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La Téchouva (22/09/14)

58 min

Rav Yossef David

Ensuite : L’eurovision, 5 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

## La techouva avant la création du monde

Ok, alors bienvenue. Aujourd'hui on va faire un cours sur la techouva, puisqu'on est avant Roch Hachana et Kippour. Et donc nous avons, comme il se voit, à chaque fois qu'on fait une faute, on s'éloigne un peu de HaKadosh Baroukh Hou, et il faut faire techouva. C'est un concept qui est central dans la Torah. Ce qu'on va faire dans ce cours, c'est expliquer les différentes sortes de techouva, expliquer comment ça marche, parce que théoriquement ça ne devrait pas marcher. Si je tue quelqu'un, je fais techouva, ça

aide à quoi ? Comment est-il possible que la techouva fonctionne ? Comment HaKadosh Baroukh Hou a-t-il construit son monde pour que la techouva fonctionne ? Et après, je vais vous donner le plan de la techouva, comment ça va marcher dans le peuple juif et dans l'humanité, dans les années qui viennent. Vous allez voir comment l'individu qui fait techouva — ça, on va le comprendre — et vous allez voir comment l'humanité va avancer vers ça. D'abord le peuple juif, et on verra après.

C'est à peu près ce qu'on essaie de voir dans ce cours. La techouva, techouva, mauvaise traduction en français: « repentir », c'est une mauvaise traduction. La techouva, ça veut dire revenir. La chouv, revenir. Et on dit que la techouva a précédé la création du monde. On parle donc d'un monde avant qu'il y ait une faute, puisqu'avant qu'il y ait un monde. Il existe donc un concept de techouva bien avant qu'il existe un concept de faute.

Quand on parle de techouva, on parle de quelque chose de beaucoup, beaucoup plus large que ce qu'on a l'habitude, nous, de croire, de comprendre. Quelqu'un qui a fait une faute doit la corriger, d'accord, mais on parle de quelque chose de beaucoup plus grand, puisque la techouva fait partie des choses qui ont précédé la création du monde. Dans le plan d'HaKadosh Baroukh Hou, dans Sa volonté d'arranger et d'agencer Son monde, parmi les éléments qui permettaient au monde d'exister, il y avait la techouva.

En principe, on a besoin de la techouva parce que, je donne un exemple: quelqu'un fait une faute, et s'il n'avait pas la possibilité de faire techouva, alors il n'y aurait que avéra goréret avéra, celui qui fait une avéra — lui-même est abîmé par cette avéra, donc la suivante est beaucoup plus facile, beaucoup plus accessible, et quand il en a fait plusieurs, alors là, ça devrait être la techouva. Ok ? Et ça, c'est même avant la création du monde.

Mais c'est même avant l'homme, puisqu'on parle déjà de faute. On a déjà dit que la techouva n'est pas liée à la faute. C'est quelque chose de plus élevé que la faute. La chouv, ça veut dire revenir: c'est-à-dire qu'il y a, si tu veux, un mouvement cosmique de retour vers Hachem.

C'est là qu'on va différencier le judaïsme et le christianisme. Dans le judaïsme, quand vous naissez, il y a un éloignement par rapport à Hachem. Dans le christianisme, quand vous naissez, il y a une faute. Vous comprenez la différence ? Dans la techouva dont la Torah parle, c'est une techouva qui nous permet de revenir, de nous rapprocher. La neshama, l'âme de l'homme, était très, très élevée avant la naissance. Après, on la descend, on la fait rentrer dans un corps. Donc évidemment, il y a un certain éloignement, mais on peut encore tout le temps se rapprocher, même avec ce corps.

— Tu parles d'Adam ?

## Les générations et la grandeur de notre temps

Quand on parle des générations jusqu'à Noé, après Adam et Noé, et même après Noé, jusqu'à Abraham, il y avait des gens qui avaient un souvenir — même leur père leur avait raconté — de la création du monde, du Gan Eden, tout ça. C'étaient des choses qui étaient il n'y a pas longtemps, pour eux. Ils y avaient vécu. Et même si on va moins loin, les gens qui ont vécu la sortie d'Égypte ont vu des miracles.

Nous, on en est loin de tout ça. Mais il faut comprendre pourquoi c'est possible, alors qu'a priori on s'éloigne. Non. On ne s'éloigne pas, on avance. Je t'ai expliqué pourquoi. Le Rav Egan a dit: « Pourquoi notre génération a-t-elle eu le mérite d'avoir le retour d'Israël sur sa terre et les rassemblements des exilés, et pourquoi nous avons eu ce mérite, alors que des juifs beaucoup plus tsadikim que nous, il y a cent ans, ne l'ont pas eu ? » On est sûrs qu'on est peut-être moins tsadikim qu'eux. Mais on est sur leurs épaules. Vous comprenez ? Nous, on se trouve sur leurs épaules, donc on voit plus haut, plus loin, que ce qu'ils voyaient. Pas parce que nous sommes forcément plus grands. Nous sommes moins grands que la génération de Moïse, mais nous avons des mérites qu'eux n'avaient pas. Parce que nous aussi, on est au-dessus d'eux.

— Oui, tout change. Il y a aussi la neshama qui change. La neshama est plus grande. L'âme du peuple juif aujourd'hui est plus grande qu'elle ne l'était il y a cinquante ans. Les gens posent des questions plus grandes. Je vous donne un exemple.

Il y a beaucoup de choses qui ont changé. Il y a cent ans, si vous disiez à un juif: « Tu sais, si tu ne fais pas les mitsvot, tu vas en enfer », il répondait: « Ah d'accord, je fais les mitsvot. » Aujourd'hui, si vous dites à un juif: « Tu sais, si tu ne fais pas les mitsvot, tu vas en enfer », il répond: « Ça ne me dérange pas. » D'accord ? Il dit: « Je veux comprendre. Ce que je ne comprends pas, je ne le fais pas. » Ça marche comme ça aujourd'hui en Israël ? Les gens ne comprennent pas, ils ne font pas. Ils veulent comprendre pourquoi il faut faire. Si vous les avez convaincus pourquoi, ils sont prêts à faire. Donc on a quand même des gens qui se sont élevés. Les gens ont grandi eux-mêmes.

— Non, c'est une grandeur. C'est-à-dire qu'ils veulent… Parce qu'Hachem a dit, c'est là. Parce que tu crois en Hachem. Mais quelqu'un qui dit: « Moi, tu ne m'as pas convaincu, je ne le suis pas », c'est une grandeur, quelque part. C'est-à-dire que la personne veut que ce soit en accord avec ses propres idées. On ne peut pas dire que c'est quelqu'un à qui on doit donner les bonnes réponses. Vous êtes en train de venir pour apprendre ses réponses. Ici, vous allez apprendre les réponses pour les donner à ces gens-là. Vous n'avez pas remarqué que c'est ce qu'on dit dans ces cours-là ?

Je vous donne seulement des réponses. La seule réponse que j'entendrai jamais dans ce fachour — c'est Hachem a dit. Alors, toutes les questions que vous voulez: ça, c'est la seule réponse qu'on donne jamais. Hachem, c'est quelqu'un qu'on a cherché. Quelqu'un qu'on a cherché.

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