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L'âme d'Israël, au-delà des règnes de la nature

Le Kuzari distingue minéral, végétal, animal et parlant, puis l'âme d'Israël qui dépasse la nature.

1 h 02

Rav David Partouche

Ensuite : Le Kouzari : le compte des années selon la Torah, 49 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Ok, on y va. On est au discours numéro 30 (lamed, 30). « Emor machetirtze »: le roi des Khazars dit à Rabbi Yehouda Lévi, au rabbin: « Dis ce que tu as à dire, dis ce que tu voudras. » Autrement dit, le rabbin a réussi à acquérir la confiance du roi des Khazars.

Pourquoi cette chose est-elle importante ? Parce que l'union de l'émouna ne va pas être un principe de preuve, comme on l'a expliqué. Et là, il va nous prendre la main, main dans la main, il va nous emmener dans l'histoire de la relation avec le divin. Si on pouvait parler en premier lieu de l'union de l'émouna, c'est le lien qui existe entre nous et Lui.

Et de quelle manière ce lien va-t-il commencer ? Il va commencer comme le Rav, le Chavère, le Ravant l'explique. Regardez, on est au Lamed Aleph, et je lis. Le Chavère, le Rav, le Tamin Chacham, le sage, dit: « Je vais te parler de la nature. »

Dans la nature, il y a un niveau naturel qui appartient aux végétaux. Les végétaux ont été créés de manière à pouvoir se nourrir. Ces mêmes végétaux se nourrissent de la terre, se nourrissent des minéraux, etc. Ils vont pouvoir grandir, se développer, mais aussi donner naissance. Et en eux, il y a des forces qui font leur particularité. Chaque plante, chaque feuille, chaque arbre a sa particularité et ses forces. Mais il y a un principe général des végétaux: ils grandissent, ils se développent, ils se nourrissent et peuvent donner naissance pour continuer le règne végétal, continuer l'espèce végétale.

Cela concerne non seulement la végétation, sa capacité à se nourrir et à donner naissance pour la continuité de l'espèce, mais aussi les bhéhaïm, les animaux. À part la terre, les pierres et toutes les choses fondamentales, les minéraux primaires. De quoi parle-t-on ? Il va y avoir trois règnes dont parle le rabbin: le règne minéral, le règne végétal et le règne animal.

À Maraqouzari, ils éclatent, ils frottent, ils mettent tout. Il dit: c'est vrai qu'il faut entrer un peu plus dans les détails, parce que c'est toute une sagesse, une science, que de pouvoir comprendre le monde minéral, le monde végétal et le monde animal dans toute leur particularité. Mais c'est une vérité: l'homme arrive à rencontrer cette vérité qu'il y a une différence d'être. Un être qui s'appelle le minéral, un être qui s'appelle le végétal, et un être qui s'appelle le monde de l'animal.

Le rabbin continue et lui dit: maintenant, il y a les animaux, qui ont une particularité par rapport aux minéraux et aux végétaux. Ils ont une nefesh, une âme, une âme vivante, quelque chose qui leur permet de bouger, de chasser, de réfléchir. C'est la particularité qui existe chez l'animal. Et du fait qu'il a cette nefesh, cette âme vitale,

la fameuse Nefesh Béhémi du Tanya, la fameuse âme animale dont le Tanya parle au sujet de l'homme. En tout cas, elle existe d'abord chez l'animal, et elle lui permet des mouvements, des désirs. Toutes les choses qui concernent la vie animale viennent de l'âme vitale qui se trouve dans cet animal et qui lui permet de se comporter comme un animal.

Le roi des Khazars dit: « Même ça, on n'a aucun moyen de le contredire. Tu as raison. C'est une évidence. » Rappelez-vous tout le temps: l'émouna, c'est quelque chose de la chose la plus évidente. Cela passe par l'évidence.

Et là, le rabbin continue. Il passe à quelque chose qui va dépasser le monde minéral, végétal, animal: c'est le domaine du sekhel, de l'intellect. Il y a une particularité chez le Hamedaber. Qui est le Hamedaber ? C'est l'être parlant. L'être parlant, c'est l'homme, l'homme dans toute sa généralité, l'humanité tout entière.

Deux choses importantes ressortent. D'abord, le fait qu'il ait cette possibilité de parler, cette âme intellectuelle, lui permet d'avoir des pensées abstraites. Ensuite, cela lui permet d'avoir des traits de caractère qu'il peut dominer et changer, et cela lui permet la vie en société, ce qui n'existe pas chez les animaux. Chez eux, il y a des meutes, mais c'est très défini, pour des raisons très instinctives. Tout le développement que l'homme accomplit au niveau de la société, au niveau des nations, vient du fait que l'homme a une âme très particulière, qui s'appelle

… la chose intellectuelle, l'intellect de l'homme. Et là aussi, le Kouzari dit: « Il est vrai aussi ce que tu dis. » C'est-à-dire que c'est vrai, et je ne peux pas le contredire.

Alors, on y va. Regardez sur le tableau. Le rabbin nous dit comment le Kouzari commence. Il lui parle des différences de niveau. Il y a le domaine des minéraux, le règne minéral.

Au-dessus, on a le règne végétal. Au-dessus, le règne animal. Et au-dessus, le domaine de l'homme. On a quatre règnes. De qui rabbi Yehouda Lévi s'inspire-t-il pour parler de la sorte au roi des Khazars, pour lui expliquer l'émouna, pour l'emmener dans le minyan de l'émouna ? Il s'inspire tout simplement du Saint, béni soit-Il, lui-même.

Pourquoi ? Parce que lorsque la Torah nous permet de rencontrer le divin, c'est grâce à ce qu'elle nous dit. Qu'est-ce que la Torah nous dit ? Béréchit, bara Elohim, « Au commencement, Elohim créa le ciel et la terre », etc. La Torah commence à parler de la création. Mais de quelle manière nous en parle-t-elle ? Elle en parle de manière progressive, en évolution.

Elle nous parle d'abord de Chamaïm, de Haaretz, de la or, de la lumière. En fait, elle commence tout simplement par la création, avant tout du monde minéral: l'eau, le Yom HaCheni, le Yom Chlichi, le travail au sujet des eaux, la séparation des eaux d'en haut et des eaux d'en bas, jusqu'à l'achèvement. Lors du quatrième jour: la lune, le soleil. Le troisième jour: la lune, le soleil, le quatrième jour.

Les animaux, les végétaux, etc., le cinquième jour. Et enfin, le sixième jour de la création, on a l'homme. Ça va ? Bravo. Ne serait-il pas logique de faire le dessin à l'envers, de mettre l'homme à l'intérieur et de tracer les cercles de l'intérieur vers l'extérieur ?

Oui, mais il y a une intention là-dedans. L'intention est la suivante: d'abord, il y a eu la création des minéraux. Pourquoi ? Le Rav Kook explique, en commentant le Kouzari, que sans les minéraux, on ne pouvait pas créer les végétaux. Le règne végétal repose sur la construction du règne minéral. Ce qui est exceptionnel, c'est que l'ordre dans lequel la Torah a décidé de raconter l'histoire de la création est un ordre. Retenez cet ordre:

il correspond à la manière dont le divin se dévoile dans la nature. Et c'est très important: le rabbi Yehouda Lévi a dit: « Je vais te parler du yinyan ativ'i, le inyan naturel de la nature. » Rantz qui est marqué dans la nature. Teva, cela veut dire naturel, mais marqué. Matba, c'est une pièce, parce qu'elle est marquée, il y …

Cours de la chaîne YouTube d'Orot veKelim

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