Orot veKelimאורות וכלים
Se connecter

Le libre arbitre et les données de départ selon Maïmonide

Pourquoi la nature et les tendances ne décident pas du bien et du mal : l'homme choisit ce qu'il fait de ses données.

54 min

Rav Oury Cherki

Ensuite : Le libre arbitre selon le Rambam et le zivoug, 50 min

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Shalom tout le monde. Quelle joie de poursuivre l'étude des Chemona Perakim. Nous sommes arrivés vers la fin du septième chapitre. Dans la merveilleuse édition que vous avez sous les yeux, c'est à la page Resh He, en fin du septième chapitre. Vous n'avez pas tous la même édition, évidemment. Ceux qui se servent de cette superbe édition trouveront la page Resh He.

Étant donné que nos sages, que leurs souvenirs soient une bénédiction, savaient. Tu sais que quand on met un sachet et qu'on le laisse, ça fait le thé extrêmement fort, donc imbuvable. Comment ? Oui, mais on l'enlève. Oui, bien sûr que tu l'enlèves. Tu l'as laissé encore. Plus tu le laisses, plus ça le noircit. Bon. V'echa'acher yad'o ha-chachamim. Je dis ça parce que c'est dans l'intérêt également de nos téléspectateurs, qui doivent savoir comment préparer le thé chez eux à la maison. Darna

Vous savez que ces deux espèces de défauts, c'est-à-dire les défauts intellectuels et les défauts moraux, sont ceux qui séparent les hommes de Hachem. Et c'est ainsi qu'est défini le surplus de niveau des prophètes. Revenons donc sur l'essentiel. Il y a des écrans entre l'homme et Hachem. Ces écrans sont des écrans de déficience intellectuelle ou de déficience morale. Amrou al tzatam: alors, ils ont dit, de certains d'entre eux, c'est-à-dire les sages ont dit, d'autres sages, Bema sheraoumi chokhmata wouidotem, quand ils ont vu leur sagesse et leur qualité morale,

Réouyim hem lehichtarer chekhina alehem kemoshe Rabbeinou alav hachalom: qu'ils étaient dignes que la présence divine repose sur eux comme sur Moïse notre maître, que la paix soit sur lui. C'est-à-dire, on a dit par exemple de Hillel, de Hillel HaZaken, qu'il était digne que la Chekhina, la présence divine, repose sur lui comme pour Moshé Rabbeinu.

Tu n'ignoreras pas la nature de cette ressemblance qu'ils ont exposée. Non pas qu'ils l'aient rendu égal à lui, que Hachem préserve. C'est-à-dire, jamais les Hachamim n'ont pensé qu'un des sages était l'égal de Moshé. Mais ils ont dit, au point de vue de ses midot, au niveau de sa sagesse.

Ils ont dit également d'autres, comme Yehoshoua bin Noun, qu'ils étaient dignes comme Yehoshoua, fils de Noun, du point de vue que nous avons mentionné. C'est-à-dire, on dit par exemple qu'une trentaine des quatre-vingts élèves de Hillel HaZaken méritaient d'arrêter le soleil, comme Yehoshoua. C'est-à-dire quoi ? Ils méritent d'arrêter le soleil ? C'est-à-dire qu'ils ont ce niveau, du point de vue de l'ordre du midrash.

Voilà ce que nous voulions t'expliquer dans ce chapitre. Il veut donc dire que même dans un état d'absence de révélation prophétique, il y a des sages qui sont dignes d'être prophètes. Par exemple, les maîtres que nous trouvons dans les midrashim, dans la Haggada, ce qui n'est pas halakha, mais ce qui est Haggada, la pensée, sont des maîtres qui, s'ils vivaient à l'époque des prophètes, auraient été des prophètes. C'est ce que ça veut dire.

Et bien, puisque c'est comme ça, nous avons fini le septième chapitre. Je pense qu'il est tout à fait raisonnable d'entamer l'étude du huitième chapitre. Le huitième chapitre est également le dernier. — Comment le sais-tu ? — Parce que le livre s'appelle Les Huit Chapitres. — Exactement. C'est effectivement une déduction tout à fait probable. — Oui, vas-y.

Il n'y a plus de prophètes parce que Hachem a arrêté de parler. C'est peut-être une inaptitude, ou bien le temps est venu de permettre à la sagesse de s'exprimer à la place de la prophétie. Il y a un midrash qu'on appelle Seder Olam Zouta qui dit: « Le jour où Alexandre le Grand est arrivé en Erets Israël, sont morts les derniers prophètes, Haggaï, Zacharie et Malachie. »

C'est-à-dire, l'apparition de l'hellénisme, c'est la disparition du prophétisme. On peut dire les choses comme ça. Nous avons beaucoup de questions. Nous posons des questions sur Dieu, sur le monde, sur l'homme. Quand on a des questions, on cherche des réponses. Si nous avons des questions sur le monde, qui faut-il interroger ? Celui qui a créé le monde. Si j'ai des questions sur ton monde, je te les pose à toi.

Oh, maître du monde, créateur du monde. Or, les philosophes ne posent pas les questions à celui qui a créé le monde. Pourquoi ? Parce qu'ils ne croient pas en Dieu ? Pas toujours. Mais il y a beaucoup de philosophes qui croient en Dieu. Certains pensent que le monde a été créé. Pourquoi veulent-ils raisonner par eux-mêmes ? Si tu as celui qui a créé le monde, il n'y a rien de plus logique que de lui poser la question. Parce qu'ils pensent qu'il ne parle pas. C'est ça que ça veut dire. Le présupposé indispensable de toute philosophie,

c'est la négation de la prophétie, soit comme absurdité, soit comme réalité historique. Dieu ne parle plus, donc nous allons philosopher. D'accord ? Il y avait un goy grec du nom de Platon. Je ne sais pas si vous avez entendu parler. Oui. Il a écrit beaucoup de livres. Il avait probablement beaucoup de temps. Il a écrit un livre qui s'appelle le Timée. Vous connaissez le Timée ?

Eh bien, ça commence par une discussion très intéressante. N'oubliez pas que celui qui écrit le livre est un Grec. Il parle là-bas, dans une assemblée d'anciens. Des anciens, ça veut dire des gens qui se rappellent des choses passées. Et les anciens parlent d'une discussion qu'avait eue Solon. Solon était le fondateur de la démocratie athénienne. À l'époque où Platon écrit ça, c'est déjà de la vieille histoire. Il dit: Solon était parti un jour en Égypte, et en Égypte, il a rencontré des anciens.

Vous voyez ici l'image de l'ancienneté. Beaucoup d'anciens. Et puis, le plus vieux des anciens d'Égypte lui a dit: « Vous autres, les Grecs, vous êtes des enfants. » C'est comme ça que commence le discours. Qu'est-ce qu'un enfant ? C'est celui qui est nouveau dans le monde. Et c'est exactement ce sentiment qu'avaient les Grecs, d'être nouveaux dans le monde. C'est merveilleux, c'est très étonnant. On va philosopher, comme s'il n'y avait pas de tradition, ou en tout cas comme s'il y avait une rupture avec la tradition antique. Quelque chose a été coupé. Et c'est ça qui permet de philosopher, n'est-ce pas ?

Eh bien, c'est ce qui s'est passé lorsque sont apparus les premiers philosophes. Le problème est effectivement de savoir ce qui s'est passé à ce moment-là. Le premier que l'on connaît comme étant philosophe était un certain… Un certain quoi ? Il s'appelait comment ? Allez, allez. Thalès de Milet. Oui, Thalès, Thalès. Maudit d'ailleurs par les lycéens, qui doivent apprendre le théorème de Thalès sur le rapport entre des angles. Qu'est-ce qu'on a cherché à des angles ? On s'en fiche pas mal.

En tout cas, le fameux Thalès, sa vie était assez particulière. Il était célibataire, il a vécu cent ans. Il avait donc énormément de temps pour penser. Il a été également astronome à ses heures perdues, et il a calculé une éclipse de soleil totale. Nous savons quand cette éclipse s'est passée. Elle s'est passée en …

Cours de Machon Meir

Dans la même série

97 cours du Rav Oury Cherki, donnés au Machon Meir (Jérusalem). Thèmes : Pensée juive, Maïmonide, Rambam, Les huit chapitres, Libre arbitre.

  1. 62
    Le septième chapitre de Maïmonide et les écrans de la prophétie
    Pourquoi les prophètes perçoivent Dieu à travers des écrans plus ou moins nombreux, selon leur niveau.
    51 min
  2. 63
    Liberté, contrainte et Pharaon selon Maïmonide
    Comment le Rambam concilie libre arbitre, prescience divine et punition de l'Égypte, et pourquoi la galout doit cesser.
    43 min
  3. 64
    Le libre arbitre face à la science de Dieu selon le Rambam
    Le Rambam pose la question : si Dieu connaît l'avenir, l'homme peut-il encore choisir librement ?
    16 min
  4. 65
    Les défauts des prophètes selon le Rambam
    Peur, angoisse, colère et tristesse : pourquoi ces émotions obscurcissent la prophétie, à travers Shmuel et Yaakov.
    53 min
  5. 66
    Le libre arbitre et les données de départ selon Maïmonide
    Pourquoi la nature et les tendances ne décident pas du bien et du mal : l'homme choisit ce qu'il fait de ses données.
    En cours de lecture
  6. 67
    Le libre arbitre selon le Rambam et le zivoug
    Le Rambam affirme l'entière liberté de l'homme, et le zivoug ne se réduit pas à un destin fixé d'avance.
    50 min
  7. 68
    Libre-arbitre et causalité chez le Rambam
    Le Rambam réfute le fatalisme : l'homme agit librement, Dieu fixe seulement les lois de la nature.
    53 min
  8. 69
    La nature et le miracle selon Maimonide
    Pourquoi la notion de nature est absente de la Torah, et comment le septième jour éclaire le miracle.
    52 min
  9. 70
    Le Pharaon et la perte du libre arbitre
    Maïmonide distingue la faute individuelle du décret collectif et montre comment Dieu empêche parfois la techouva.
    50 min
  10. 71
    Connaissance divine et liberté de l'homme chez Maimonide
    Dieu sait-il à l'avance nos choix ? Maimonide distingue la connaissance divine de la multiplicité des êtres.
    44 min

— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

Une question sur ce cours ?

La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.

Commentaires et questions au Rav