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Yom Haatsmaout : textes sur la naissance d'Israël

Lecture de textes de Begin, de la Déclaration d'indépendance et d'Edmond Fleg sur la naissance de l'État.

9 min

Rav Rony Akrich

Ensuite : Yom HaAtsmaout et Yom Yerouchalaïm : le mois de Iyar, 11 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Chalom, Boker Tov depuis Jérusalem, Yom Haatsmaout Saméah, joyeux jour de l'indépendance. Nous allons essayer de le sublimer grâce à la lecture de textes écrits par nos auteurs hébraïques, qui viennent, bien entendu, nous proposer non seulement de nous réjouir de savoir que ce qu'ils ont écrit se réalise, mais aussi, comme je le disais précédemment, de nous sublimer dans ce jour de l'indépendance et surtout pour les jours à venir.

Un texte de Menahem Begin, une page de l'histoire de l'Irgoun, écrit le 29 novembre, publié le 29 novembre 1949.

Parfois, lorsque je réfléchis à la grande révolte, je me demande avec étonnement où nos garçons ont-ils puisé la force morale qu'il fallait pour supporter ce qu'ils ont enduré, non seulement de la part de l'extérieur, mais aussi, et sans doute, de la part de l'intérieur. D'où pouvait-il savoir que leurs commandants, qu'ils n'avaient jamais vus, et les commandants de leurs commandants qu'ils ne connaissaient pas, n'étaient pas en vérité tels que les représentaient les grands journaux ? Pourquoi, sans la moindre hésitation, mettaient-ils leur vie en danger et allaient-ils au-devant de la mort ? Quoi donc les souder dans une union aussi complète pour faire d'eux une famille combattante ?

Un ordre, dans ce cas, ne servait de rien, seul. L'ordre qu'on se donne à soi-même est déterminant. Ordre qui vient du plus profond de l'être et qui le pénètre entièrement. Et ce sont des ordres de ce genre qu'il recevait, qu'il se donnait. Ainsi, nous avons vu se réaliser une identité totale entre l'homme et l'idéal. Une identité source de forces considérables et insoupçonnées.

Avec cette identité, la crainte disparaît et la liberté est intimement conquise avant de l'être en fait. Des doves grunaires se dressent. La révolte est une semence qui fructifie non seulement le domaine des révoltés, mais le sol de la patrie tout entière. Ainsi même, si nous n'avons pas récolté, nous avons labouré, nous avons semé, nous avons planté dans notre sang l'arbre de la liberté.

Pour Israël, nous allons lire maintenant une partie de cette déclaration, proclamation de l'État d'Israël, qui fit grand bruit en ce mois de mai 1948.

La terre d'Israël fut le lieu de naissance du peuple juif. C'est là qu'il acquit son indépendance et créa une civilisation nationale et universelle. C'est là qu'il écrivit la Bible et la donna au monde.

Exilé de Palestine, le peuple juif lui resta fidèle dans tous les pays de sa dispersion, ne cessant jamais de prier et d'espérer, confiant dans son retour et dans la restitution de sa liberté nationale. En conséquence, nous, membres du Conseil national, représentant le peuple juif et le mouvement sioniste dans le monde, nous sommes réunis en assemblée solennelle en vertu du droit naturel et historique du peuple juif et de la résolution des Nations Unies. Nous proclamons la création de l'État juif de Palestine sous le nom d'Israël.

L'État d'Israël encouragera le développement du pays pour le bénéfice de tous ses habitants. Il sera fondé sur les principes de liberté, de justice et de paix enseignés par les prophètes des Hébreux. Il maintiendra une égalité politique et sociale pour tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ni de sexe. Il garantira une liberté complète de conscience, de culte, d'éducation et de culture. Il sauvegardera la sainteté et l'inviolabilité des lieux saints et se conformera aux principes de la Charte des Nations Unies.

Au milieu de cette guerre d'agression sans motif à laquelle nous faisons face, nous demandons aux habitants arabes de l'État d'Israël de retourner vers les chemins de la paix et de jouer leur rôle dans le développement de l'État dont ils sont les citoyens, jouissant d'une complète égalité de droits et d'humains représentés dans tous les organismes et institutions, provisoires ou permanents. Nous offrons la paix et l'amitié à tous les États voisins et à leur peuple, et nous les invitons à coopérer avec la nation d'Israël indépendante pour le bien de tous.

Bien sûr, cette déclaration est relevée d'un courage tout à fait particulier, car, pour ceux qui ne le savent pas, à ce même moment, les États-Unis d'Amérique ne sont pas d'un grand soutien pour Israël, puisqu'ils ont demandé à M. Ben-Gurion d'éviter cette proclamation.

La Russie reconnaîtra de jure, légalement, la création de l'État d'Israël. Les États-Unis, avec un bémol, le reconnaîtront de facto, c'est-à-dire de fait, mais pas encore reconnu légalement dans la société des nations.

Et puis un autre texte, pour terminer, de celui qui est l'auteur de cette anthologie juive, M. Edmond Fleg, qui écrivit un merveilleux ouvrage qui s'appelle, et qui en dit long bien entendu, Nous de l'espérance. Alors, venez, écoutons-le.

Or tous les du pays d'Israël et tous les de la dispersion d'Israël clamaient à tous les vents de l'univers la naissance de l'État nouveau-né. Assis sur sa chaise messianique, Élie le prophète, bercé de sa tendresse, contre sa poitrine, l'enfant déjà circoncis par les batailles.

Debout à la droite du nouveau-né, la Haganah. Debout à la gauche du nouveau-né, l'Irgoun. Et ressuscités tout autour du nouveau-né, tous les serviteurs combattants de l'antique Israël: Bar Kokhba avec son étoile, Jean de Guiscala avec sa catapulte, Yehouda HaMakabi avec son marteau, Yehudit avec son glaive, David avec sa fronde,

Chimchon avec sa chevelure, Déborah avec son épieu, Josué avec sa trompette, Moïse avec ses paumes au ciel, Abraham avec sa bénédiction sur toutes les familles de la terre. Et s'avançaient dans les ténèbres vers les cinq frontières les cinq armées mercenaires du grand sorcier pour le massacre du nouveau-né.

Alors le nouveau-né, doucement, leva ses deux petites mains. De ses deux petites mains, il mit dans la main grande la Haganah, la moins grande, l'Irgoun. Et la Haganah et l'Irgoun, de leurs mains unies, inégales en nombre mais pareilles en bravoure, levèrent contre les cinq armées l'étendard de Herzl. Et lorsque le soleil eut gravi les degrés de l'aube, disparurent avec la nuit les armées de la nuit, dans la montée du soleil.

Et bien que ce soleil puisse briller pour tout le peuple d'Israël, pour l'État d'Israël et pour le devenir de cette nation, porteuse d'un message qui ne sert pas simplement, tout simplement, à ses propres intérêts, mais qui se veut, après sa propre délivrance, permettre à l'ensemble de l'humanité de se délivrer des carcans de l'avoir et de pouvoir enfin devenir ce que les hommes devraient attendre d'eux-mêmes.

Chalom, depuis Jérusalem. Yom Haatsmaout Saméah.

Cours de Machon Meir

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