Malachi, la dernière prophétie et la crainte de la Gueoula
Pourquoi la fin de la prophétie de Malachi console Israël face au découragement des temps de la Gueoula.
Rav Yoël Benharrouche
Ensuite : Malachie, dernière prophétie et consolation de la Gueoula, 10 min
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Be'ezrat Hachem, aujourd'hui nous allons parler, dans le programme sur la Gueoula que nous avons développé depuis le début de nos Chiourim, d'un sujet assez précis: la dernière prophétie du prophète Malachi. Malachi est le dernier des prophètes. Le livre est assez court, mais à la fin de sa prophétie se trouve un grand secret, que nous allons essayer de voir maintenant.
Hanevoua Chel Malachi, la dernière prophétie de ce prophète, Ba'ale Hagid Mashi Krei Be'acharit Ayamim, vient nous raconter ce qui va se passer à la fin des jours, à la fin des temps. Ve'chen le'nachem libam shel Yisraël: mais en même temps, cette prophétie vient rassurer et consoler le cœur d'Israël,
lebeli hitya'hachoumina Gueoula, pour qu'il n'y ait pas une dépression de la Gueoula. C'est-à-dire qu'une certaine fatigue va s'installer jusque dans la tente même de la Gueoula, de la délivrance d'Israël, parce qu'il va se passer quelque chose que nous allons essayer de voir maintenant. Il s'agit de ne pas désespérer. Cela veut dire qu'il va se passer certains phénomènes qui vont peut-être mettre le peuple d'Israël dans une situation de désespoir, et nous allons essayer de comprendre de quoi il s'agit.
Distribuez les chiourim à tous ceux qui n'en ont pas, comme ça vous suivez sur le texte.
Potiot Markimot. Il est écrit que les lettres de la Torah rendent l'homme sage. Il y a une sagesse lorsqu'on suit le texte avec les yeux, et pas seulement quand on écoute un cours. Celui qui voit et celui qui entend ne sont pas au même degré. La vision apporte quelque chose de plus fort. C'est aussi la différence entre Tachazé et Tachma. Dans la Guemara, quand on vient dire un enseignement, on dit Tachma, « viens et entends ». Et dans la Torah d'Erets Israël, c'est-à-dire dans le Zohar, quand on vient parler à quelqu'un, on lui dit Tachazé, « viens et vois ». Cela veut dire qu'il y a deux degrés.
Quels degrés ? Comme plusieurs degrés de la même Torah. C'est la même Torah, le même texte, mais des degrés différents: un degré superficiel, extérieur, puis un degré un peu plus intérieur, encore plus intérieur, encore plus intérieur. Le texte reste toujours le même. Et nous allons essayer de comprendre un peu ce qui se passe là-dedans.
Donc: venir consoler Israël, pour qu'il ne désespère pas de cette délivrance. Dehineh. Alors, pourquoi risque-t-on de désespérer de cette délivrance de la fin des temps ? Nous sommes à la troisième ligne. Dehineh, lefi'a matzavim she'anu ro'im bazmana acharon. Le Rav Harlap dit ici, par rapport à ce qu'on verra et ce qu'on voit déjà dans les temps présents: hayeridot, hachomriot, il y a des chutes, il y a des descentes.
Au niveau du monde matériel, c'est-à-dire que même le monde matériel est en train de prendre un coup, un sacré coup. L'argent est en train de disparaître du monde. Les gens sont en crise, une certaine peur s'installe. Et en même temps, il y a une descente, une chute au niveau de l'esprit. On a donc l'impression que tout se casse un peu la figure, qu'il n'y a plus rien de stable. Tout est en train de bouger, et cela montre en fait la faiblesse de toute l'existence.
Et l'on a l'impression de voir un cercle vicieux de descente et de chute, qu'on n'arrive pas à arrêter: de chute en chute, de descente en descente, de grave en plus grave. Et il n'y a plus d'émouna, apparemment, pour avoir cette puissance de tenir la route sur la terre. Bessé'at ne'efesh ovrim al kol hatorah kula: à tel point que certaines personnes outrepassent tout ce qui est écrit dans la Torah. On accepte facilement que tout ce que la Torah dit, bon, c'est la Torah, c'est quelque chose d'ancien, on ne sait pas trop ce que cela veut dire, mais en tout cas cela ne concerne pas les enfants d'Israël.
Donc beaucoup de gens vont se dire: la Torah ne me concerne pas, l'application des mitsvot ne fait pas partie de ce que je dois développer. Ruchot hadashot menashvot miyom leyom: on voit un phénomène qui, comme des vents nouveaux, des souffles nouveaux, balaie chaque jour ce qui était là.
Vous voyez que le Rav est en train de nous rappeler ce que le prophète Malachi, le dernier des prophètes, prophétise, et ce que le Rav Harlap nous dit: à la fin des temps, il va y avoir une situation, une période qui ne sera pas facile à gérer, et l'on aura l'impression que chaque nouveau système casse la figure du système d'avant. Chacun vient balayer ce qu'il y avait jusqu'à maintenant. Il n'y a plus de respect des valeurs acquises. Non, le Rav est en train d'expliquer. Nous allons citer quelques versets de ce qui est écrit effectivement dans les textes de Malachi.
Tout cela va en fait provoquer un affaiblissement de l'émouna. Vous vous rappelez ce que nous avions traduit quand nous voulions traduire le mot émouna, ce que voulait dire ce terme ?
Cela vient de Amen, mais que veut dire Amen ? Emet. On avait touché le mot vérité, oui. Comment arrive-t-on au mot émouna, au mot emet ? Vous vous rappelez ? Emet. Le masculin: Amen, comme Ben. Le féminin: Bent. Sauf qu'en hébreu, le noun tombe; de Bent, qui aurait dû donner « fille », on passe à Bat, comme en arabe. Donc Ben donne Bat. Au départ, Bent, et le noun tombe. Amen, masculin, donne Ament, et de la même façon le noun tombe, donc cela devient Emet.
Conclusion: les Haamin, croire, avoir la émouna, ne se traduit pas comme je viens de le faire, mais plutôt par « certifier ». Amen vient de la racine du mot Emet: je certifie. Comment puis-je certifier le divin dans ma vie ? En réalisant son être. C'est-à-dire qu'à travers moi, à travers ma personne, je fais circuler le divin en moi, davantage de divin. En faisant quoi exactement ? La Torah, les mitsvot, les maassim tovim. Plus je suis dans la Torah, plus j'applique la Torah, plus je vis.
Au degré de cette Torah, plus la Torah me traverse, donc le divin me traverse, ce qui veut dire que j'amène plus de divin dans le monde. Où se trouve le divin pour que je l'amène dans le monde ? Il est en dehors du monde ? Il est là, mais il est caché. Le divin ne vient pas d'ailleurs. Toute cette terre, toute cette création est remplie de divin, mais d'une manière cachée.
Chaque fois que je fais un travail au niveau de la Torah, des mitsvot, des maassim tovim, qu'est-ce que je fais ? J'ouvre une porte, j'ouvre une fenêtre, comme dans un ordinateur, Windows. J'ouvre une fenêtre par laquelle le divin va traverser. Donc, à chaque fois que vous étudiez la Torah, à chaque fois que vous faites une mitsva, à chaque fois que vous vivez au rythme, au degré de cette éternité,
Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche
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