Le Omer, de Pessa'h à Chavouot : la sortie d'Egypte à compléter
Pourquoi les jours du Omer relient Pessa'h à Chavouot, et ce qui fait échouer une élévation qui aurait dû réussir.
Rav Yossef David
Ensuite : New -> 356023301 AutoNumber 11 09 2017 R. Yossef David F, 52 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
## Introduction à la Sefirat HaOmer
On va parler aujourd'hui de Sefirat HaOmer, du compte de l'Omer, de tout ce qu'est le compte de l'Omer dans cette semaine. Et après, on va parler aussi un peu de Parachat Béra'h. Il se passe des choses un peu particulières dans le calendrier juif. C'est ce qu'on appelle Sefirat HaOmer, le décompte du Omer: on compte les jours depuis le lendemain de Pessa'h jusqu'à Chavouot, 50 jours.
Que s'est-il passé pendant ces jours, d'un point de vue chronologique ? Ce sont les jours pendant lesquels le peuple juif quitte l'Égypte. Il retrouve les ressources de la Torah le huitième jour de Pessa'h, dès qu'il a traversé la mer. Mais comme on était un peu bas sur le plan spirituel, on a dû s'élever de 49 degrés de pureté, en comparaison avec les 49 degrés d'impureté dans lesquels on se trouvait en Égypte, en plein dedans. Voilà ce qui s'est passé.
Si vous voulez fêter cet événement, cette élévation, la Torah prévoit une mitsva: on doit compter les jours et les semaines qui nous séparent de Pessa'h à Chavouot. A priori, c'est une période bien, d'accord ? C'est une période qui relie Pessa'h et Chavouot, deux parties d'une même fête. D'un côté la délivrance spirituelle, de l'autre la délivrance…
Il y a des choses matérielles et des choses spirituelles. Les deux font partie de ces deux facettes d'un même événement, si vous voulez. Aujourd'hui, dans la société israélienne, on voit des gens qui, il y a trente ou quarante ans, étaient proches de la Gueoula, proches du sionisme, mais très, très éloignés de tout sentiment religieux. Aujourd'hui, même le sionisme n'est plus là.
Quelqu'un m'a envoyé un article, il y a quelque temps, pour que je réponde. Et quelqu'un me dit: « Moi, j'étais comme ça, j'ai fait ça dans l'armée, j'ai fait tant de guerres, j'ai fait ça. » J'ai dit: d'accord, je te crois, le mérite que tu as, c'est le mérite que tu as, mais aujourd'hui tu es avec l'ennemi. Aujourd'hui tu penses comme l'ennemi. L'ennemi veut détruire Israël, et c'est ce que tu veux faire aussi. Si cet ennemi est en dehors d'Israël, tu le combats; s'il est en Israël, tu le commences. À une époque tu étais sioniste, mais aujourd'hui tu ne l'es plus.
Ces gens-là, vous le savez. C'est pour ça que je dis que Pessa'h et Chavouot sont liés. Quelqu'un qui n'a que Pessa'h, c'est-à-dire qui a seulement la sortie d'Égypte, mais qui n'a pas pris avec lui l'identité religieuse, qui a gardé seulement l'identité nationale, cela ne dure pas en Israël. À l'époque de la création de l'État d'Israël, il y avait des gens très forts, avec une très forte identité nationale et religieuse, encore un peu. Ben Gourion était comme ça, d'accord ? Et la majorité des dirigeants de l'époque étaient comme ça. Mais cela n'a pas tenu.
Les Hakhamim appellent cela, dans le langage de la Kabbale, la mort de Machia Ben Yossef. Machia Ben Yossef est mort; cela fait déjà une vingtaine d'années, selon ce que disent les Mekoubalim de la date à laquelle il devait décéder. Machia Ben Yossef, c'était ce roi, un lion, très fort, qui avait les créations d'État. On voyait les gens qui dansaient dans le kibboutz, il y avait une vraie force de vie. Aujourd'hui, il n'y a plus tout cela.
Aujourd'hui, il y a des gens qui cherchent. Ils disent: bon, on va aimer les Soudanais, non, on va aimer les Bédouins, non, on va aimer les Palestiniens. On va aimer tous les ennemis d'Israël, tous ceux qui veulent nous détruire, ce n'est pas grave, d'accord ? Mais pas nos frères. Même les sionistes de l'époque l'ont fait. Je ne dis pas qu'ils sont religieux, ils ne le sont pas. Et il y a des gens comme ça, d'accord ? Ces gens-là n'ont pas fait ce qu'ils ont fait: ils
n'ont pas lié Pessa'h et Chavouot. Une identité nationale seule ne tient pas la route. Elle est très, très forte, elle était très forte, mais aujourd'hui, quand l'histoire d'Israël a avancé, on voit que dans l'armée on essaie de baisser le niveau, de faire entrer des filles, de faire toutes sortes de choses pour qu'il n'y ait pas de religieux. Mais dans les unités combattantes, il n'y a que des religieux, ou en tout cas beaucoup de religieux. Il n'y a pas que des religieux, mais les gens qui vont
vouloir être officiers, les gens qui vont se donner, ce sont des gens qui viennent en nombre, avec des idéaux.
(La transcription présente ici une répétition automatique de « très » sur plusieurs dizaines de mots; ce passage ne peut pas être restitué.)
Avec les années, ces coutumes se sont ajoutées. Au début, il n'y avait rien. Par exemple, dans la Guemara, il n'y a rien d'écrit. Aucun minhag de deuil. Dans le Rambam, il n'y a rien d'écrit. Aucun minhag de deuil. Dans le Choul'han Aroukh, il y a trois minhaguim. Vous le connaissez ? Ce qui est écrit dans le Choul'han Aroukh, il n'y en a pas beaucoup. Quels sont les interdits de cette période d'Omer ? D'abord, il faut bien comprendre que s'endeuiller pendant l'Omer, c'est un peu compliqué sur le plan technique, parce que la Torah interdit de faire… Tout le Chodech Nissan est concerné, d'accord ? Pendant Chodech Nissan, on n'a même pas le droit d'aller au cimetière. Quelqu'un qu'on enterre, on n'a même pas le droit de faire un hespèd. D'accord, c'est donc une période de gaieté. Puis il y a Roch Hodech, Chabbat, tout ça.
Il y a donc trois interdits écrits dans le Choul'han Aroukh. Un d'entre eux, personne ne le fait. Et le peuple juif n'a pas réussi à le respecter, avec le Choul'han Aroukh.
Tout ce qui est écrit dans le Choul'han Aroukh, tout le monde le fait. Il y a des communautés qui l'ont dit, d'autres qui ne l'ont pas dit. Alors, vous connaissez les interdits du Choul'han Aroukh pour cette période, vous savez lesquels ? Non, ce n'est pas écrit dans le Choul'han Aroukh. C'est plus tard. Tout cela, ce sont des choses ajoutées. Elles ont été ajoutées par des Hakhamim, pas par des imbéciles, mais ce n'est pas l'époque du Choul'han Aroukh. Je vous l'ai expliqué: au début, c'est une période de joie, d'accord ? Dans la Torah, c'est une période de joie, une période agricole où les gens restent dans les champs, ils sont contents, il y a les moissons, les récoltes, et tout cela. Ça…
On ne parle pas de cela. On ne parle pas de deuil pendant cette période. D'accord ? On raconte des histoires qui se sont passées, mais on ne parle d'aucune halakha. Dans le Rambam, il dit que… c'est un grand halamoued. Et la raison pour laquelle — il y en a quelques-uns qui disent qu'on ne se rase pas, qu'on ne se marie pas. Et la troisième halakha que personne ne connaît: les femmes ne font pas de mela'kha après la moitié de la nuit, de …
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