Pourim, une nation et non une religion
Mordechaï, Haman et le jeûne d'Esther : le lien entre Pourim et l'identité du peuple d'Israël.
Rav David Partouche
Ensuite : Pourim et la confiance retrouvée du peuple juif, 16 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Pour pouvoir comprendre la suite de l'histoire de Pourim, nous avons appris jusqu'à maintenant comment commence l'histoire de la Mguila, l'histoire de Pourim. Nous avons compris dans quelle situation Mordechai se trouve et quel est son but. C'est peut-être de cette façon que nous pouvons mieux comprendre pourquoi cet Ich Yehoudi, Achirbe Shushan Abira, cet homme qu'on appelle « Yehoudi », l'homme de Judée, qui se trouve à Chouchan, la capitale, alors que la Judée et Chouchan n'ont rien à voir.
Comment cet homme-là continue-t-il à ne pas se prosterner devant Haman et devant ce que représente Haman ? Qu'est-ce que représente Haman ? La Guemara nous raconte que Haman a été pendant longtemps en compagnie de Mordechai. Mais ce n'était pas une grande compagnie, ni une bonne compagnie. Et le Midrash raconte la chose suivante: lorsque Mordechai est monté en Erets Israël, lors de l'appel de Koresh, de Cyrus, il arrive en Erets Israël et il trouve, avec Zerubbabel, les ennemis du peuple d'Israël, qui sont les Chambournim, les Samaritains, qui sont déjà en Erets Israël et qui ont pris Erets Israël pendant les soixante-dix ans où nous n'étions pas là.
Ils ont décidé de faire quoi ? De prendre le pays contre les Juifs. Ils décident de faire la guerre contre les Hébreux qui reviennent, contre les enfants d'Israël qui reviennent. Cela se passe mal, et ils vont écrire, comme on l'a dit, une lettre pour empêcher la reconstruction du Second Temple. Ce sont les dix enfants de Haman et Haman. Et Mordechai Yehoudi va être nommé pour défendre la question juive en Palestine. Vous vous rendez compte ? C'est une histoire qui s'est passée il y a 2500 ans. 2500 ans, on va nommer au niveau diplomatique un homme qui s'appelle Mordechai, qui va retourner à Chouchan, près d'Achashverosh. Et il va influencer en bien le projet.
Du retour d'Israël sur sa terre, c'est-à-dire le projet sioniste. Et Haman, lui, qu'est-ce qu'il va faire ? Haman va développer le projet anti-sioniste pour empêcher le retour d'Israël sur sa terre. Et de là, on comprend que Mordechai est haut placé. Ce n'est pas un simple gars, ce n'est pas une personne commune. C'est un chef, un ministre. La dernière fois que mon fils a ramené du Ghan un dessin représentant Mordechai, qu'est-ce qu'on voit ? Mordechai assis en train de faire l'aumône à côté du palais royal.
Pourquoi ? Parce qu'il est écrit « Ani Ya'achar... Bechar »: il était assis à la porte, à la Meler, du roi. Mais on parle en hébreu. Si on traduit tous les mots qui sont écrits dans la Torah et qu'on les comprend selon la pensée française, on ne peut pas comprendre exactement le texte. Qu'est-il écrit ? Il est assis au Sha'ar HaMelech. C'est quoi, Sha'ar ? Sha'ar, ce sont les portes, Sha'arim, les portes. Mais lorsqu'on parle de Sha'ar HaMelech ou de Sha'ar HaIr, ça n'a rien à voir avec les portes de la ville. Lorsqu'on parle de Sha'ar HaIr dans la Torah, cela veut dire le tribunal. On dirait que le tribunal était la porte.
Il y avait les portes de la ville et, au-dessus, se trouvait le tribunal. Pourquoi met-on un tribunal au-dessus des portes de la ville ? Tout simplement pour savoir que la personne qui rentre dans sa ville doit rendre justice. Et il faut qu'elle accepte les lois de cette ville. Elle sera jugée en fonction des lois de la ville. Alors, est-ce que tu acceptes ou tu n'acceptes pas ? Est-ce que tu rentres dans cette ville ou tu ne rentres pas ? Ça, c'est Sha'ar HaIr, les portes de la ville, le palais de justice. Et lorsqu'on parle de Sha'ar HaMelech, ce sont les portes du roi, du palais royal. Non !
C'est le Parlement. Là, on peut parler de Sha'ar HaMelech, c'est le Parlement dans lequel les ministres du royaume se trouvent. Et lorsqu'on dit que Mordechai Yehoudi, la Gueoula commence, parce qu'on le voit assis à la tête de Sha'ar HaMelech, assis aux portes du palais, ce ne sont pas les portes du palais: il est assis au Parlement, c'est un ministre. Il a des décorations. Il y a le Kouchimouni, le Midrash. Il a fait les guerres de Rajarosh.
Il était le chef d'état-major de Haman, auprès d'Achashverosh. Mais on m'a dit qu'il y avait un autre chef d'état-major, il y avait aussi Haman, et les deux sont partis en conquête, avec l'argent qui a été donné par Achashverosh. Mais que faire ? Nous dit le Midrash, il y a 2000 ans, Haman a dépensé tout son argent. Il l'a mis dans des condoms suisses, il l'a acheté pour lui-même, pour manger, et il ne s'est pas occupé de ses soldats. Ni de les ravitailler, ni d'acheter de nouvelles armes, sans aucun argent.
Les soldats commencent à se plaindre: « Nous avons faim, nous avons faim. » Qu'est-ce que décide de faire Haman ? Il décide de prendre contact avec Mordechai, qui lui aussi est chef d'armée du roi Achashverosh. Mais lui, l'argent qu'on lui a donné, de façon loyale, il l'utilise pour la guerre, et il n'avait dépensé que la moitié du budget pour ravitailler son régiment. Haman se présente devant Mordechai et lui demande de l'argent pour pouvoir acheter de quoi manger. Mordechai dit: « Et comment tu vas me payer ? » Haman lui dit: « Je n'ai pas d'argent. »
Mordechai lui dit: « C'est très bien, je vais te donner ce dont tu as besoin, mais en contrepartie, tu signes comme quoi tu es mon esclave. » Et sur quoi tu signes ? Tu signeras sur ta chaussure. Non, pas la tienne, la mienne. Et il signe sur la chaussure de Mordechai qu'il est Haman, serviteur de Mordechai. À tel point que, lorsqu'on commencera la Mitnila et qu'on verra que Mordechai ne se prosterne pas devant Haman, il lui sort sa chaussure et lui montre: tu as signé comme quoi tu es mon serviteur à moi. Est-ce que c'est le maître qui se prosterne devant le serviteur, ou le serviteur qui se prosterne devant le maître ?
Et Haman, rempli de colère, voudra exterminer le peuple de Mordechai. Lorsqu'il va décider d'exterminer le peuple de Mordechai, il ne va pas s'en prendre à Mordechai seul, mais ne pas voir que Haman, énervé par cette histoire, va essayer de s'en prendre au peuple de façon aveugle. Si Mordechai était un Turc, il serait pris aux Turcs. Si Mordechai était un Américain, il serait pris aux Américains. Non ! Et là, Haman arrache tout son rôle auprès d'Achashverosh, justement pour empêcher le peuple d'Israël, le peuple juif, de retourner sur sa terre, de reconstruire son État et de reconstruire son Temple.
Donc ce n'est pas par hasard qu'il va s'en prendre à Mordechai. Mordechai, pour lui, représente l'antithèse de Haman, l'antithèse de tout ce que représente Haman. N'oublions pas qu'il descend d'Agag: c'est Amalek, c'est l'antithèse d'Israël. Amalek et Israël, c'est le côté positif et le côté négatif d'Israël. Mais aussi, Amalek est …
Cours de Machon Meir
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