Orot veKelimאורות וכלים
Se connecter

Les signes de la fin de l'exil selon le Talmud

Le Talmud désigne un seul signe objectif : la terre d'Israël qui donne ses fruits, et ses sources prophétiques.

34 min

Rav Élie Kling

Ensuite : Le petit Sefer Torah en peau de cerf de Yaakov Maor, 7 min

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Toda, toda à tout le monde, toda à vous, toda aux personnes, aux personnalités qui ont bien voulu accepter notre invitation ce soir. Je parle au nom de Yossi Yonah. Yossi Yonah est le président de la Ramouda, de l'association qui vient en aide aux enfants dont les familles sont défavorisées. Il n'est pas de très bonne santé, donc on peut lui souhaiter tout, c'est comme on souhaite à tous les d'Israël. Bref, voici les mains pour lui et pour tout le monde.

Je dois, avant de commencer, vous présenter, vous confirmer la soirée qui nous réunit ce soir. Un grand merci à Charlie Lelouch, le poète, qu'on appelle et que tout le monde connaît, et à Michel Ackermann, qui sont mes acolytes dans cette soirée qui nous réunit. Notre rencontre de ce soir, c'est quoi ? C'est le mensonge, la désinformation, les contre-vérités, les mystifications lamentables du monde d'aujourd'hui.

Nous n'avons pas la prétention de pouvoir changer le monde ici et maintenant, mais nous tâcherons de comprendre Israël dans ce contexte. Le professeur Benogros nous rappellera la part de chaque juif, nos rapports les uns vis-à-vis des autres. Le Rav Haimdinovich nous situera les nations et Israël, et le Rav Elikling ira aux sources, celles de nos prophètes.

Tout cela est l'histoire extraordinaire d'Israël, le seul pays, je crois qu'on ne le sait pas suffisamment, le seul pays des 197 pays de l'ONU dont l'histoire religieuse et nationale se confondent. Une histoire extraordinaire. Je vous demande d'écouter et je vous demande, s'il vous plaît, d'être attentifs à ces quelques lignes que je vais vous lire. Rassurez-vous, ces lignes ne sont pas de moi, elles sont extraordinaires, et je vous demande encore une fois toute votre attention.

Je cite ces lignes. « Après 2000 ans d'exil, le peuple juif retrouve son indépendance dans le pays de ses ancêtres. L'événement réalise tout d'un coup, devant nos yeux, un chapitre nouveau de l'histoire sainte qui apparente notre ère matérialiste au temps biblique. Le nouvel État d'Israël a été conçu de sang et de larmes. »

À votre avis, qui a pu écrire ces choses-là ? Ça va sans doute nous surprendre, et ça paraît extraordinaire aujourd'hui. Eh bien, c'est la première page du Monde, datée des 16 et 18 mai 1948. Voilà comment Le Monde nous regardait à l'avènement de l'État d'Israël. Moi, vous savez, quand je parle à des Goyim, la Torah me suffit. Depuis Yer-Yer-Ha, ça suffit. N'écoute pas, je veux dire, on ne fait pas de mon discours… Mais là où ça devient extraordinaire, c'est quand on cite l'histoire, d'abord,

et ensuite leurs propres écrits. Et là, l'histoire d'Israël prend une dimension extraordinaire. Donc encore quelques lignes, et toujours pas de moi, ces quelques lignes-là. Je vous demande encore de l'attention. « Cinq Israéliens ont été tués par un Palestinien dans la colonie d'Itamar, colonie, selon, selon, on ne sait pas, selon l'armée israélienne. Ils sont membres d'une même famille selon les médias israéliens. Ils auraient été poignardés dans leurs lits par un intrus. Pas par un barbare, pas par une bête immonde, pas par un terroriste, par un intrus. Il s'agit bien sûr de l'assassinat de la famille Fogel, et l'emploi du conditionnel, "aurait" et "selon", est une horreur. »

Mon Dieu, comment peut-il s'agir que du même journal, Le Monde ? Celui de mai 1948 se brame et a eu lieu, ça n'est pas une tragédie, ça. On laisse… les Juifs n'ont pas de tragédie, on laisse ça aux Grecs, je parle aux profs de philo. Et j'ai même à vous soumettre un compte rendu de ces obsèques. Et je vous demande encore une fois toute votre attention. « Ces démons cohortes, démontes cohortes, en kitsch, il y avait 25 000 personnes aux obsèques, hein.

Ces personnes-là vont bientôt se peindre aux couleurs rouge sang. Le sexe, vous avez bien entendu, le sexe, comme l'entreprise des localités juives de Judée-Samarie, est un acte de violence et de conquête. Ces Juifs accomplissent l'acte sexuel avec la terre. Ils aiment le sexe, et les Juifs de Judée-Samarie sont forcément des obsédés. »

Ces lignes sont, à votre avis, d'un monsieur qui s'appelle Shaï Golden, rédacteur en chef du journal Haaretz. Voilà. Où peut aller la haine de soi ? Alors, messieurs, professeurs, rabbanim, je vous demande aujourd'hui, dans ce glauque, dans ce marécage, de nous éclairer, de nous dire un petit peu comment on doit prendre ce monde de fous, quelle est la part d'Israël dans ce monde, et Israël, faut-il leur rappeler…

Nous avons un contrat avec le grand patron. Faut-il vous rappeler que dans cette salle, dans cette même salle, il y a eu assez d'air de Pessa'h. Il y a eu des morts et des blessés. Et quand l'armée israélienne est rentrée dans le bureau de ce chien qui guidait ces barbares, ils sont venus ici, à l'hôtel, faire leur enquête, et ils ont dit: on a trouvé sur le bureau d'Arafat la publicité de l'hôtel, le Park Hotel de Nathania.

Alors que vous savez très bien qu'après les attentats, tous ces barbares diraient: mais oui, c'est une minorité qu'on ne peut pas contrôler. Tout venait de la tête. Alors je vous demande, à vous, messieurs, de nous donner quelques mots, de nous donner quelques pistes de réflexion, parce que je considère vraiment qu'on vit une époque de fous. J'ai dit « extraordinaire », parce que je suis poli, mais c'est effectivement avec la haine de soi, sur un fond de certains d'entre nous, malheureusement.

Alors, le timing de la soirée: on va demander au Rav Eli Kling de nous parler de ce qu'il avait envisagé de faire, c'est-à-dire des origines et des sources de nos prophètes. Voilà. Je passe la parole au Rav Kling.

Bien, chers amis, bonsoir, et merci donc aux organisateurs. Saviez-vous que c'est une mitsva d'étudier l'histoire ? C'est-à-dire que, parmi les mitsvot, il y en a une qui consiste à connaître l'histoire, l'histoire en général, l'histoire du monde, l'histoire juive en particulier. C'est un verset, un verset explicite. Et le verset dit la chose suivante: Zechor yemot olam, binu shnot dor vador, sh'al avicha veyagedcha, zekenecha veyomru lakh. « Zechor yemot olam », ça veut dire: souviens-toi des jours qui se sont passés. Donc, apprends l'histoire, quoi.

Mais la vérité, en regardant bien le verset, on s'aperçoit qu'il y a une double mitsva. Il y a la mitsva de connaître les événements passés, zechor yemot olam, se souvenir de ce qui s'est passé. Et puis il y a une deuxième mitsva, c'est binot shnot dor vador, c'est-à-dire comprendre. Binah, c'est comprendre, c'est interpréter l'histoire. Donc ça ne suffit pas de connaître les événements, on a également l'obligation d'essayer de les comprendre. Et le verset continue en disant…

Tu as deux adresses pour ça. Première adresse: Sh'al avicha veyagedcha. Demande à ton père, et il te racontera. Évidemment, celui qui connaît le temps passé, c'est celui de la génération précédente. Il va te raconter ce qu'il a lui-même vécu. Il rajoutera ce qu'il a entendu de son propre père, il rajoutera ce qu'il a envie de rajouter de ce qu'il …

Cours de la chaîne YouTube du Rav Élie Kling

Dans la même série

Toutes les vidéos de la chaîne, de la plus récente à la plus ancienne.

  1. 10
    Travail et Torah : laquelle a la primauté ?
    Le travail est un acte de création partagé avec Hachem, à ne pas opposer à l'étude de la Torah.
    3 min
  2. 11
    Le respect des parents face au commandement de ne pas convoiter
    Pourquoi la Torah place le respect des parents en face de « tu ne convoiteras pas », et trois explications.
    6 min
  3. 12
    Le cochon cachère : quand nos ancêtres mangeaient du porc
    Pourquoi le porc est interdit, et ce que le chapitre 6 de Devarim et la paracha Vaét'hanan en disent.
    1 h 19
  4. 13
    Nos jeunes face à la pratique : l'émission Plein Lado
    Parents et adolescents interrogent la transmission, l'assimilation et les choix de vie en Israël.
    1 h 01
  5. 14
    Les signes de la fin de l'exil selon le Talmud
    Le Talmud désigne un seul signe objectif : la terre d'Israël qui donne ses fruits, et ses sources prophétiques.
    En cours de lecture
  6. 15
    Le petit Sefer Torah en peau de cerf de Yaakov Maor
    Comment un rouleau caché dans la Shoah est retrouvé à Vienne en 1975 et revient en Erets Israël.
    7 min
  7. 16
    Les filles de Tselofrad et la place en Erets Israël
    Pourquoi Rabbi Akiva voit en Tselofrad un tsadik, et ce que le sacrifice pour le peuple ouvre comme droit à la terre.
    12 min
  8. 17
    La vache rousse et l'exil : le Khilloul Hachem
    Pourquoi l'exil lui-même profane le Nom de Dieu, selon le chapitre 36 de Yehezkel, et ce que cela dit de la Gueoula.
    1 h 02
  9. 18
    Existe-t-il une obligation de croire en Dieu ?
    Maïmonide fait de la croyance une mitsva, et le cours examine ce que cela signifie et sa place dans les Dix Commandements.
    6 min
  10. 19
    Coronavirus et Torah : la leçon d'humilité
    Le Rav Kling tire de la crise l'appel à l'humilité et relie le Chabbat à la sainteté du temps plutôt que de l'espace.
    5 min

— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

Une question sur ce cours ?

La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.

Commentaires et questions au Rav