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Le juste milieu des actions selon le Rambam

Le Rambam définit la bonne action comme un juste milieu entre deux extrêmes, avec ses exemples.

54 min

Rav Oury Cherki

Ensuite : Le juste milieu des traits de caractère selon le Rambam, 50 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Tov, bonjour à tous. Nous passons au quatrième chapitre. C'est une dérange là. Oui ? Oui ? Oui, c'est vrai.

J'ai une difficulté à comprendre ta question. Pour que ce soit simple: j'ai dit la dernière fois que Derekh Erets kadma la-Torah. La conclusion directe de ce que je viens de dire, c'est que im Derekh Erets est une Torah, n'est-ce pas ? Donc la question que tu poses, sur la base de Pirkei Avot, ne concerne que la deuxième partie de la citation. Comment prendre im Torah et Derekh Erets ? D'accord ? Bon. Mais la question ne doit pas m'être adressée, elle doit être adressée à Pirkei Avot lui-même.

Parce que comment comprendre que, im Derekh Erets étant Torah, dans ce cas-là, im Torah et Derekh Erets, elle n'aurait pas commencé ? D'accord ? Donc ça ne tient pas debout de toute manière. En soi, ça ne tient pas debout. Tu as compris la question ? Bon. Il faut donc adresser la question à Pirkei Avot. Comment Pirkei Avot comprend-il que s'il n'y a pas de Derekh Erets, il n'y a pas de Torah, et s'il n'y a pas de Torah, il n'y a pas de Derekh Erets ? Il y a deux manières de répondre. Soit à la manière du Maharal, soit à la manière du Meiri.

Je crois que c'est de mes rires. En tout cas, d'après le Maharal, c'est très simple. Il y a là-bas toute une série de im: im Torah, im Chokhmah, im machin, un truc chouette, un machin, etc. Eh bien, il faut comprendre que l'un est fonctionnel, l'autre est, comment dirais-je, final. C'est-à-dire: s'il n'y a pas de Torah, à quoi sert le Derekh Erets ? D'accord ? Mais s'il n'y a pas de Derekh Erets au départ, on ne peut pas arriver à la Torah. Ça, c'est l'opinion du Maharal.

Maintenant, on peut comprendre également autre chose: il y a deux formes de Derekh Erets. Il y a le Derekh Erets préalable à la Torah, et il y a le Derekh Erets sur la base de la Torah. D'accord ? Bon. Oui ? Oui ?

— J'ai rien compris.

C'est-à-dire que la question ne se pose pas sur le Béréchit Rabbah, mais sur l'autre midrash, sur Vayikra Rabbah. Dans Vayikra Rabbah, il est écrit Derekh Erets kadma la-Torah. D'un autre côté, il est écrit Istakel ba Torah ou-varata olam. Alors, s'il y avait écrit Derekh Erets kadma [à] Matan Torah, par exemple, la question ne se poserait pas. Mais le problème, c'est la formulation Derekh Erets kadma la-Torah. C'est vrai, mais il faut lire la phrase de Vayikra Rabbah en entier.

Derekh Erets kadma la-Torah, esrim ve-shesh dorot. Donc il s'agit de la Torah historique. D'accord ? Maintenant que nous avons fait ces préalables, on peut entrer dans le quatrième chapitre. Pourquoi passer au quatrième chapitre ? Parce que nous avons déjà fini le troisième. À part ça, il est intéressant pour lui-même: Birfuot cholei ha-nefesh, de la médecine ou de la guérison, du traitement des maladies de l'âme. Les maladies de l'âme, on avait dit que ce sont des maladies morales.

On avait vu également dans le troisième chapitre que ce que l'on entend par une maladie morale, c'est une manière d'être qui entraîne de mauvaises actions. Et la santé morale, c'est une manière d'être qui entraîne de bonnes actions. Donc il y a un rapport entre les qualités, les défauts et les actions. Vous êtes d'accord avec moi jusqu'à présent ? Oui ? Qu'est-ce qui se passe ?

Tu es pensif aujourd'hui, tiens donc. Bon. Il y a donc un rapport entre les midot et les actes, n'est-ce pas ? Ce qui fait qu'on a besoin, pour cela, de définir d'abord ce qu'est une bonne action. D'accord ? Si on dit que les bonnes midot amènent à de bonnes actions, c'est ça leur définition. Il faut donc d'abord savoir ce qu'est une bonne action. C'est pour ça que le Rambam va nous donner ici une définition des bonnes actions.

Ha-maasim ha-tovim: les bonnes actions. Hem ha-maasim ha-memutsaim: ce sont les actions moyennes, intermédiaires, she-hem beinonim ben shetei ha-ketsavot: entre deux extrémités, she-shneihem ra'im: qui toutes les deux sont mauvaises. Donc une bonne action est une action qui n'est pas extrême. C'est une action qui est au milieu. D'accord ?

Exemple d'une action au milieu: l'extermination d'Amalek. Elle est intermédiaire entre ce que dit la Torah — il faut l'exterminer sous le ciel — et ne pas l'exterminer du tout, et l'exterminer aussi au-dessus du ciel. Donc c'est quelque chose de modéré, qui est au milieu, entre l'extermination totale, également au-dessus du ciel, et ne pas l'exterminer du tout. D'accord ?

Donc au milieu. Cet exemple est satisfaisant: au milieu entre deux extrêmes. D'accord ? Oui. Alors c'est ça, le problème: c'est un exemple un peu délicat. La raison pour laquelle je l'amène, d'abord, c'est parce qu'il est un peu provocateur. Et à part ça, il y a également le fait que définir un milieu n'est pas si simple, c'est ça que je voulais dire. D'accord ? Mais en tout cas, il faut…

Une action qui est au milieu est une bonne action. Maintenant, comment définir le milieu ? Là, effectivement, on peut discuter longuement. Baroukh ata Adonai, Elohenou Melekh ha-olam, she-akol nehyeh bedvaro. Oui, merci, c'est bon, c'est bon. Au milieu de deux extrêmes. Justement, c'est ça le problème, c'est pour ça que c'est problématique. Mais en tout cas, même quand on est dans une action qui paraît…

L'essence est extrême, telle que par exemple l'extermination d'Amalek. Là aussi, il y a un extrême à ne pas dépasser, auquel il ne faut pas arriver. Par exemple, la Torah dit: tu détruiras Amalek sous le ciel. C'est très important, sous le ciel. C'est-à-dire qu'au-dessus du ciel, il ne faut pas l'exterminer. D'accord ? Alors, quels sont donc les deux extrêmes ? Il le dit.

Si l'on a déjà expliqué qu'une bonne action est une action qui est au milieu entre deux actions extrêmes, alors les qualités sont des manières d'être qui se situent, elles aussi, entre deux extrêmes. N'est-ce pas ? C'est ce qu'ils appellent ici, dans la traduction, les vertus.

Les qualités, par exemple: Hen chounot nafshiyot, sont des dispositions de l'âme, des kinyamim et des habitudes, memutsaim, ben shetei ha-tsavot ra'ot, qui sont intermédiaires entre deux dispositions mauvaises. Ahat mehen yetera, l'une est excessive, pechet… she-hi yetera, et l'autre, défective, she-hi hasera. Mi-shetei ha-tsavot hen, ha-maasim ha-ele hen: de ces dispositions-là découlent nécessairement ces actions. Vous avez compris, ou pas ?

Maintenant, une petite remarque à propos du quatrième chapitre dans son ensemble. Le quatrième chapitre est un des plus longs du livre. Il n'y a que le huitième qui le dépasse. Mais enfin, c'est un long chapitre, facile à comprendre, ennuyeux et difficile à faire. D'accord ?

C'est-à-dire qu'on va voir que c'est effectivement long, ennuyeux et difficile à faire. Et… facile à comprendre. Vous avez compris tout ça ? Bon, très bien. Oui, c'est ça. Oui, bien sûr que c'est facile à comprendre. Et là, le …

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