Orot veKelimאורות וכלים
Se connecter

Hoshana Rabba, la grande délivrance du peuple d'Israël

Pourquoi la délivrance est collective, comment la sortie d'Égypte reste inachevée et ce que demandera la fête de Souccot aux nations.

51 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Hochana Rabba et la Gueoula des nations, 55 min

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Le nom de Hoshana Rabba se traduit par la grande délivrance. Yeshua, Rabba: Rabba veut dire grande, et Hoshana, délivre-nous, s'il te plaît (Na), 51 (Nun Alef): délivre-nous le 51e jour depuis Rosh Hodesh Eloul.

Nous sommes aujourd'hui le 51e jour depuis le mois d'Elloul. Ça veut dire qu'aujourd'hui on demande une grande Gueoula, une grande Yeshua. Je viens de vous dire deux fois la même chose en français avec deux termes différents en hébreu. Je vous ai dit Yeshua et Gueoula. Quelle est la différence entre les deux termes ? Yeshua, c'est la délivrance de Dieu.

Et Gueoula, c'est la délivrance des hommes. Est-ce que Dieu a besoin de délivrance ? Oui. Quelle est la délivrance de Dieu ? De ne pas le laisser dans son ciel, de lui permettre de descendre sur terre. C'est ça, sa délivrance. Et qui est responsable de cette délivrance ? Le peuple d'Israël. Même Abraham a vu, nous l'appelons « notre Père qui est aux cieux ».

Et une fois qu'Abraham est rentré en Terre d'Israël, qu'est-ce qu'il dit ? « Dieu du ciel et de la terre. » Autrement dit, quand je n'ai pas fait l'acte de faire sortir, de faire descendre le divin dans mon monde, c'est comme si je le laissais dans son exil céleste. Et donc le peuple d'Israël sert d'intermédiaire pour traduire les valeurs de l'infini dans le monde du fini.

Et nous avons cette responsabilité au niveau collectif du peuple, et pas au niveau individuel. Ce n'est pas le travail que nous devons faire individuellement. C'est pour ça que Hakadosh Baruch Hu nous demande de devenir un peuple sur sa terre, pour commencer à faire ce travail-là. Car il est impossible de le faire en tant que juif individuel à l'extérieur.

C'est seulement en tant que peuple souverain que tu peux faire ce travail. C'est explicite dans le verset: « Je ferai de toi d'abord une grande nation. » Et ensuite, toutes les familles de la terre seront en réalité reliées à l'infini grâce à toi, parce que tu es un peuple. Pas parce que tu es un homme, aussi grand soit-il.

Un homme ne peut pas arriver à l'ombre de la cheville de la nation d'Israël. Réfléchissez: pensez nation, arrêtez de penser individu. Pensez nation, pensez peuple, pensez collectif. Israël, pensez Nechama collective, pas un ensemble d'individus.

Et c'est pour ça que les Chachamim nous disent que normalement, on devrait être sous la souka, tout Israël ensemble. Alors ce n'est pas possible de le faire, apparemment. C'est possible, à condition que ton esprit soit là-bas. Si quand je rentre dans la souka, ce n'est pas moi qui rentre, mais la nation tout entière à travers moi, alors je suis un homme beaucoup plus large.

C'est exactement ce que faisait le Kohen Gadol lorsqu'il entrait à Yom HaKippourim dans le Saint des Saints. Vous croyez qu'il entrait seul ? C'était la nation qui rentrait avec lui. Et s'il le faisait au niveau individuel, il mourrait sur place, parce qu'il était l'envoyé de la nation d'Israël. Plus on s'habituera à penser nation, plus on sera fort.

Plus on est dans l'individualité, plus on est faible, plus on est attaqué. On ne fait jamais peur à personne en tant qu'individu juif. On fait très peur à tout le monde en tant que nation. Même quand nous n'étions pas une nation, ils s'en fichaient complètement, nous étions des esclaves. Dès qu'ils arrivent à voir la nation que nous sommes, et c'est Lui qui nous définit, il est âme: Bné Israël, ça y est, c'est fini, je commence à avoir peur.

Ça veut dire que nous ne sommes pas là pour menacer le monde. Toujours est-il que c'est en tant que nation que nous faisons notre travail. Et c'est pour ça que les nations qui ne veulent pas accepter le fait que Dieu ait choisi Israël pour être l'intermédiaire, parce que ce n'est pas pour nous, c'est pour les nations du monde. D'ailleurs, il y a une question très simple.

Si nous sommes sortis d'Égypte le mois de Nissan, et que la Torah nous dit que nous sommes rentrés dans la souka en sortant d'Égypte, normalement on aurait dû fêter Chag HaSoukot à Pessah. Le vrai temps de Chag HaSoukot, c'est à Pessah. Ça veut dire qu'on aurait dû, pendant le soir de Pessah, être dans la souka et manger dans la souka des matsot. Comment se fait-il que...

Il y a quelque chose qui a raté. Bien oui, il y a quelque chose qui a raté: la délivrance d'Égypte n'était pas complète, alors qu'elle aurait dû l'être. En effet, quand vous parlez en hébreu, comment vous dites la sortie d'Égypte ? Yetsiat Mitsrayim. Traduction: c'est l'Égypte qui doit sortir. Yetsiat Mitsrayim. Il n'y a pas marqué Yetsiat Mitsrayim...

La volonté de Dieu, c'était que l'Égypte sorte de son Égypte. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que les nations du monde soient elles-mêmes libérées de leur propre esclavage, car l'Égypte représente les nations du monde. Et tant que les nations du monde sont esclaves de leur système naturel, et qu'elles ne se libèrent pas de ce contexte, elles sont encore soumises aux lois de la nature qui les enferment dans un emprisonnement.

Donc le peuple d'Israël a réussi à sortir d'Égypte, mais l'Égypte n'est pas encore sortie d'Égypte. Et Dieu nous le dit clairement dans le verset: toute la sortie d'Égypte, c'était pour une seule chose.

« Je m'en fiche un petit peu que vous, les juifs, vous sachiez que je suis l'Éternel. Je sais que vous le savez. Mon but, c'est que les nations du monde le reconnaissent. » Et pour que les nations du monde le reconnaissent, il faut qu'elles sortent de leur contexte naturel étriqué. Parce que le mot Hachem, c'est le tétragramme, et le tétragramme est au-delà de la nature.

Et Pharaon, quand on lui demande: tu veux nous libérer ? Il dit: je ne sais pas qui c'est, je ne connais pas. Je suis soumis aux lois de la nature. Mon dieu, c'est le temps. C'est d'ailleurs le bélier, le premier des astres au niveau du temps. Donc je suis soumis au temps, je suis soumis à la nature, je suis emprisonné. Ils étaient avec les Égyptiens, tous esclaves.

Les enfants d'Israël sont sortis d'Égypte. Alors comment ont-ils fait pour sortir ? Je vous pose une question: comment ont-ils fait pour sortir d'Égypte ? Pourquoi les nations qui étaient avec les enfants d'Israël en Égypte ne sont-elles pas sorties, et les enfants d'Israël ont-ils réussi à sortir ? La clé, c'est le peuple. Tant que les enfants d'Israël sont des enfants d'Israël, ils ne peuvent pas sortir d'Égypte. Dès que la sémantique a changé, c'est devenu Hachem...

C'est fini. Il y a le tétragramme qui se dévoile, et on sort d'Égypte. Pour sortir d'Égypte, il faut être un peuple. Les nations du monde ont raté cette sortie. Donc lorsque Pharaon court après le peuple qui vient de sortir, vous croyez que c'est comme dans le film, pour le faire rentrer en Égypte ? Dommage que je n'aie pas mis le …

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

Dans la même série

Cours sur Souccot, Hoshana Rabba et Simhat Torah.

  1. 8
    Hochana Raba, cours 2
    59 min
  2. 9
    Le corps, la sukka et l'ordre des priorités
    Pourquoi le monde matériel, la maison et la famille précèdent l'étude selon le Rav Benharrouche.
    10 min
  3. 10
    Chemini Atseret : le huitième jour, au-delà du temps
    Le rav Benharrouche explique la place de Chemini Atseret et de Simhat Torah dans la tradition, selon le Rav Kook et le Likouté Moharan.
    59 min
  4. 11
    Hochana Raba et la Torah lishma, la joie de Simhat Torah
    Pourquoi la danse avec la Torah et l'étude lishma ouvrent la joie intérieure de Chemini Atseret.
    29 min
  5. 12
    Hoshana Rabba, la grande délivrance du peuple d'Israël
    Pourquoi la délivrance est collective, comment la sortie d'Égypte reste inachevée et ce que demandera la fête de Souccot aux nations.
    En cours de lecture
  6. 13
    Hochana Rabba et la Gueoula des nations
    Souccot et Pessah, deux faces d'une même fête de libération, et la place des nations dans la Gueoula.
    55 min
  7. 14
    Hochaana Raba et la royauté de Hachem
    Pourquoi la fête de Souccot et la Hochaana Raba engagent la royauté divine et la protection de la sainteté contre les forces hostiles.
    5 h 31
  8. 15
    Simchat Torah, la joie de la Torah et le huitième jour
    Pourquoi cette fête n'est pas dans la Bible, et comment le 8 et la fin du cycle de lecture donnent sa joie à la Torah.
    15 min

— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

Une question sur ce cours ?

La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.

Commentaires et questions au Rav