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Le deuil du Beit Hamikdash pendant les trois semaines

Pourquoi le manque du Temple se ressent au niveau du collectif, et comment s'y attacher pendant le deuil.

12 min

Rav Dov Bigon

Ensuite : Hevron, lieu d'unité entre dispersion et lien, 14 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Tu vois, il y a des gens qui disent qu'il ne faut pas, je ne sais pas si c'est possible, mais je ne sais pas. Pourquoi ? Parce que c'est le jour des guerres. Ces jours-là, le peuple israélien n'a pas beaucoup de guerres. Il y a eu deux guerres, le Beit Hamikdash, les Rambam, le Chabbat, la Guemara, le Rambam, etc. Et donc, il n'y a pas de joie. Il n'y a pas d'espoir. La vie de l'homme, c'est de se tourner, de se tourner.

Il y a le cycle privilégié où tout le monde est humain, ses problèmes, sa famille. Mais il faut toujours se rappeler que nous ne sommes pas humains. Il y a aussi le cycle privilégié de l'homme israélien, de l'humain pour l'homme israélien. L'émouna, c'est que l'homme doit se rapprocher de l'homme. Comprendre quelle est la signification de ce manque du Beit Hamikdash.

Le Rav nous dit, la Michna dit, que lorsque le mois d'Adar rentre, commence, alors on doit augmenter sa joie. Et lorsque le mois d'Av commence, on doit réduire sa joie, diminuer sa joie. Dans la vie d'un homme, il y a plusieurs étapes, plusieurs niveaux, plusieurs sphères. D'abord, tout ce qui concerne sa vie, sa famille, sa maison, ses amis, ses parents, ses joies personnelles.

Toute sa vie individuelle. Lorsque l'homme vit une première étape, il vit en première étape ce qui est proche de lui, avec lequel il s'identifie. Et il y a un deuxième niveau, c'est le niveau du klal, du collectif d'Israël. Ce qui se passe au niveau collectif, au niveau national, au niveau du peuple, au niveau de la nation. Le Rav nous dit: pour pouvoir vivre véritablement correctement sa vie, il faut s'attacher au niveau collectif.

Il faut sortir de son égoïsme et arriver à s'attacher à une sphère beaucoup plus grande, qui s'appelle le niveau du klal. Et Harami nous enseigne que pendant cette période, il y a un manque au niveau du klal d'Israël, il y a un manque au niveau du collectif d'Israël. C'est quoi ce manque ? C'est le manque du Beit Hamikdash, le manque du Temple à Jérusalem. Et si une personne vit en disharmonie, alors tout va bien dans sa vie personnelle et il est déconnecté du collectif, où il y a un manque grand au niveau du collectif, le Temple, le Beit Hamikdash.

Et donc, il va penser que tout va bien, alors qu'en fait, au fond, au fond, au fond de lui, il y a un manque théorique qui s'appelle le manque du Beit Hamikdash. La halakha va t'aider à sortir de ton égoïsme pour te rattacher au Beit Hamikdash, à ce… au Klal, et pas aux choses individuelles. C'est le travail qu'il faut faire pendant ce jour-là: t'attacher à ce niveau profond de ta vie qu'est le collectif.

Le Rav nous dit: toute personne ne peut prendre le deuil que s'il a une souffrance, s'il sent le manque, s'il comprend le manque. Par exemple, une personne qui a perdu un proche. C'est sûr qu'il va être en deuil. Pourquoi ? Parce qu'il était proche de cette personne-là, il aimait cette personne. Il comprend le manque de cette personne-là. Donc tu ne peux pas lui dire: non, ne souffre pas, ne sois pas… Tout va très bien. Non, il sent le manque. Mais si une personne ne comprend pas le manque, ne connaît pas la chose qui manque, alors jamais elle ne pourra prendre le deuil.

Et c'est ce qui se passe pendant ces jours-ci. Ces jours-ci, on te dit de prendre le deuil sur le Temple, sur le Beit Hamikdash. Si tu ne sais pas ce que c'est que le Beit Hamikdash, si tu ne connais pas l'importance du Beit Hamikdash, tu vas penser que tout va bien, qu'il ne manque rien, que tout va très bien, que la vie est très bien. C'est seulement les choses qu'on connaît qu'on peut comprendre dans leur manque. Donc qu'est-ce qu'il faut faire ? Pendant toute cette période, pour sentir le deuil du Beit Hamikdash, il faut étudier ce qu'est le Beit Hamikdash, ce que représente le Beit Hamikdash.

Quand est-ce qu'il s'est perdu le bon ? C'est quand l'homme n'a pas dormi. Et alors, c'est quelque chose d'incroyable. [Suite de répétitions automatiques du mot « incroyable », supprimée.]

Le Beit Hamikdash, c'est bon. Le Beit Hamikdash.

C'est le bon pour tout le monde. Le peuple d'Israël… C'est le bon pour tout le monde. [Répétitions automatiques supprimées.]

Et c'est ce que nous faisons. Le Rav nous dit: lorsqu'on prend le deuil sur le Beit Hamikdash, ce n'est pas le bâtiment, la Maison, la Maison qui était belle, la Maison qui était grande, mais la Maison d'HaChem, c'est…

La souffrance qu'on a par rapport à son manque, c'est par rapport à sa fonction. Il manque la fonction du Beit Hamikdash, il manque l'action du Beit Hamikdash. Alors, c'est quoi l'action du Beit Hamikdash ? Depuis la création, HaKadosh Baroukh Hou avait créé son monde, tout était Tov. Il l'avait dit: c'était bon, c'était bon deux fois, c'était Tov, mais surtout, c'était très bon. Et depuis la faute d'Adam Harichon, le monde est descendu. Le monde, au niveau spirituel, est descendu. La conséquence de cela, c'est que le monde est devenu triste.

Une atsvout, un étsev, une souffrance, une tristesse, une mélancolie, quelque chose de… que l'homme ressent comme un manque dans ce monde. Tu vois les sociétés modernes d'aujourd'hui: elles peuvent avoir tout, elles ont de quoi manger, de quoi se loger, se vêtir, tout ça, etc. Mais tu les vois tristes. Pourquoi ? Qu'est-ce qui leur manque ? Il leur manque un endroit, le cœur du monde, qui permet d'apporter le Tov dans le monde, le bien dans le monde, le bonheur dans le monde. Ce bonheur-là, qui pouvait le procurer ?

C'est le Beit Hamikdash. Le Beit Hamikdash était le centre du Tov, du bon, du bonheur dans ce monde. Et lorsque cela manque, forcément, il y a atsvout. Forcément, il y a une tristesse. Forcément, il y a un mal-être. Forcément, on sent le manque, sans pouvoir le montrer du doigt, sans savoir d'où vient ce manque. Le manque, c'est un manque à cause du Beit Hamikdash. Lorsqu'on pense au Beit Hamikdash, il faut penser à ce manque de Tov, à ce manque de bonheur dont l'humanité souffre.

À cause de la destruction du Beit Hamikdash.

De tous les âges, mais notre âge dépend de l'administration, de l'État, de la construction de Yerouchalayim, de l'instruction d'Erets Israël. Aujourd'hui, nous construisons le Troisième Temple, mais cela ne dépend pas d'eux. Cela dépend de. S'il apporte encore des Juifs d'Israël, il y aura encore des mitsva dans le Temple. Pourquoi ?

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