Parachat Chemot (16/01/17)
Rav Yossef David
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Alors, dans la paracha, on attaque le livre de Chemot, et à partir de la paracha de Chemot jusqu'à la fin du Tanakh, ce qui va intéresser HaKadosh Baroukh Hou, c'est le peuple juif. Vous remarquerez que celui qui a écrit la Torah... c'est un ancien élément de Manitou, c'est ce que je vais vous dire. Il y a, volontairement, nous, les Juifs, quand on utilise la Torah, on oublie certaines choses. On efface une partie des choses qu'on sait, pour ne pas avoir trop le vertige. Je vous dis donc ce à quoi on est confronté.
Celui qui a écrit la Torah, c'est HaKadosh Baroukh Hou. Ça, on le fait, ce n'est pas trop en général. Après, de quoi parle HaKadosh Baroukh Hou ? Il parle pendant quelques dizaines de versets du monde, et après il se concentre sur l'homme. D'accord ? Ensuite il va parler de l'humanité pendant deux paracha. Et après il arrive à Avraham. Deux paracha sur Avraham, deux paracha sur Its'hak, deux paracha sur Yaakov, deux paracha sur les enfants de Yaakov. Et quand on a fini avec les enfants de Yaakov, on va parler du peuple juif.
En fait, ce qui va intéresser HaKadosh Baroukh Hou, c'est qu'il va passer très, très vite sur la création du monde, c'est-à-dire qu'il y a des milliards d'années qu'il se passe quelque chose avec le Kekou Souffir, d'accord ? Et après, il va passer très, très vite sur l'homme: il va y avoir une dizaine de générations qui vont passer très rapidement, parfois inversées, deux. Et après on arrive à Avram, là on s'arrête. Ah, là on s'arrête. On va parler longtemps de Avram, mais ce seront les accords. Et en fait, ce qui intéresse le Ribono shel Olam, c'est l'histoire du peuple juif.
Et c'est intéressant parce que, a priori, le Ribono shel Olam a créé le monde. La principale chose qui dérange les gens qui ne sont pas religieux dans la Torah, ce n'est pas la mitsva, ce n'est pas l'Afrique dans la Torah: c'est ce que la Torah affirme, c'est qu'on ne parle que du peuple juif. C'est-à-dire que le fait que le peuple juif soit aussi central, et que HaKadosh Baroukh Hou s'intéresse au peuple juif, c'est quelque chose qui déroute un peu celui qui ne vient pas du monde de la Torah. C'est une vraie question, à laquelle on va répondre.
Maintenant, un élément de réponse que je peux vous donner, c'est ce qui se passe aujourd'hui, en ce moment, à Paris. Il y a soixante-dix nations qui se sont réunies aujourd'hui pour essayer de trouver des moyens de faire le plus de mal possible à Israël. Et quand on regarde ça, on se dit: attends, il y a ces cinq dernières années, il y a quelque chose comme deux cents conflits dans le monde, d'accord ? À quelques kilomètres de nous, il y a eu deux, trois cent mille morts.
Partout, il y a des guerres. Et il y a soixante-dix nations qui vont se réunir. Elles vont passer deux jours, elles vont arrêter leur emploi du temps. Des chefs de gouvernement, des ministres des Affaires étrangères vont bloquer tout leur emploi du temps, ils vont faire que ça pendant plusieurs jours d'affilée, ils vont faire que parler de nous. Et en général, ce n'est pas pour nous faire des guerres.
Donc cette centralité d'Israël est profondément ressentie par l'humanité. Même si nous, on ne sait pas encore forcément... même si nous, on n'a pas forcément expliqué cette centralité, sachez une chose: l'égoïme la ressent très bien. L'égoïme la ressent très bien. Vous pouvez prendre des komachim ? La centralité d'Israël, ils sentent que ce qui se passe en Israël, ça les intéresse.
— Oui.
Écoutez, un jour, il y avait le représentant, du Moyen-Orient, d'Israël, dans le monde, qui venait en Israël. Il venait à Bar-Ilam, à l'époque j'habitais à Haïfa. J'ai pris ma voiture, je suis parti pour lui parler. Le représentant du Moyen-Orient, c'est celui qui s'occupait de la section Moyen-Orient ou Israël dans le monde. C'est donc quelqu'un qui connaît Israël comme sa poche, il connaissait Israël mieux que moi. Il arrive là-bas, évidemment profondément antisémite, comme le monde, sans journal. Je suis arrivé évidemment avec des feuilles que j'avais déjà sorties sur Internet, sur tous les mensonges qu'il avait déjà dits. Dès qu'il y avait une chose, je disais: « Monsieur, ce n'est pas vrai, cette lettre-là, vous avez dit ça, ça, et ça. »
Et au bout d'un moment, il a dit: « Je réponds à toutes les questions, sauf à celles-là. » Et il y a une jeune fille, qui avait dix-huit ans, qui n'avait l'air de personne, qui a dit: « Excusez-moi, monsieur, je vous dérange, mais pourquoi vous parlez tant d'Israël ? » C'est une vraie question. Et la réponse du directeur de la section Moyen-Orient du Monde, c'est quelqu'un qu'il est difficile de trouver plus impliqué dans le journal Le Monde, excusez-moi si vous n'avez pas compris, il a dit: « Je ne sais pas. » Il se fait... c'est quelque chose dont il faut parler.
Imaginez bien que si lui ne sait pas, personne ne sait. Vous comprenez ? C'est lui qui fixe combien on va parler. Il n'est pas obligé d'en parler toute la journée. Mais tous les deux jours, il a une colonne, un article, parfois des articles de fond sur la société israélienne, parfois sur le conflit. Il parle tout le temps de nous. Et quand on lui pose des questions, il dit: « Pourquoi ? Je ne sais pas. » C'est-à-dire que c'est quelque chose d'assez profond. Les gens ressentent un besoin profond de parler d'Israël, parce que l'histoire d'Israël les intéresse.
Alors nous, on n'a pas encore créé ce dialogue où on arrive à rendre cet intérêt comme quelque chose qui n'est pas forcément nuisible, pas forcément de la haine. Mais l'amour et la haine, ce n'est pas forcément très, très loin. Le fait qu'on soit aussi important pour eux, c'est important. C'est-à-dire que le jour où nous viendrons donner une parole, la parole d'Hachem, la parole du Kodesh, la parole des valeurs, le monde voudra nous écouter.
Quand vous regardez toutes les résolutions et tout ce que le monde dit contre nous, ils se servent toujours de gens, d'Israéliens, qui ont dit la même chose avant. Vous remarquerez que dans ce qu'ils disent contre nous, ils se servent de telle personne, ou de tel Premier ministre, qui a dit une chose, et ils s'en servent après contre nous. Donc il y a une très grande akchava, une très grande écoute du monde sur nous. Et le monde sent que l'histoire d'Israël, c'est l'histoire d'Israël qui le regarde profondément.
Si on va plus loin que ça: le Rambam dit que HaKadosh Baroukh Hou a envoyé des mauvaises personnes qui ont fait du mal, qui ont créé des religions parallèles au judaïsme et qui ont fait beaucoup de pogroms, et tout. Mais ça aussi, c'est le plan de HaKadosh Baroukh Hou. Il a marqué Kilo Marchevota et Marchevotechem. C'est-à-dire que HaKadosh …
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