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Parachat Ki-Tisa (22/02/16)

58 min

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Ki-Tisa (26/02/08), 58 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Ok, beaucoup d'embrim. Paracha de Ki Tissa. Paracha célèbre, puisqu'elle parle du Veau d'or. On va en parler, évidemment, mais vous verrez qu'il y a d'autres sujets importants dans cette paracha. Commençons par le début. Cette paracha est aussi la paracha de Chekalim, puisqu'elle nous donne la mitsva de compter les Bné Israël.

Parmi les interdictions pas très connues, il est interdit de compter les Bné Israël. C'est-à-dire que quand, par exemple, vous voulez savoir s'il y a un minyan ou pas, on ne peut pas compter les personnes une à une. Il faut compter avec un pessouk, par exemple: Hochia et amekha … Baoukha, Tahachem, Echolam, Moshé, Lech, Minarès. Ce sont des mots qui ne sont pas faciles. Quand tu veux compter, c'est compliqué. On compte avec un pessouk, Moshé, Baoukha, Tahachem, Echolam, Moshé, Lech, Minarès. J'ai vérifié, j'espère qu'il n'a pas changé depuis. Voilà comment on fait pour compter.

Donc, quand on va compter tout le peuple juif, comment fait-on ? Il y a la mitsva de Mahasit HaChekel: chacun donne un demi-chekel. C'est un chekel en argent, ça fait à peu près, je ne sais pas, 10, 20 chekel aujourd'hui. On fait la somme, et on voit combien il y a de personnes. On rencontre David Hamelech qui avait fait une erreur. C'est une des deux fautes que David Hamelech a faites dans sa vie. C'est cette histoire: il a compté le peuple juif. Il demandait à Yoav de compter les Juifs pour savoir où ils en étaient avec toutes les guerres.

— Dans les guerres ?

— Quoi ?

Alors pourquoi a-t-il fait ça ? Je ne sais pas. En tout cas, il y a eu une grande punition, on peut le dire. Il y a marqué qu'il y a eu deux erreurs. Moi, je ne peux pas dire des choses sur les deux erreurs. C'est une des deux. Donc on doit compter comme ça, si ce n'est pas évident. Il faut s'habituer. Ça, c'est pour la première mitsva. Il y a des détails qui sont là.

Le rapport avec Pourim, vous connaissez: c'est une mitsva qu'on fait avant Pourim, puisque c'est Rosh Hodech Adar. On envoie des émissaires pour aller chercher les chekalim, pour compter les gens. En même temps, ça apporte de l'argent au Beit Hamikdach. Ça permet de payer les korbanot et tout. Les korbanot, c'est beau.

Les chekalim qu'on envoie viennent donc avant les chekalim d'Haman. Vous savez qu'Haman a fait du business avec nous, avec nos corps. Il a dit: voilà, je prends tous ces Juifs, je me les donne, et je t'amène de l'argent. Achashverosh a dit que c'était une bonne affaire, pourquoi pas, et il a accepté. Nous, pour précéder, on fait une mitsva qui va précéder son sakhsera pour empêcher son décret.

Ça, c'est juste, régalékhad, l'histoire de la mahatsit à chacun. On va s'attarder là-dessus. Juste un détail: il y a marqué berakha sura, ha-somé'ah min ha-ayin, que les Bné Israël doivent avoir une bénédiction sur eux, et quand il y a quelque chose de trop précis, on ne laisse pas passer la bénédiction. C'est une manière de vous expliquer comment marche la hachgaha.

Hakadosh Baroukh agit à travers le monde. Alors comment fait-Il pour agir ? Il y a ce qu'on appelle les nissim gluyim, les miracles visibles, comme l'ouverture de la mer. Ça, on ne peut pas dire que c'est un miracle au sens où tout le monde le voit, c'est un truc surnaturel. Et il y a la hachgaha: Hakadosh Baroukh voit le monde et Il agit. Alors comment Hakadosh Baroukh agit-Il à travers le monde ? Puisque si les gens ont leur libre arbitre, et qu'ils voient de la physique qui est fixe, où est-ce que Son action peut entrer ? Je ne regarde pas dans tout ça. Comment Hachem va-t-Il y aller ?

Il y a des choses qui se passent. Par exemple, Victor Kalani, pendant la guerre de Kippour, se retrouvait tout seul devant une colonne de chars syriens qui venait. Il était le dernier char, il était tout seul, en haut d'une colline. Il avait l'avantage d'être en haut, et eux étaient en bas. Mais il était tout seul. Eux étaient, je ne sais pas, cinquante ou soixante chars. Il a commencé à tirer, tirer, tirer. Il changeait d'endroit pour faire croire qu'il y avait beaucoup de chars. Les Syriens ont vu ça, ils ont eu peur, et ils sont partis, alors qu'ils auraient pu monter. La frontière syrienne, c'est avec les Syriens. Le rapport des chars, c'était deux contre sept: chaque char avait contre lui sept chars. Contre sept, ce n'est rien. C'était le rapport de force.

On a remporté la victoire. Il ne restait plus rien après, que du métal brûlé. Tout était calciné. Voilà la guerre de Kippour. La guerre de Sichour aussi, on l'a refaite une belle année. Kippour était en danger d'être fermé. Des grands miracles, malgré toutes les difficultés.

Donc, quand on commence à comprendre comment marche un miracle, comment Hachem fait un miracle à travers… Il ne transgresse pas les lois de la nature, ni la loi donnée à l'homme d'être libre de son arbitre. Il peut y avoir des conditions extérieures qui font qu'une personne ne réagit plus comme ça, ou réagit moins comme ça, et à la fin, on obtient ce que Hachem voulait obtenir. C'est ça, c'est l'action cachée, la hachgha'ha nistéra. C'est comme la Méguila d'Esther. Esther… C'est une belle histoire. Le nom de Hachem n'y apparaît même pas.

Mordekhaï et Esther font de la politique. Ils ont réussi à convaincre Achashverosh, Esther a caché son origine, elle était mystérieuse, elle était belle. D'accord. On ne voit donc pas forcément la main de Hachem. Mais un Juif ma'amin voit la main de Hachem. Il y a la main de Hachem: Il sauve Son peuple. C'est comme ça que la hachgaha marche, depuis Pourim jusqu'à aujourd'hui.

L'intervention divine passe à travers l'histoire sans se faire trop remarquer. Tout le monde voit, par exemple, dans tous les journaux du monde, quand on a créé l'État d'Israël, qu'il y a eu réalisation des prophéties. Pas seulement en Israël, dans plein de journaux du monde: les prophéties de la Bible se sont réalisées. Dans les prophéties, il est écrit qu'après la destruction du Temple, on reviendra, et qu'après le Deuxième Temple, on reviendra aussi. On est revenus, c'est clair, ce n'est pas compliqué, et tout le monde en a parlé.

Ça, ils l'ont vu maintenant. Il y en a qui disent: oui, mais ils ont gagné la guerre parce que les Arabes n'étaient pas unis. On peut me raconter plein de choses, mais c'est ce qui s'est passé. Il faut comprendre comment ça marche. L'homme mûr n'a pas besoin de miracles visibles pour croire en Dieu. L'homme adulte voit les miracles dans les interventions: à chaque fois, ils nous soutiennent et ils nous sauvent.

C'est dans toutes les guerres et dans tous les attentats: dix-neuf attentats sur vingt n'arrivent pas à nous tuer, ou cinquante-neuf sur soixante, je ne sais …

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