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Hanouka et l'unité selon le Rav Kook

Le sens de l'unité d'Israël à travers les étincelles des Hachmonaïm, la tente d'Abraham et les douze pierres de Jacob.

7 min

Rav Rony Akrich

Ensuite : Le secret du mot פסח (Pessah), 1 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Chers amis, bonjour, heureux de vous retrouver sur la chaîne de la télévision du Machon Meir, et bien sûr Hanouka Sameah. Nombre de propos peuvent être enseignés concernant Hanouka. Il y en a un à partir des écrits du Rav Abraham Yitzhak HaCohen Kook zikhrono livrakha, c'est-à-dire ce qui m'intéresse particulièrement, parce que je pense que le combat engagé par ces hommes, les Hachmonaïm, contre l'hégémonie impérialiste de la puissance grecque, qui s'est illustrée, comment dire, non seulement d'un point de vue militaire, mais aussi culturel et éducationnel, eh bien, engage ici non seulement la force militaire des Hachmonaïm, mais peut-être bien plus que cela.

Et ce dont je voudrais vous entretenir, c'est ce sens important que garde Hanouka, non seulement dans le sens d'éducation, mais où cette éducation nous entraîne à parler de l'unité essentielle qui doit être en notre sein lorsque le combat s'engage.

Mais encore, plus important que l'unité lorsque le combat s'engage, c'est de comprendre, bien entendu, à travers ce que dit le Rav Kook, je vous le lis, le sens de l'unité: c'est-à-dire cette espèce d'éclair divin qui se trouve au sein de l'âme des Hachmonaïm.

Et lorsqu'elles ont été réunies, ces étincelles, dans une seule et même torche, dans un même flambeau, eh bien, lorsqu'elles se réuniront, lorsqu'elles réapparaîtront comme une seule et même entité à travers ce flambeau, nous serons les témoins de ce qu'Israël veut nous faire entendre à travers les Hachmonaïm.

Il y en a nombreux parmi nous qui pensent que, bien entendu, l'unité n'est pas cette Ahdout, mais cette Ahidout, c'est-à-dire cette espèce de conformisme, là où tout se ressemblerait.

La force, bien entendu, passe par deux exemples essentiels. Celui, vous vous en rappelez, d'Abraham, qui, lorsqu'il arrive à Elonei Mamré, construit sa tente, c'est-à-dire son foyer. Mais cette tente a un particularisme tout à fait étonnant: elle est ouverte aux quatre vents. Pourquoi ? Eh bien, pour nous faire entendre qu'Abraham, le père de la pensée de l'être hébreu en devenir, de cette nation qui deviendra, est celui qui nous dit: qui que vous soyez, d'où que vous veniez, il vous est permis d'y pénétrer.

Et donc, bien entendu, le foyer qui se trouve à l'intérieur ne sera d'autant plus le foyer, entendez en français, le feu qui nous réchauffera, le feu qui nous éclairera par sa lumière et sa luminosité, eh bien, sera à travers cette capacité que nous aurons à recevoir tout un chacun, d'où qu'il vienne et peu importe qui il est, mais d'essayer de trouver en chacun cette espèce de plus petit dénominateur commun qui fasse que, dans la mosaïque de l'histoire en marche avec Abraham, l'image, le reflet de cette image, sera, bien entendu, la concession de pouvoir reconnaître l'ensemble, et dans cet ensemble, l'essentiel qui...

dans sa rencontre avec chaque autre ou chaque un, et on sépare chaque de un, nous permettra d'avoir l'image que nous retrouvons, qui se reflète dans cette mosaïque.

Le deuxième exemple que je voulais vous donner, et bien entendu, c'est lorsque le troisième patriarche, Jacob, va quitter le giron familial pour des raisons qui nous importent peu à cet instant, eh bien, pour s'enfuir de devant Essav. Il quitte le giron familial, et lorsqu'il arrive dans un lieu que l'on considère être Jérusalem, dans cette nuit qu'il passera à ce lieu-dit, il y a cette fameuse exégèse concernant les pierres, où il met douze pierres qui ne deviennent qu'une seule pierre, pour enfin pouvoir...

Alors, Jacob est déjà ce potentiel d'Israël, mais Israël n'est capable, foncièrement, de reposer sa tête, son esprit, ce qu'il est, ce qu'il pense, sa connaissance, sa conscience d'être, que s'il est capable de faire en sorte que dans ce lieu-dit, qui, nous le disent les sages, deviendra Jérusalem, un lieu-dit qui ne sera d'ailleurs pas un lieu-dit offert à aucune tribu, car il sera le lieu du rassemblement, le lieu de la rencontre, le lieu de l'avènement de cette unité dont nous parlons.

Eh bien, l'image exégétique ici de ces douze pierres devenues une seule pierre est foncière, parce qu'elle vient signifier, là aussi, que dans les combats de l'histoire qui nous attendent, face à l'adversité de l'histoire à laquelle nous sommes confrontés, eh bien, comprendre et entendre la nécessaire liberté qui nous est offerte ici, de la tolérance, de la compréhension de tout un chacun, permet à cette unité de se réaliser.

Et puis, pour terminer, rappelez-vous que le « nous », première personne du pluriel, est première personne du pluriel parce qu'il est singulier en tant que « nous », mais pluriel parce qu'il s'accorde le respect des « je » et des « tu » pour pouvoir s'affirmer dans le « nous » qui est le sien.

Alors voilà comment, dans les combats de l'histoire, il y a cet entendement, cette compréhension, bien entendu, que, sans qu'en filigrane de l'histoire cette unité puisse se révéler, nous passerions à côté de notre propre histoire. À très bientôt, et je continue très prochainement à vous entretenir sur ce sujet, parce que je pense qu'il est essentiel. Shalom, shalom, depuis Jérusalem.

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