rav yossef david sur la fete de Pourim
Rav Yossef David
Ensuite : Paracha CHEMOT le SAUVETAGE de Moshé Cours du Rav Yossef David, 7 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Je suis Yossef David du Makhon Meir. Je voudrais dire quelques mots sur Pourim. Il y a dans notre Torah deux fêtes dont le nom se ressemble: on a Pourim et on a Kippour. A priori, si on dit qu'une fête est comme une autre, c'est que la fête la plus grande est celle à laquelle on se réfère. Donc Kippour, qui serait comme Pourim, voudrait nous l'indiquer d'une manière un peu cachée: que Kippour serait moins grand que Pourim.
Alors qu'a priori, ce serait vraiment le contraire, puisque Pourim, on fait la fête, on est content, on est déguisé, on mange, et même on boit un peu. Et Kippour, c'est le jour sur la neige, on est tous à la synagogue, habillés en blanc, en train de prier. Alors, je vais vous montrer cette opposition entre Kippour et Pourim, et on va essayer de dévoiler quelque chose de nouveau qui se cache à l'intérieur de Pourim. Alors, les médias de Kippour sont des médias qui viennent affaiblir le corps.
Et c'est quelque chose de compréhensible, dans tous les religieux du monde, ça apparaît. Quand on affaiblit le corps, l'âme apparaît, on rencontre une certaine spiritualité. C'est quelque chose d'universel.
À Pourim, ça va être un peu le contraire. On a beaucoup de simha, beaucoup de joie, mais on va beaucoup manger, on va faire un festin. C'est le seul jour dans l'année où on a une mitsva de faire un festin. Alors que dans les autres moments, on mange, mais pas forcément un festin, et même on boit un peu plus que d'habitude. Et donc, à ce moment-là, quelqu'un qui a beaucoup mangé, qui a un peu bu, son cerveau n'est plus tout le temps là.
Et donc, ça va être exactement le contraire de Kippour. À Kippour, on affaiblit le corps pour faire sortir l'âme. Là, on va affaiblir le cerveau, on va affaiblir l'âme, si vous voulez, pas l'âme, mais en fait notre conscience, et pour renforcer, en fait, le corps. Chose qui nous paraît totalement étrangère à tout ce qu'on a appris dans le judaïsme. Alors, qu'est-ce que ça vient faire, et qu'est-ce qu'on vient montrer à Pourim ? Alors, la Guemara vient nous donner un indice là-dessus et nous dire que celui qui a bu, eh bien, le monde lui ressemble comme à un plan.
Alors, quelle sorte de plan ? Soit un plan, on va voir, horizontal, soit un plan vertical. Alors, un plan vertical, évidemment, ce sont des choses très profondes, mais on vient les exprimer à Pourim sans que personne ne les comprenne vraiment, parce que le cerveau n'est déjà plus tellement connecté: on peut les exprimer sans trop les comprendre, c'est pour ça qu'on se permet de les vivre.
Alors, en fait, qu'est-ce que c'est que de dire un plan vertical ? Ça veut dire que, contrairement à ce qu'on croit, tout vient de Hachem. Mais c'est caché, parce qu'il y a des dés qui sont lancés à Pourim. Il y a un hasard. Et en fait, même dans ce hasard, il y a Hachem derrière, mais c'est caché. Et on vient le dévoiler à Pourim: qu'à Colm est Hachem. C'est-à-dire que c'est une chose qui est comme un plan, un plan vertical. Et aussi un plan horizontal, qui
est encore plus dangereux que le premier. Qu'à Pourim, on vient dire: ok, en vrai, tout est un plan. Mais attends, il y a des tsadikim, il y a des beinonim, il y a des Hachem, pas tout le monde est pareil. Il y a des gens qui sont très méritants. Comment tu veux comparer tout le monde à la même chose ? Tous les juifs, pareil. Il y a quelque chose dans le peuple juif où ils sont tous pareils.
Qu'il y ait une ségoula, un particularisme intrinsèque, quelque chose de pur, de beau dans l'âme de chaque juif, ils sont tous identiques. Évidemment, il y a les actes qui viennent les différencier. Mais à Pourim, on ne s'en rend plus trop compte. Tout le monde a l'air pareil. Parce qu'à Pourim, on vient exprimer quelque chose de très très grand. Ce qui était en danger à Pourim, ce n'était pas que les juifs ne deviennent pas religieux. Ce qui était en danger, c'est qu'on tue les juifs à Pourim. C'était ça qui était en danger. C'est le corps des juifs qu'on voulait prendre, pas l'âme comme à Hanouka. C'était le corps des juifs. On voulait les rendre morts. Pas…
Et ça, Rabota, c'est ce qu'on vient d'exprimer, c'est ce qui a été sauvé le jour de Pourim. C'est ce corps de juif, c'est cette existence, et qui, même quand il n'y a pas d'anisvode, c'est une idée très dangereuse. C'est pour ça qu'on peut dire qu'à Pourim il y a quelque chose de très sain dans chaque juif, quelque chose de très grand, de très pur, de très beau. Et cette idée, on vient de l'exprimer à travers le fait que…
Et bien, on est tous contents, et on est tous en train de manger, et on est tous en train de boire. Et il y a un doute comme ça qui va se dévoiler dans les rues, à Pourim, dans tout Israël. On voit ça, que tout le monde fête Pourim en Erets Israël. On voit des gens religieux, pas religieux, des orthodoxes, tout le monde est habillé, dans… Et cette simha, qui vient rassembler tout le monde, qui était importante à Pourim pour répondre à Haman justement, elle vient exprimer quelque chose de très profond, quelque chose à l'intérieur des juifs, qui dépasse tous nos actes et qui transcende tous nos actes.
Et c'est ce fait d'être juif, cette néchama juive, qui nous rend tous identiques. Et comme c'est une idée un peu dangereuse, parce que pour nous, en tant que juifs, les actes sont importants, on vient d'exprimer qu'à Pourim, au moment où on ne s'en rend plus trop compte, au moment où nos idées ne sont plus là, on peut exprimer que c'était très profond, qu'il y a quelque chose d'unique dans chaque juif, même quand il ne fait pas forcément tout ce qu'il devrait faire.
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