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New -> SAFOT 1 23-04-2018- french rav yossef david parashat emor

52 min

Rav Yossef David

Ensuite : Bikourim, les prémices et le Vav conversif, 56 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Donc, Béréchit et Bahim: la paracha est Emor. Donc Emor, et ensuite les Kohanim. On est sorti de, et on rentre dans la paracha d'Emor. Je vais vous dire quelques mots sur Emor, et on va parler un peu des Kohanim, de ce qui se passe avec les Kohanim, et de toutes sortes de choses qui apparaissent dans la paracha.

D'abord, le livre de Vayikra s'appelle Torat Kohanim. A priori, c'est un livre qui parle beaucoup des Kohanim, et beaucoup de halakhot concernent les Kohanim. On a vu toutes les halakhot qui concernent… Il y a une feuille à me donner, pour qu'on essaye de neutraliser les mouvements. Un cahier ? Oui, c'est du collège, donc c'est un moyen. Si j'ai des feuilles de collège, c'est vrai. Bon, ça n'a pas trop bougé, la table.

Écoutez, il faut que dans ce cours on essaye de vous former aux discussions que vous allez avoir en Israël, avec des gens qui sont religieux, et des gens qui vont venir avec des idées qui ne sont pas forcément celles que vous avez. Donc, à chaque fois dans ce cours, on va vous donner des éléments de réponse, pour être capable d'avoir une discussion avec quelqu'un qui est suffisamment droit pour être capable de vous écouter.

Je vais vous donner un exemple. Aujourd'hui, on est dans une société où l'on a aboli tout concept de différence entre les gens: la différence entre un homme et une femme, entre un père et un fils, entre un chien et un homme, entre un chimpanzé et un humain, tout ce que vous voulez. Il n'y a plus de différence. OK ?

La société occidentale, pour elle, on appelle ça; dans, ils ont aboli les différences. Pour eux, tout le monde est pareil. Un père et un fils, pareil. Pas de différence. Pourquoi un fils devrait-il expliquer à son père ? Je ne parle pas d'eux, je parle d'eux… Et évidemment, ce sont des idées qu'on entend beaucoup, qui sont tout le temps dans le background de l'opinion.

Donc oui, il faut savoir répondre à ça. Il faut savoir comment nous, on répond à ça. Et dans la paracha de Tazria, on va… je vais vite en parler. Puis dans la paracha de Tazria, on parle de Kohanim, OK ?

Donc les Kohanim, a priori, ce sont des gens qui contredisent totalement ce qu'on est en train de dire. Ce sont des gens qui n'ont rien fait. Le mec, il est né Kohen, son père est Kohen, c'est tout, rien. Et grâce à ça, il va avoir toutes sortes de privilèges. Il n'y a pas seulement des privilèges, il y a aussi pas mal d'interdits qui vont avec, puisque ça va toujours ensemble.

Et il a une kédoucha intrinsèque, il appartient. Comme le peuple juif, il a une kédoucha qui lui appartient sans qu'il fasse quoi que ce soit. Le Kohen aussi, il a ça. OK ?

Donc ça, quand on vient du monde occidental, c'est une idée qu'on reflète mal. Parce que Mah pitom: tu n'as rien fait, tu n'as rien. Pourquoi tu vas naître comme ça ? C'est quelque chose qu'on a du mal à accepter dans le monde occidental. Donc on veut expliquer pourquoi c'est nécessaire, pourquoi ça marche, pourquoi c'est nécessaire.

Et je voudrais parler de ça, pas seulement des Kohanim (on va expliquer les Kohanim en particulier après), mais de pourquoi on a besoin de niveaux. Pourquoi on a besoin que… Pourquoi il y a des halakhot ?

Par exemple, vous connaissez les halakhot qui disent comment on doit respecter son père et sa mère, d'accord ? Vous savez qu'elles sont hyper dures, ces halakhot ? Elles sont hyper dures. Je vais vous donner un autre exemple: il y a une halakha qui dit qu'on doit respecter son Rav, d'accord ? Mon Rav, c'était toujours la personne que je voyais comme la plus haute sur terre, et j'étais sûr que je faisais la halakha. Quand je suis rentré en, j'ai vu la halakha. Je veux dire que c'est très difficile.

Je vous donne un exemple qui est très difficile: on n'a pas le droit de s'asseoir à la place de son père. C'est super difficile, OK ? Vous savez qu'on ne peut pas s'asseoir sur sa place, sur sa chaise, sauf s'il l'autorise. Il y a plein de halakhot super difficiles. Et pourquoi ces halakhot ?

Eh bien, grâce à ces halakhot, on va créer un rapport, un vrai rapport de kavod. Et comme il n'y a pas de bouton « respecte quelqu'un », oui, je suis rempli de respect là ! Par contre, il y a beaucoup de halakhot tout autour de ton rapport avec la personne: quand tu vas les faire, automatiquement tu vas créer un rapport de kavod, de respect. Oui.

Et alors ? C'est-à-dire qu'a priori, elles existent. Et si le père, pour des raisons utilitaires, veut bien que tu t'assoies sur sa chaise, il peut le faire. Ce n'est pas la seule personne. La seule personne pour qui ça ne marche pas, c'est le roi, qui ne peut pas… Mais les autres, ils peuvent aussi. Mais le père, c'est ce que la Torah lui a donné comme loi qu'il conserve. Maintenant, si lui, d'un point de vue, il veut avec cet enfant, ou avec cet endroit, ou telle chose, dire « Bon, sur ça, je remonte », il a le droit. OK ?

Il faut quand même les créer. HaKadosh Baroukh Hou a donné ces rapports pour que justement, nous, on ait un rapport avec nos pères. Maintenant, pourquoi c'est important d'avoir des rapports de kavod avec son père, avec son Rav ? À quoi ça sert ?

Parce que moi, ce que j'explique à chaque fois, dans tous nos cours, et les nouveaux, comme ce n'est pas encore l'habitude, on ne va jamais, jamais expliquer dans ce cours quelque chose parce que c'est écrit dans la Torah. Jamais. Ce ne sera jamais la réponse. On ne dit pas: une chose est vraie parce qu'elle est écrite dans la Torah. Ce n'est pas parce que les choses sont écrites dans la Torah qu'elles sont vraies; c'est parce qu'elles sont vraies qu'elles sont écrites dans la Torah. Vous comprenez la différence ?

Nous, dans le Seoussour, on vient tout le temps expliquer pourquoi ça marche. Pourquoi, intellectuellement, avec quelqu'un qui n'est pas juste, pas religieux, on peut lui expliquer pourquoi c'est vrai. OK ? Et tous les sujets qu'on va avoir dans le Seoussour, ce sont toujours des sujets comme ça. C'est toujours l'approche qu'on va donner dans le Seoussour.

Donc, a priori, pour tous ceux qui prennent des notes, vous aurez la possibilité de prendre ça avec vous et de faire une différence après, autour de vous.

Donc, pourquoi est-ce nécessaire ? Pourquoi la Torah a-t-elle dit: ton père, tu l'as respecté, il ne faut pas que tu lui dises ça, il faut que tu lui dises ça ? À quoi ça sert ? Pourquoi c'est bien ? Pourquoi a-t-on une société patriarcale, où l'on aime bien le respect des anciens ? …

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