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Pourim et la confiance retrouvée du peuple juif

Comment la guerre de Pourim transforme la peur en courage, et pourquoi chaque juif porte Israël en lui.

16 min

Rav David Partouche

Ensuite : Pourim, la menace contre le retour en Israël, 22 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Nous commençons le dernier cours sur la fête de Pourim. Pour comprendre la fête de Pourim, lorsqu'il y a eu la menace, le roi Ahashverosh n'arrivait pas à dormir. Il soupçonnait, il se demandait ce qui était en train de se passer. Forcément, personne ne veut me le dire, parce que, à ce qu'il semblerait, je n'ai pas payé les personnes qui sont venues aider le roi. Il ouvre les livres des chroniques. Là-bas, il découvre qu'on n'a pas donné de récompense à Mordechaï pour avoir dévoilé le complot qui était contre lui.

L'histoire de Haman: Haman pense qu'on veut le récompenser, lui. Ahashverosh dit que c'est Mordechaï qui doit être récompensé. Mordechaï est envoyé chercher par Haman, Haman le met sur le cheval et le fait tourner dans toute la ville, etc. De nouveau, Haman est rappelé auprès d'Esther pour aller déjeuner chez le roi, dîner chez le roi. Là-bas, Esther va dire qu'elle est juive et que Haman a voulu tuer son peuple, et tout ça. Ahashverosh, pris de fureur, va sortir de la chambre. Esther se retrouve avec Haman. Haman la supplie et tombe sur le lit d'Esther. Au même moment, Ahashverosh revient et voit Haman sur le lit d'Esther. Il dit quoi ? « Tu veux aussi prendre la reine ? Demandez ! On va prendre Haman. » Ils vont prendre Haman, et on a l'impression que tout est fini. Ça y est, la solution est trouvée: Haman est pendu, et il n'y aura pas de choix.

Or, il nous reste le chapitre 8, le 9 et le 10, encore trois chapitres. On se pose la question: pourquoi ça ne se finit pas maintenant ? Et là, tout commence plutôt. Tout commence, oui, car on découvre qu'Ahashverosh n'a aucunement l'intention d'annuler les missives qui ont été envoyées, qui déclarent la Shoah pour les Juifs. Mordechaï dit à Esther: « Mais pourquoi ? » Parce que le roi n'a pas le droit d'annuler ce qu'il a déjà dit. Ce qu'il a dit, c'est dit. Ahashverosh refuse d'annuler les lettres, le décret, et Esther demande à Ahashverosh d'écrire d'autres missives.

Et qu'est-ce qu'ils vont écrire dans ces missives ? Ils écrivent la possibilité pour le peuple d'Israël, le droit, de la part du roi, pour tout Juif, de se défendre. Quoi ? Oui. On était si bas qu'on en était arrivés à une situation où même les Juifs ne pouvaient pas se défendre, parce que le roi avait dit qu'il fallait se laisser mourir face aux ennemis. Et là, Esther dit aux Juifs: vous avez le droit de vous défendre. On va voir que pendant un an, ils vont se trouver en phase de préparation à ce fameux jour, qui va être le jour de la guerre de Pourim.

Que va-t-il se passer le jour de la guerre de Pourim ? Et quel va être le miracle ? On sait que ce sont des pessoukim, des versets qu'on va répéter dans la Haggada: « Vénehafoukh hou », et tout s'est renversé. On a renversé le sort qui était jeté. Au lieu que ce soit nous qui soyons tués, ils ont dominé tous ceux qui les haïssaient, à toute personne qui leur voulait du mal. Qu'est-ce que ça veut dire, cette phrase ? Toute personne qui voulait faire du mal aux Juifs a été tuée le jour de Pourim.

Et alors, Rabbi Elisha Galiko, c'était un des élèves du Rabbi Youssef Karo, l'auteur du Choul'han Aroukh, écrit un livre sur le commentaire de Pourim, et là-bas il dévoile quel était le miracle. Certains pensent que le miracle, c'est qu'au lieu d'avoir une joie, on a eu une victoire. Mais où est le miracle ? Rabbi Elisha Galiko dira: le miracle était qu'ils ont eu le courage, le courage intérieur de se lever et d'aller chercher les nazis chez eux, à la maison.

Pourquoi ? Parce qu'Ahashverosh avait permis de se défendre. Ahashverosh avait dit: si on vient attaquer le Juif, le Juif a le droit de se défendre face à son ennemi. Mais si l'ennemi décide de rester dans sa maison, et parce qu'il a peur de se mettre en danger, puisque les Juifs peuvent se défendre, il va rester chez lui. Mais il n'en pense pas moins. Il voudrait, il aurait aimé tuer des Juifs. Qu'est-ce qu'on fait de cette personne ? Là, Ahashverosh interdit de tuer. Il y a eu un miracle.

Il y a des miracles qui transforment l'eau en huile. Il y a des miracles qui transforment l'argent en or, le fer en or. Mais il y a des miracles psychologiques qui transforment un homme esclave en homme libre. C'est ce qui s'est passé à Pourim. Et d'où vient cette force à chaque Juif de venir et de ne pas seulement attendre qu'on les attaque, mais d'aller chercher toutes les personnes qui veulent faire du mal au peuple d'Israël ? Parce qu'ils ont retrouvé une confiance…

En eux ? C'est dangereux, ça. Non. Une confiance en leur peuple. Ça aussi, ça peut être dangereux. Non. Avoir confiance dans leur peuple, comprendre la grandeur de leur peuple. Ils ont pris conscience de la raison pour laquelle le Saint béni soit-Il avait choisi le peuple juif. Ils ont compris pourquoi le Saint béni soit-Il a choisi Israël. C'est ça qui leur a donné la force d'aller combattre toute personne qui s'opposait au projet d'Israël.

Ils sont allés chercher dans leur maison toute personne qui pouvait penser une seule seconde qu'Israël ne doit pas être sur la carte du monde. Ils sont allés chercher dans leur maison, dans leur cachette et dans leur refuge, toute personne qui imaginait un monde sans Juifs. Pourquoi ? Parce qu'ils savent que chaque Juif, partout où il est, représente Israël. Le dictateur Hitler, yimakh chemo vezikhro, disait que tant qu'il y a un Juif vivant, il y a la morale dans le monde. Et c'est ça que je veux effacer.

Chaque Juif représente le peuple d'Israël et porte Israël en lui. C'est ça que tout ennemi ou défenseur du mal, ou tout combattant de l'obscurité et des ténèbres, ressent lorsqu'il voit le peuple d'Israël. Il voit chaque Juif du peuple d'Israël. Le deuxième miracle, c'est qu'Esther va demander au roi, contre le projet du roi, un deuxième jour, un deuxième jour de combat. Imaginez-vous: alors qu'on était au début, on n'était même pas prêts à se défendre. Après le travail de Mordechaï et d'Esther, on décide non seulement de se défendre, mais en plus d'aller attaquer. Ce n'était pas la Haganah d'Israël, ce n'était pas l'armée de défense d'Israël, c'était l'armée d'attaque d'Israël: enlever la main là où elle est, enlever l'obscurité là où elle est.

Mais, encore plus grand que ça, Esther demande un deuxième jour de combat, le 14 Adar, à Shushan, dans la ville de Shushan, où là le peuple d'Israël va montrer encore plus de bravoure et plus de courage. Nous savons que l'histoire, cette menace de Shoah, s'est passée il y a plus de 60 ans. Et malheureusement, on n'a pas eu Mordechaï et on n'a pas eu Esther. …

Cours de Machon Meir

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