Parachat Matot-Massei (02/07/13)
Rav Yossef David
Ensuite : Parachat Matot-Massei (14/07/15), 59 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Merci beaucoup. Parachat Matot-Massé. Deux parachiot. Au milieu des trois semaines, on est censés ne pas trop être contents, puisque nous avons le Beit Hamikdach qui est détruit. C'est bien de se rappeler les derniers temps, les deux Ticha BeAv. Peut-être qu'on parlera de Ticha BeAv maintenant, quand même. On n'en parlera pas de si on est encore court. Alors, j'aimerais commencer par Ticha BeAv. Alors…
Bon, d'abord, parachat Matot-Massé: on termine le livre de Bamidbar, et ensuite on commence le livre de Devarim, qui est un récapitulatif, lors de l'entrée en Erets Israël. Le livre de Devarim se passe en tout pendant cinq semaines. Très rapidement, on en a marre de prendre la cote, on y arrivera. Donc, Matot-Massé, on termine, on va faire le découpage de la terre, et on a des instructions avant de rentrer. Les premières instructions sont un peu bizarres, on en parle maintenant: ce sont les nedarim, c'est-à-dire, en français, les serments.
Il faut vous y habituer, surtout nous, les Juifs qui vivons en Afrique du Nord: la parole a une signification. La parole a une importance. La parole est marquée dans la Torah: Lo yahel devaro, il ne rendra pas profane sa parole. Si on a peur qu'il rende profane sa parole, c'est-à-dire que la parole elle-même n'est pas profane, elle est sainte. Elle appartient au domaine du sacré.
Les Juifs qui viennent d'Afrique du Nord, comme nous, ont vécu dans un milieu arabe. Et même les Juifs de France, maintenant, tout le monde habite dans un milieu arabe, puisque les Arabes ont occupé toute la planète. Donc maintenant tout le monde habite dans un milieu arabe, c'est-à-dire… En Belgique, bientôt, ils vont imposer la, pour qui, sur quoi ? Ils savent, je ne sais pas ce que ça veut dire. C'est continu, non ? Je ne sais pas si c'est un très grand progrès pour eux.
Donc, le monde arabe, l'islam, possède des qualités et des défauts, comme toutes les religions, apparemment. Chez les Juifs aussi il y a des défauts, mais la Torah est là pour les arranger. Entre autres, c'est de ne pas donner d'importance à sa parole. Il est écrit dans les textes coraniques que s'il y a quelqu'un qui a juré au nom d'Allah de faire quelque chose, et qu'il se rend compte après avoir juré que ce qu'il a fait n'est pas bien pour lui, pour sa famille ou pour son peuple, il le fait quand même, parce qu'il a juré. Alors il paiera le prix et il sera puni. Il sera puni d'avoir exécuté sa parole. C'est le contraire de Chevouah,. Mais Chevouah, c'est mal pour moi, c'est mal pour ma famille. On trouvera toujours quelqu'un pour qui c'est mal.
C'est-à-dire que, si on se rend compte que… il faut aller faire hatarat nedarim. Par exemple, quelqu'un qui jure qu'il va jeûner à Rosh Hodech. Il n'a pas le droit de jeûner à Rosh Hodech, c'est écrit comme ça dans. Et un jour, quelqu'un qui est plus difficile, quelqu'un qui jure qu'il va jeûner à Hanouka. Il jure ou il jeûne ? Il jeûne ou il ne jeûne pas ? Il faut faire la hatarat et le nedar arrive, c'est ça. Mais s'il n'a pas fait… C'est compliqué, parce que Hanouka, ce sont des rabbins, là. Et jurer, c'est le Rav Eytan, d'accord ? S'il ne fait pas, il transgresse, ça se voit. Celui qui transgresse, qui ne tient pas ce qu'il a juré, doit recevoir le Rav Hakoum, d'accord ? L'interdit de la Torah, hein ?
Oui, bon. Non, non, non. C'est pareil. Mais il ne fait pas un tac ? Non, il y a les deux. La Jouva est un peu spéciale, parce qu'il y est écrit que le Saint, béni soit-Il, punit toutes les fautes. Il y est écrit Venakkeh lo yenakkeh, c'est lui qui va justement jouer en main.
C'est écrit dans la Torah, mais pourquoi ? C'est-à-dire que pour le Saint, béni soit-Il, contrairement à l'islam, jurer est quelque chose d'important. On ne jure pas et on ne donne pas sa parole. On ne dit pas « Je te promets, je te jure sur la Torah d'Israël et sur le Coran d'Amec ». Tout ça, vous ne le dites pas, vous l'oubliez. D'accord ? Ce sont les premières choses que je vous ai dites quand vous êtes allés voir le Ramir. Là, vous le voyez dans la Torah. Quand on ne jure pas, quand on ne promet pas, on dit « C'est vrai, c'est comme ça ». Quand on dit « Non, il faut le dire comme ça ».
D'abord, tu peux dire « je t'assure », tu peux dire « je t'assure », mais il faut faire attention à sa parole. Faire très attention à sa parole. Et quand vous dites « je te rappelle demain », tu te rappelles demain. C'est chaque fois, on est habitué à ça, d'accord ? Oui. C'est-à-dire, il a eu un problème. Iftar, ce n'était pas un Tandik Hachem. C'était un, il y a… je ne vais pas dire un idiophilie, mais bon.
— Oui, d'accord, mais dans la halakha, je t'explique. Allez, on va réexpliquer tout à l'heure. C'est bien que tu poses cette question. Il y a le concept.
Écoutez, Hachem, il faut comprendre Hachem. Dans tous les sujets de la terre, vous pouvez trouver l'islam d'un côté, l'extrême-Orient, l'Occident de l'autre côté. Chacun est tordu, chacun est extrême dans son domaine, et toujours vous verrez le Am Israël quelque part au milieu. Dans tous les domaines. Donnez-moi un sujet, que ce soit le religieux, le national, que ce soit la place de la femme, que ce soit l'éducation, tout ce que vous voulez: vous verrez un extrême ici, un extrême là-bas, et le Am Israël se trouve quelque part, entre les deux. D'accord ? Dans tous les domaines.
Donc, dans l'Occident… Attends, je termine, parce que je peux répondre à trente-cinq questions en même temps. Dans l'Occident, la parole est souvent plus importante que l'acte. Et quelqu'un qui a menti devant un tribunal, c'est plus grave que s'il avait fait peut-être des fautes beaucoup plus graves dans la Torah. Et dans l'islam, la parole n'a absolument aucune importance. D'accord ? C'est assez important, parce qu'il y a des gens en Israël, il y a des gens, moi-même, qui sont dans la politique, des ministres et tout ça, des gens qui savent lire et écrire, a priori.
Et bien, ils s'imaginent qu'on va faire la paix avec les Arabes. Avraham Avinou, c'est ma joie, j'ai dû dire ma joie. Et donc ils se disent: « Ouais, les Arabes, voilà, ils vont signer ! Ils vont signer un accord, ça va être signé ! » Et ils y croient. Il y a un professeur qui s'appelle Moshe Sharon, qui est un des plus grands orientalistes d'Israël. C'est lui qui a écrit les accords de Camp David, les premiers. Et je vois que tu ne prends pas de notes, c'est mal.
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