Rivka, élevée parmi les méchants, et la paracha Toldot
Pourquoi la Torah rappelle la famille de Rivka et comment elle a préparé Yaakov face à Essav.
Rav Dov Bigon
Ensuite : Yaakov et Essav, un combat qui traverse chaque homme, 26 min
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Ok, alors, nous allons dire une ou deux choses concernant la paracha de la semaine. Dans la paracha de la semaine, nous étudions les idées de Jacob et de son fils. D'abord, d'une manière générale, tout ce qui est écrit dans la Torah sur les patriarches est réel pour toutes les générations. Ce n'est pas seulement l'histoire de ce qui s'est passé. Cela concerne notre génération, et la génération qui vient après nous. Dans la paracha, nous apprenons beaucoup de choses sur notre vie, aussi au niveau privé et familial, et aussi au niveau mondial, humain, national, etc. C'est la réalité générale. C'est pourquoi, quand vous lisez la paracha de la semaine, vous devez vous demander à vous-même: qu'est-ce que cela me dit ? Qu'est-ce que cela me donne ? Qu'est-ce que cela m'apporte ?
Le Rav nous dit que, de manière générale, lorsqu'on étudie la paracha, cela ne s'arrête pas à l'événement qui s'est passé il y a plus de 3000 ans. C'est sûr que c'est un événement qui concerne ma vie individuelle, l'histoire de mon peuple pour les générations futures, l'histoire de l'humanité pour les générations futures. C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'on lit la paracha, il faut savoir où elle me touche dans ma vie. Actuel. Qu'est-ce que cela m'apporte pour ma vie actuelle ? Il faut actualiser ce qui est écrit dans la Torah. Ce n'est pas quelque chose de passé, c'est quelque chose de présent qui se vit maintenant. Donc, à chaque fois qu'on lit la paracha, toute chose de la Torah, on ne se dit pas: on est en train d'étudier l'histoire ou la préhistoire. On étudie un événement présent, et je dois le rattacher à ma vie présente.
L'attinu le Nisha, le Nisha, le Nisha. Merashi, b'mekom, harilamanu mikodem, b'aparasha kodemet, mizet bidyou krifka, sh'al ach shikaru lo lavand, abashuloh karu lo b'tuel, v'immi haram, v'kol ze. Lama tsarich apasuk, lachzor otpam al ma shikvay yadua? Olay kidal imchok eto apasuk aze? Mo yadano, matam, chadesh lano chidushim? Ma apasuk bala chadesh lano?
Omer Rashi b'makom, c'est bémét nougéa le chayim shelayim. Omer Rashi b'makom, k'yadayin lo nechtav sh'yibad betouel, v'achot lavann, miparan haram, elleh lagit shivcha, shema, shayta bat rasha, v'achot rasha, u mikoma ansher resha, v'lo lamda mimasem. Ne otzeh lasbir eta d'avar avé. Yadua…
Le fait que l'homme soit influencé par sa famille, par son environnement, par son lieu de vie, c'est vrai. Ensuite, quand ils vont se marier, on se demande qui est la famille de la femme: qu'est-ce qu'elle fait, comment elle s'occupe, toutes ces choses-là. Mais ici, on voit exactement l'inverse. Elle vit avec un père mauvais, un pauvre… Ach, Ra, Rasha, Ganav, Ramay, tout ce que vous connaissez. Là-bas, il y avait des gens qui n'étaient pas bons. Alors pourquoi la Torah nous raconte-t-elle tout ceci ? Elle nous dit que c'était la récompense de Rivka: malgré le fait qu'elle vivait entre ces gens-là, elle est sortie tsadik, une femme juste. Vous vous demandez comment cela se passe ? Après cela. Mais avant tout, nous devons comprendre.
Le Rav nous dit: dans le deuxième verset de la paracha, il est dit que Yitzhak était âgé de quarante ans lorsqu'il a pris Rivka. Mais le passouk, au lieu de s'arrêter au mot Rivka, ajoute: bat Betouel, l'Araméen, de la ville de Paddan Aram, la sœur de Lavan, l'Araméen. Il l'a prise pour femme. Et on se pose la question, Rachi la pose aussi, mais on le savait déjà. Pourquoi la Torah est-elle obligée de rapporter que Rivka était la fille de Betouel, l'Araméen, de la ville de Paddan
Aram, la sœur de Lavan ? On le savait déjà dans la paracha d'avant. Est-ce pour nous rappeler ce qu'on a oublié ? On sait que non. Pourquoi ? Parce que les parachiot, on les divise de Chabbat en Chabbat, mais à l'origine, on doit lire tout ensemble. Il y a une suite, donc il n'y a pas de répétition. Et s'il y a une répétition, peut-être qu'on n'aurait pas dû l'écrire. Raz v'shalom. Tous les mots et toutes les phrases de la Torah ne sont pas en trop. Ils
viennent nous enseigner un enseignement, qui est actuel, même dans notre vie de tous les jours.
Rachi nous dit pourquoi on est obligé d'enseigner que Rivka est la fille de Betouel et de rappeler de qui elle était la fille. Ce n'est pas pour te rappeler de qui elle était fille, mais pour te dire qu'elle vient d'une famille de Réchaïm, de personnes qui étaient loin, loin, loin de la droiture. Et qu'elle est dans une ville d'Araméens, une ville de méchants. Et qu'elle est la sœur d'un méchant. Donc tout l'environnement dans lequel Rivka a grandi, c'est la richout, c'est la cruauté, c'est la méchanceté. Le oncle, c'est un menteur, c'est un voleur, c'est une personne qui va tromper les gens. Et elle vit dans cela, dans un environnement mauvais. Et qu'est-ce qui en sort ? Rivka, la tsadikette. Rivka, qui est pleine de justice, de bonté et de bonnes choses.
De là, on apprend que même du mal, le plus mauvais qui puisse exister, la société la plus mauvaise, l'environnement le plus mauvais, la famille, les frères, les sœurs les plus mauvais, de toute cette famille peut sortir quelque chose de bien. Pourquoi ? Parce qu'on apprend de là qu'une personne peut ne pas être influencée. Elle peut être hermétique au mal. Même si tout autour, tout le monde est mauvais, elle peut, elle, sortir bien. Parce qu'elle n'est pas influençable. Elle peut décider: non, moi je fais uniquement le bien. Et la preuve, c'est Rivka.
Et pourquoi la Torah nous explique-t-elle ce raccourci, pas si sympathique, sur la famille de Rivka ? Parce que le Saint béni soit-Il voit, Il se rend compte, Il connaît l'avenir. Il sait que de Rivka vont sortir deux enfants: un tsadik, Yaakov, et l'autre, Essav. Une mère, avec deux enfants différents l'un de l'autre, une chose et son contraire. Cette mère…
Yitzchak allait tappel barashah gam. Non, il n'y a pas de tsadik. Eich mettaplim bereshaim ? Eiffo yitilmad ? Ma ze reshaim ? Eich mettaplim bereshaim ? Ze hi lameda esel abba shel. Et b'aimet, b'emshecha atzipour, k'she ba Yitzchak levarechet sar, az yi koul kach hachama, katouv, yim adam shou, haroum tiei haroum, yim ptaltal titpatel, al tiei naiv yi.
Tu vis aussi entre les méchants. Tu dois savoir t'organiser avec ces méchants. Et Rivka, elle le connaît. Elle sait, elle dit: c'est mon fils, c'est vrai, mais c'est un fils mauvais. Alors elle l'a organisé comme ça. Elle l'a organisé, je ne l'organise plus. C'est pour cela qu'elle a vécu dans une famille comme celle-là: pour apprendre à vivre avec des personnes problématiques.
Le Rav nous dit: mais pourquoi Hachem t'a-t-Il fait ça ? Pourquoi as-tu fait naître Rivka dans un environnement si mauvais ? Un père mauvais, méchant, menteur, et un frère, méchant, menteur. Pourquoi ne pas la faire vivre dans une famille de tsadikim et de personnes bonnes ? Là aussi, elle aurait été influencée dans le bien, elle aurait …
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