Orot veKelimאורות וכלים
Se connecter

Parachat Matot-Massei (14/07/15)

59 min

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Michpatim (01/02/16), 1 h 01

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Ça a bourré en vain. Donc, dans la paracha de Matot-Massé, pour répondre déjà à ta question: quel rapport entre les serments, les halakhot des serments, et le reste des guerres qu'il y a dedans ? Dans la paracha, et on va voir que tout est lié. On peut voir que depuis, en fait, depuis la paracha de Balak, et même avant, on y a un détachement progressif de l'exclusivité de Moshe Rabbeinu: Moshe Rabbeinu devient celui qui fait tout, et nous, on commence petit à petit à faire.

Alors ça ne se passe pas toujours bien. Par exemple, quand on a fait une guerre et qu'on a gagné la guerre, les ministres ont fait une shira pour remercier Hachem, mais ils n'ont pas mis le nom de Moshe dedans. Alors Hachem leur a dit: vous ne mettez pas le nom de Moshe, il n'y a pas mon nom non plus. Ils ont voulu remercier Hachem, et Hachem leur a dit: si Moshe n'y est pas, je n'y suis pas.

Dans la guerre qu'ils ont faite contre les Kena'anim et dans la paracha de Houkat, il y a Shirat Israël, mais il n'y a pas le nom de Moshé, le nom d'Hachem. Il y a. Donc on a affaire à, et plus ça va aller, moins Moshé va intervenir. Et plus les Israélites vont avoir, si vous voulez, leur indépendance, ils vont faire des choses. Des fois ils font des choses bien, des fois ils font des choses vraiment bien.

Mais une chose est sûre: ils commencent à prendre leur histoire en main, et on a dit que c'était le but, en fait. La raison pour laquelle Moshe Rabbeinu ne rentre pas en Israël, vous le savez: Moshe Rabbeinu était trop grand, il aurait fait toute l'histoire tout seul, et Israël aurait regardé l'histoire à la télé et on n'aurait rien fait. Et ça sert à quoi ? Le but n'est pas qu'il y ait une personne extraordinaire qui fasse tout. Le but, c'est l'élévation du peuple juif à travers le peuple juif, de l'humanité. Donc si vous avez un Moshe Rabbeinu, ça ne suffit pas. Une personne ne suffit pas: le but, c'est de créer un organisme national qui soit capable d'être un exemple pour les nations en tant que nations, et donc de pouvoir faire un changement vers les familles de la terre.

Mais ça ne marche pas comme ça, parce que lui, ça reste un individu. Il faut que le modèle, ce soit un peuple. C'est la tentative de Shlomo HaMelech. Shlomo HaMelech lui-même était très élevé, le Temple était le plus élevé possible, mais le peuple n'était pas là. Le peuple, au niveau individuel, n'était pas encore suffisamment élevé. Et donc le Temple a été détruit, il n'a pas tenu.

Oui. On va voir, on va expliquer, non, non. Toutes les halakhot, on peut dire que c'est évident. On va voir pourquoi, quel rapport entre les serments et le reste. Mais c'est intéressant de voir que, vous avez vu dans notre paracha, il y a l'initiative de Gad et Reuven qui veulent rentrer en Israël, aider leurs frères et revenir après, et tout. On verra ça de plus en plus en détail. C'est encore une fois une initiative, une œuvre.

Donc petit à petit, il y a des gens qui vont venir et faire un peu l'histoire. Les filles de Tselofhad vont venir et dire: nous aussi on veut notre part. Il va y avoir toutes sortes de personnages qui vont entrer. Il y a Eldad et Medad, qui ont prophétisé sans que Moshe Rabbeinu soit au courant de ce qui se passe. Et petit à petit, on va avoir des gens comme ça. Et le but, c'est d'arriver à Yehoshoua, où Yehoshoua va être beaucoup moins dominant par rapport à Moshe.

Et le juge va commencer à faire petit à petit ses erreurs et à grandir, comme un enfant qui grandit. Et en général, ce n'est pas du premier coup qu'il arrive à marcher, à nager, à courir et à parler aussi. D'où le processus, qui va être très lent, qui va commencer avec Yehoshoua. Yehoshoua est très grand par rapport au peuple. Mais après, on a une chute libre après les Choftim, le livre des Juges. Là, les juges, c'est beaucoup, beaucoup plus bas qu'Yehoshoua.

Et ça met du temps à remonter, jusqu'à Chmouel, pour avoir un vrai prophète comme Chmouel. Donc on a toute une évolution jusqu'à aujourd'hui, et ça continue avec Hachem: le peuple grandit, il avance dans son histoire, dans son destin et dans son rôle sur terre. Et ça passe parfois par des crises, comme ces dernières années, la crise du sionisme en Israël, une descente flagrante. C'est pour faire naître quelque chose de plus grand, de plus pur.

On peut commencer en parlant des nedarim. La paracha, j'ai la tête qui serre à deux paracha, il y a beaucoup de sujets, on va voir ce qu'on peut faire. On parle de nedarim. Les nedarim, ce sont les serments, et c'est quelque chose d'un peu spécial. Contrairement à toutes les halakhot de la Torah, où il est toujours marqué: Hachem parle à Moshe, Moshe parle aux Juifs; ou Moshe parle aux kohanim, quand on parle des kohanim; au maximum aux Lévi'im, si on parle aux Lévi'im. Là, on parle aux roshei hatribot, aux chefs des tribus.

On demande aux chefs de tribus, on leur enseigne à eux les lois qui concernent les serments. Mais il n'y a aucune différence, au niveau de la halakha, entre quelqu'un qui fait de la politique, qui est chef de tribu, qui est prince, qui est ministre, et quelqu'un qui est un Juif pashout dans sa maison. Ce sont les mêmes halakhot. Alors pourquoi, justement, la Torah demande-t-elle à Moshe de s'adresser aux chefs de tribus ? Bon. On va essayer de comprendre. Pour comprendre ça, je voudrais expliquer ce que fait la dibour sur la personne.

La parole, c'est: la personne qui va respecter sa parole, c'est quelqu'un qui va avoir de la force. Si vous voulez tenir de la force dans votre vie, commencez à respecter votre parole. Tous ceux qui sont en train d'être avec moi le savent, c'est la première chose qu'on leur dit. Être sa parole, c'est faire ce qu'on s'est dit qu'on allait faire, dans le temps où on s'est dit qu'on allait le faire. Quand tu vis dans une intégrité comme ça, tu vas devenir quelqu'un de très fort.

Et même pas seulement que tu vas devenir plus fort: les défauts que tu as, le malaise que tu as, la fainéantise que tu as, toutes sortes de choses que tu as généralement dans ta journée qui t'affaiblissent, tu vas les sentir beaucoup moins grands. Je vous prends à témoin: si vous venez de là, le Chabbat, prenez le défi jusqu'à la semaine prochaine, d'être votre parole. Vous verrez, ce n'est pas évident, même. Être sa parole, c'est faire ce que vous dites que vous allez faire, dans le temps où vous avez dit que vous allez le faire.

Cours de Machon Meir

Dans la même série

311 cours du Rav Yossef David, donnés au Machon Meir (Jérusalem). Thèmes : Pensée juive, Erets Israël, Émouna, Rav Kook, Moadim.

  1. 215
    Parachat Matot (17/07/14)
    1 h 01
  2. 216
    PARACHAT MATOT (22/07/08)
    1 h 21
  3. 217
    Parachat Matot (25/07/16)
    1 h 00
  4. 218
    Parachat Matot-Massei (02/07/13)
    58 min
  5. 219
    Parachat Matot-Massei (14/07/15)
    En cours de lecture
  6. 220
    Parachat Michpatim (01/02/16)
    1 h 01
  7. 221
    Parachat Michpatim (21/01/14)
    1 h 02
  8. 222
    Parachat Mikets (26/11/13)
    56 min
  9. 223
    Parachat Naso (06/06/16)
    1 h 02
  10. 224
    Parachat Naso (26/05/15)
    54 min

— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

Une question sur ce cours ?

La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.

Commentaires et questions au Rav