Orot veKelimאורות וכלים
Se connecter

Hannah, fille de Matatiahou, et la révolte des Maccabim

Comment le geste de Hannah bouleverse ses frères et déclenche le combat contre le décret grec.

5 min

Rav Rony Akrich

Ensuite : La bougie qui se rallume d'elle-même, 6 min

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Shalom, heureux de vous retrouver. Je vous avais laissé la dernière fois avec ce midrash du Moyen-Âge où on nous présente la fille de Matityahou. Non pas par hasard, mais bien comme personnage qui va intervenir dans l'histoire et dans la leçon de l'histoire d'Israël, du fait de ce décret avilissant que fut le droit de cuissage. Pour ceux qui ne savent pas, chaque jeune fille, le jour de ses noces, la nuit de noces, ne la passera pas auprès de l'élu de son cœur, mais de celui du Seigneur grec. Nous l'avons dit, il y avait là une volonté de blesser, d'entacher le devenir, la pérennité d'Israël. Hannah, bat Matityahou, va agir ici

afin de bousculer, mais véritablement bousculer, remettre en cause l'attitude de ses propres frères d'abord. La houppa a eu lieu. Le soir venu, il y a le banquet, c'est la séouda mitsva, et elle sait, elle sait au fond de son cœur ce qui l'attend après ce repas. Alors elle monte sur la table, se déshabille et se met nue devant ses frères.

Elle les provoque, parce qu'ils baissent la tête, parce qu'ils rougissent, parce qu'ils se cachent les yeux. Et elle leur dit: « Je vous vois rougir, baisser la tête et cacher vos yeux devant ma nudité, mais je ne vous ai point vu rougir, cacher vos yeux ou baisser la tête lorsque vous saviez pertinemment qu'après ce repas, je serai emmenée dans la maison du Seigneur, et que ma nudité et mon honneur seraient mis à nu devant ce qu'il y avait de plus étranger à nous. »

Et dans le Midrash, elle vient, et elle les interpelle, comment dire, en leur disant: « Que faites-vous, mes frères ? Vous qui êtes si nombreux, accompagnés par tant de jeunes gens, n'avez-vous point confiance en l'Éternel ? Que Lui vous viendra en aide ? Que Lui vous assurera la délivrance ? »

Alors le Midrash termine en disant: ils se levèrent et prirent conseil les uns auprès des autres. Nous savons quelle fut la décision, puisqu'ils décidèrent de brandir l'épée, qui saigne leur rein, et de dire Mi LaHachem élaï.

Oui, bien sûr, nous ne sommes pas dans l'histoire un peu d'image d'Épinal de Matityahou auprès du puits, avec l'assimilé qui voulait l'assimiler, etc. Nous sommes là véritablement, nous touchons essentiellement à cette remise en question de l'identité première, essentielle, fondamentale d'Israël. Et dans son action, Hannah, bat Matityahou, va véritablement donner un sens à l'histoire, mais surtout provoquer, générer un mouvement de l'histoire auquel personne ne s'attendait, puisque tout un chacun savait pertinemment qu'il y avait en face de nous une force impériale absolument énorme, et que nous n'étions qu'une minorité.

Mais la émouna qui les animera sera de laver la honte, pas seulement celle de leur sœur, mais celle de toutes les filles d'Israël. Et parce qu'ils veulent laver la honte de toutes les filles d'Israël, eh bien, ils nous feront comprendre que la maison d'Israël, pour laquelle ils combattent et qu'ils voudront délivrer, qu'ils voudront assainir, qu'ils voudront sanctifier, ne concerne pas seulement l'État, le peuple, mais aussi ce Temple.

Alors la maison se dit en français le foyer. Et pourquoi est-ce que nous appelons le foyer national, tel que le Temple le représente ici, ou le foyer familial ? Dans le mot foyer, il y a cette racine de feu, où le feu est ce qui nous permet d'apprécier la lumière, mais aussi la chaleur. Eh bien, le combat mené par les Maccabim veut redonner au macrocosme du foyer national, et à son vecteur, le Temple, la maison individuelle, familiale aussi.

Et cette lumière et cette chaleur, car à travers cette lumière qui pourrait être prodiguée, nous pourrions voir beaucoup mieux, percevoir beaucoup mieux, et apercevoir également ce devenir que nous espérons enchanteur, mais tout cela

dans la chaleur de la nation retrouvée, dans la chaleur de la maison retrouvée. À bientôt.

Cours de Machon Meir

Dans la même série

Lumière, Maccabim et héroïnes de Hanouka.

  1. 1
    Hanouka : la force se révèle là où la lumière divine se manifeste
    Le Rav Kook explique que la gvoura de Hachmonaïm vient de leur lien à l'éternité, non du nombre, et que la limite posée à l'étranger en est la clé.
    15 min
  2. 2
    Hanouka et le quatrième décret grec
    Le décret sur les noces, la maison familiale et la fille de Matatyaou, figure centrale de la fête.
    5 min
  3. 3
    Yehoudit, l'héroïne qui sauva Béthulie et Hanouka
    Le récit de Yehoudit face à Oloferne et ce que la tradition en retient pour Hanouka.
    6 min
  4. 4
    Hanouka, de la fiole du Temple à la lumière des foyers
    Comment Hillel et Chammaï ont fait passer la fête des Lumières du Temple aux maisons, après Hérode.
    7 min
  5. 5
    Hannah, fille de Matatiahou, et la révolte des Maccabim
    Comment le geste de Hannah bouleverse ses frères et déclenche le combat contre le décret grec.
    En cours de lecture
  6. 6
    La bougie qui se rallume d'elle-même
    Le récit de la mère du Rabbi, les larmes de la prière et le retour des flammes éteintes vers Israël.
    6 min

— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

Une question sur ce cours ?

La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.

Commentaires et questions au Rav