans toute la complexité de l'idéal qui est proposé pour l'homme, dans sa grandeur, sans que sa mission lui donne la possibilité de faire techouva. Et c'est un peu ce qu'on va voir très bientôt, dans un des paragraphes qui suivent dans ce chapitre.

Dans le paragraphe Hei de notre chapitre, on insiste simplement sur le fait que, chaque fois que l'homme fait une techouva, dans une certaine zone, il y a une rencontre, une ouverture de lumière qui le relie à la source de lumière qui l'alimente spirituellement. Le monde d'en haut est un monde spirituel, prêt à donner de sa lumière et de sa vie à ce monde-ci. Il faut savoir pouvoir le recevoir. Il y a un obstacle, qui est le fait que l'homme ne fait pas toujours la volonté divine. Il y a des forces négatives, mais chaque fois que l'homme arrive à faire techouva autour de ça, il y a de nouvelles fenêtres qui s'ouvrent et de nouvelles lumières qui reviennent et redonnent de la vie à cet être.

Alors, à l'intérieur de ce genre de texte, on va toucher quelques petits textes, les uns plus intéressants que les autres. On va voir un peu. Je pense que Guimel et Dalet, on n'a pas fait ça, non ?

Oui. Le Rav insiste sur le fait que... J'ai résumé un tout petit peu. Le message, c'est que, chaque fois que l'on réussit à faire techouva et à corriger, cela se traduit par l'ouverture d'un canal de lien avec la lumière divine. Lequel canal de lien lui donne la lumière et lui donne la vie ? Si tu veux, on peut prendre le texte. David, tu lis Beth, tu lis. Tu lis Beth, vas-y.

David: Négat kon chalek shel kihour, shemistalek mi nishmat ha-adam, al yedé hazgavatou ha-pimit shel or ha-techouva, mitgalim olamot mele'im niviroutam ha-elyona bekerev nishmatou. Kol ha-avarat chet doma la-asarat davar ha-chotsetz me'al ha-ayin, ha-roa…

Je prends le texte, ensuite on reviendra sur ce texte-ci encore. Mais premièrement, je prends le texte dans le détail des mots.

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