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Le mazal dans le mariage selon la Guemara

Le couple n'est pas écrit d'avance : il se construit, et l'apparence ne doit pas primer.

8 min

Rav Shlomo Aviner

Ensuite : Choisir la date d'un lancement d'entreprise, 3 min

En bref

Le Rav Shlomo Aviner répond à une personne qui n'arrive pas à trouver son mazal : selon lui, l'idée d'un mazal qu'on pourrait manquer n'a aucune source dans la Torah, la Michna ou la Guemara, et le mariage relève de la décision divine, qui prépare à chacun son conjoint. Il montre ensuite, à partir des mariages de Sarah, Rivka, Rachel et Léa, que l'amour naît souvent de l'effort commun et non d'un coup de foudre. Il conclut que l'échec d'un mariage tient plus souvent au regard porté sur l'apparence qu'à une absence de conjoint destiné.

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Shalom, chères spectatrices, chers spectateurs. Voilà une question pertinente: je ne trouve pas mon mazal après plusieurs années. Que faire ? Je suppose que la question est relative au mariage, c'est-à-dire que vous ne trouvez pas la personne avec qui vous vous marierez. Évidemment, la question peut aussi être relative à votre gagne-pain, etc.

Eh bien, vous ne trouvez pas, pour la raison très simple que cela n'existe pas. C'est une histoire à dormir debout et à coucher dehors. C'est écrit nulle part: ni dans la Torah, ni dans la Michna, ni dans la Guemara, ni chez les décisionnaires des premières époques, ni chez les décisionnaires anciens. Ça n'existe pas.

Ce sont des superstitions que quelqu'un a inventées ces dix… ces dernières décennies. Je ne sais pas qui a inventé cette superstition. Dieu décide dans le ciel avec qui chacun se mariera. Traité Sota, page B, recto: soixante jours, quarante jours après la formation de l'embryon, une voix céleste annonce: untel avec une telle.

Donc chacun, quelqu'un lui a été préparé. Évidemment, parfois il y a des malheurs. Autrement dit, ce jeune homme était soldat, et puis il a été tué à l'armée. Alors la fille, elle est où, sans-y-vous, Gaël ? Ou le contraire: la fille, malheureusement…

Elle a été tuée dans un accident de voiture. La pauvre, le pauvre. Alors qu'est-ce qu'il va faire ? Eh bien, comme disent les érudits talmudiques, les deux problèmes se régleront l'un l'autre. Dieu va prendre le jeune homme dont la jeune fille, malheureusement, est morte, et va prendre une jeune fille dont le jeune homme, malheureusement, est mort, et ils se marieront

ensemble. Bien qu'ils ne soient pas identiques au départ, après un certain nombre d'efforts, ils s'arrangeront l'un pour l'autre. Comme le disent les psychologues, qui sur ce point ont raison: il n'existe pas des membres du couple qui conviennent l'un à l'autre; il y en a qui veulent convenir.

Et puis, une semaine après, ils commencent à se disputer, et six mois après, ils divorcent. Et parfois il y a des gens qui se marient, des mariages, comment dire, de raison, et petit à petit ils deviennent amoureux l'un de l'autre. Voyez !

Quatre mariages dans la Torah: Sarah, Rivka, Rachel et Léa. Sarah, c'était la fille adoptive d'Abraham, avec un décalage de dix ans. Quand elle avait vingt ans, elle en avait dix. Puis quand elle en avait trente, elle en avait vingt. Si ça ne commençait pas à bien faire, elle s'est mariée avec lui. Il la connaissait par cœur. Elle était de sa famille.

Ils ne la connaissaient pas comme une épouse, mais ils la connaissaient, on ne pouvait pas mieux la connaître. Rivka, c'était un chidour, un mariage organisé de l'extérieur, mais totalement de l'extérieur. En effet, Yitzhak et Rivka ne se connaissaient absolument pas, et quand ils se sont rencontrés, ils étaient déjà époux.

Ils ne se connaissaient pas. Et pourtant, il est écrit après: Vayéa Véa, il est devenu amoureux d'elle. Pour Rachel, Yaakov Avinu l'a vue, et du premier regard il est tombé amoureux de sa sainteté, de sa verdure, de sa droiture, et il s'est marié avec elle. Quant à Léa, c'était un mariage forcé:

Jacob avait voulu se marier avec Rachel, et le matin, c'était Léa. Alors il lui a dit: « Mais je voulais me marier avec Rachel ! » — « Eh bien, vous êtes avec Léa. » — « Alors, vous avez décidé pour moi ? » — « Oui. » Puis, en fin de compte, il y a eu un grand amour. Morale de l'histoire: ce qui importe, ce n'est pas le point de départ, mais ce qui se fait

tout au long du chemin. Donc, le conjoint, on peut le trouver. Que ce soit le conjoint que Dieu vous a destiné, Baroukh Hachem, ou même un autre, parce que celui que Dieu vous a destiné, malheureusement, est mort: il y en aura un autre, et vous vivrez heureux. Mais, comme chaque cadeau divin, on peut le perdre.

Comment peut-on le perdre ? Parce qu'on est bête et méchant. Un jeune homme m'a énervé. Il m'a dit: « Pourquoi tous mes copains de classe se sont-ils mariés et moi je ne me suis pas marié ? Où est la jeune fille que Dieu m'a destinée ? » La jeune fille que Dieu vous a destinée, vous l'avez rencontrée, c'est moi qui vous l'ai fait rencontrer. Et vous m'avez dit après: « C'est vrai, elle est juste, elle est bonne, elle est droite, elle est même jolie, mais elle n'a pas les cheveux blonds et les yeux bleus. » Alors vous l'avez jetée.

Alors elle a pleuré pendant un an et demi. Puis elle s'est mariée avec quelqu'un d'autre. Maintenant elle a quatre enfants. Et vous, vous êtes un imbécile. Vous avez perdu cette vie pour des bêtises, parce que vous faisiez attention à l'aspect extérieur des gens au lieu de regarder l'âme. Alors parfois, si quelqu'un ne trouve pas son conjoint, ce n'est pas parce que Dieu ne lui a pas amené son conjoint, mais parce que lui, c'est un imbécile.

Au lieu de chercher un conjoint de vertu, de valeur, il est obnubilé par l'aspect extérieur. Alors il ferait bien de relire le conte de Madame, dont j'ai oublié le nom, un nom qui se dévisse avec beaucoup de deux: La Belle et la Bête. Shalom, chères spectatrices, chers spectateurs.

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