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Pourim, l'âme de la fête selon la Chassidout

Le sens profond de Pourim à partir d'un texte de Rabbi Nathan : d'où Haman puise sa force.

1 h 21

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Pourim et le symbolisme du vêtement, 1 h 02

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

On va parler de Pourim, et nous allons en parler selon un angle de vision qui est celui de la Chassidout, c'est-à-dire du sens caché et plus profond de Pourim, celui qui nous révèle des valeurs et des niveaux de Pourim que nous ne connaissons peut-être pas, et qu'il est important de connaître. Quand je parle de Chassidout, je parle de source des choses.

C'est-à-dire que la Chassidout ne s'arrête pas au résultat, mais s'adresse plutôt à la valeur intrinsèque de l'événement ou de la chose dont on parle. Cela veut dire que si l'on parle de Pourim, on va laisser de côté, pour l'instant, le côté de la fête telle qu'on la connaît aujourd'hui. On va précisément s'occuper du sens, de l'âme de la fête.

Donc, aujourd'hui, j'ai pris un texte qui s'inscrit dans la lignée de Rabbi Nahman de Breslev, et qui va nous dévoiler, pour Pourim, de cette manière-là. Toi, c'est la vraie. Tu es déguisée. Moi, je ne fais pas les 40, en fait. C'est Rebecca ? — Ouais.

— J'ai compris. Les cheveux, machin, ça va. Le sweat, ça va, j'ai compris. — Ok, effectivement, la jupe comme ça. — Ouais, exactement. T'es au top. — Bon, Rebecca, calme-toi alors. Je vais te parler. — Alors, regardez comment le Rav va commencer. Ce qui est entre parenthèses, c'est moi qui le rajoute pour expliquer les choses.

Mais en réalité, le texte est tiré des Ikute Al-Akhot de Rabbi Nathan, c'est-à-dire l'élève de Rabbi Nahman, dans Or HaChayim, Il Chot Pourim Al-Chagimel. Alors, nous allons nous occuper un peu de ce degré-là.

Première chose: Ahizat Haman. Le Rav vient s'occuper de la source, de la prise, de l'endroit où Haman a puisé ses forces. D'où a-t-il tiré la puissance de faire ce qu'il a fait contre le peuple juif ? Vous voyez qu'on s'occupe déjà directement des valeurs intérieures de la fête. Et là, on nous balance très, très loin. On nous dit qu'en réalité, Haman a pu faire ce qu'il a fait parce qu'il était, en réalité, quelqu'un d'autre, avec un nouveau vêtement.

C'est-à-dire que c'est une même énergie que l'on a déjà connue dans le monde, mais pas sous cette forme-là. Autrement dit, Haman n'est qu'un nouveau déguisement, une nouvelle apparition d'une force négative qui a déjà fait des dégâts dans l'histoire humaine. De qui Rabbi Nahman, ou Rabbi Nathan, son élève, veulent-ils parler, d'après vous ? — Non.

— Non, c'est sûr que sa source est Amalek, mais là, il va encore plus loin. — Non, plus loin. — Non, plus en avant, avant. Il y a Hanachach, le serpent. Ça veut dire qu'en réalité... Ça va, Abigail ? Elle parle même comme elle. Bien. Le même maquillage, je vois que... J'ai remarqué, elle a fait le haut et le bas.

Alors, vous voyez comme ça devient intéressant. Cela veut dire qu'en réalité, le premier Haman de l'histoire, ou le premier Amalek de l'histoire, c'est le serpent. Il fallait y penser. Cela veut dire qu'il s'agit ici de la même énergie, qui se déguise à chaque génération et qui apparaît, en fait, à chaque génération sous la forme de quelqu'un d'autre. Et cela devient très intéressant pour nous, parce que...

Nous ne sommes pas bloqués, nous sommes très souples dans la compréhension de ce mal. Et quelle est la source de ce mal ? Où puise-t-il sa force ? Non, on va comprendre. Amalek est aussi à l'intérieur de nous. Cela veut dire que le serpent est aussi à l'intérieur de nous. C'est-à-dire que c'est une force en nous, qui constitue la force intellectuelle de l'homme, déconnectée de sa force d'émouna. Amalek, c'est la même chose. Il faut bien comprendre que si une force nous arrive de l'extérieur, c'est qu'elle est déjà à l'intérieur. Nous avons une parcelle qui est comme ça.

Le Nachash, c'est une force néfaste. C'est à cause de lui que la mort est arrivée dans le monde. À cause de lui, à cause de la séduction qu'il a exercée sur Chava,

la mort est arrivée dans le monde. Avant, la mort n'existait pas. Adam Harichon n'a pas été créé pour mourir. « C'est le jour où tu en consommeras ». Et grâce ou à cause du serpent, il a consommé. C'est-à-dire qu'à cause de cette force amalécite qui est en toi, et qui, dans sa source, est bonne. Mais Amalek aussi, dans sa source, est bon, puisqu'il a marqué la destruction d'Amalek seulement sous le ciel, c'est-à-dire au-dessus du ciel. Ce sont des expressions des Sages.

Au-dessus, c'est-à-dire dans le sens profond: même Amalek sert à faire quelque chose de bien, même quand il se déguise en quelque chose de mal dans ce monde. Donc, en réalité, ce n'est pas qu'Amalek sait, le serpent, il dit qu'Ahizat Amalek, où a-t-il puisé sa force pour faire ce qu'il a fait ? Dans l'histoire du serpent. Ce n'est pas forcément qu'il sait le serpent, mais il est apparu dans ce monde

grâce à cette force qu'il a en fait étudiée, dans ce que le serpent a causé à l'humanité. Donc Haman est allé étudier la Torah, il est allé étudier ce que le serpent a fait, et il a pris en fait des forces de là-bas. C'est donc un sage dans le mal. Il a utilisé le mal du serpent pour véhiculer, pour faire avancer ses idéologies néfastes, et il a utilisé la même chose. Par exemple,

comment le serpent a-t-il commencé pour séduire Chava ? Qu'est-ce qu'il faut faire ? D'abord, il ne la force pas. S'il la force... — D'accord, mais ça, tu as raison, c'est sa pensée profonde. Mais de facto, comment s'y est-il pris ? — Ok, mais qu'est-ce qu'il a fait ? — Pas seulement par la parole. — Non, c'est elle qui a modifié. — Ok, mais qu'est-ce qu'il a fait ? Clairement, qu'est-ce qu'il a fait ? Il a tenté de quoi ?

Cela veut dire qu'il l'a invitée au restaurant. — Mais oui. — Il l'a invitée à manger. — Il l'a invitée au restaurant. — Il l'a invitée à consommer. Et ici, la consommation n'est pas la consommation de la chose que tu es en train de manger. Cela veut dire qu'il a invité à manger des idées qui sont contraires aux idées de l'éternité. Quand je dis que j'invite quelqu'un à manger,

ce n'est pas que je vais lui donner un morceau de poulet à manger. C'est que, par la consommation du poulet, il va en réalité consommer quelque chose de beaucoup plus profond. Il va consommer mon idéal, l'idée que je veux introduire chez lui. Vous comprenez ? C'est beaucoup plus grave. C'est pour ça que, consommer, ne restez pas au premier niveau de la consommation. Ce n'est pas seulement aller manger. Aujourd'hui, vous consommez toute la journée. Quand vous regardez la télévision, vous consommez des images.

Quand vous regardez Internet, vous mangez des images. Quand vous écoutez la radio, vous mangez des images. Quand vous écoutez un cours, vous êtes en train de manger. Vous comprenez ? Cela veut dire que le serpent a, en fait, donné à manger. Donc, j'ai dit …

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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