Le libre arbitre selon le Rambam : les quatre arguments
Le Rambam réfute le déterminisme astrologique et démontre, par quatre arguments et des versets, que l'homme est libre.
Rav Oury Cherki
Ensuite : Le Rambam, les sots et la question du mal dans la connaissance de Dieu, 51 min
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Donc, dans le huitième chapitre, au deuxième paragraphe, le Rambam nous explique pourquoi il a insisté pour nous dire que l'homme est libre et qu'il n'a que des aptitudes, mais non pas qu'il est contraint. Alors dit le Rambam: je t'ai expliqué ceci pour que tu ne t'imagines pas que les folies des astrologues sont vraies. Qui est chez vous, car ils imaginent, ou ils pensent, que la naissance de l'homme, c'est-à-dire la position des étoiles lors de sa naissance, Yessiméhou Baal Ma'ala O Baal Chesron, lui donne un avantage ou un désavantage, un handicap. Veshéhaïsh moukhra khalaméhassimahem béhrach, et que l'individu est obligé de faire telles actions, de façon obligée. Omna Mani Odea, mais moi, ce que je sais, Shéhadava Ramouska Malav, Mithorat Enou.
Ou mi-filosofé Yavan, que ce qui est admis aussi bien par la Torah que par les philosophes grecs, Kemoshim Touhou Ta'anot Ha'emet, comme l'ont prouvé les arguments véritables, Chepeoulot Ha'adam Koulan, que toutes les actions de l'homme sont livrées à lui, En Machriachotobaen, et rien ne l'y contraint. Velomevioto, et ne les y a…
C'est la prédisposition de son humeur que, comme nous l'avons expliqué, Che yekallou'inyan ou yikhbad, qu'une chose serait pour lui facile ou difficile. Aval che yitrayev ou yebonimna, mais que ce soit contraint ou impossible. Enzeklal, ce n'est pas absolument.
Donc, tout d'abord, il refuse l'opinion des astrologues. Les astrologues disent que l'homme est contraint d'agir de la manière dont il agit. Le Rambam dit: tout cela, c'est de la bêtise. L'homme est libre.
Totalement, il est celui qui se bâtit. Ça peut être difficile, ça peut être difficile, mais c'est un choix.
Et maintenant, le Rambam va amener pour cela quatre arguments pour fonder l'idée que l'homme est libre. Quatre arguments différents.
Tout d'abord: Veilou Hayar Ha'adam Moukhar Al-Peoulotav. Si l'homme était contraint dans ses actions, yiyou betelot Misotatora Vazorotea, cela annulerait les commandements de la Torah et ses avertissements, vers Yahakol Sheker Gamour, et tout ceci serait un mensonge absolu.
Acha, She'en, Dechira, L'Adam et Ma She'ase. Tandis que l'homme n'est pas libre de choisir ce qu'il fait… C'est-à-dire, l'idée même de mitsva n'a de sens que si elle est basée sur l'idée de la liberté. C'est-à-dire, je peux donner un commandement à quelqu'un, et dans ce cas-là, ça donne également l'idée de la transgression, si la personne, supposons, l'accepte librement. Sinon, ce n'est pas un commandement.
Ainsi que l'a prouvé le Petit Prince. Le roi, sur sa planète. Dans Le Petit Prince, le petit prince dit au roi: « Sire, qu'est-ce que vous faites ? » Il dit: « Je règne. » « Ah, sur quoi ? » « Sur tout. » « Ah bon ? Et sur le soleil aussi ? » « Oui, le soleil aussi. »
« Sire, j'aime tellement les couchers de soleil. Est-ce que vous pouvez dire au soleil de se coucher, et s'il se couche ? » « Oui, bien sûr. » « Ben, j'aime tellement les couchers de soleil, majesté. Est-ce que vous accepteriez de dire au soleil de se coucher ? » Réponse du roi: « Si je demande à un général de voler comme un papillon et qu'il ne le fait pas, est-ce que je suis moi coupable ou lui ? » Alors le petit prince dit: « Mais ce serait vous, le coupable. » « Exactement, parce que je lui demande quelque chose qui est contraire à sa nature. »
Alors le roi dit: il n'y a pas de problème. Il sort son almanach, il voit à quelle heure le soleil se couche, et il dit: « Voilà, viens aujourd'hui à 19h30 et tu verras comme je suis bien obéi. » D'accord ? C'est-à-dire que, c'est en fait ce que dit le roi: il n'y a pas de commandement là où il n'y a pas de libre choix. C'est une fiction.
Ça, c'est donc le premier des quatre arguments du Rambam. Et maintenant, deuxième argument.
Haya mitrayev bitoula limoud vayit lamdout, limoud kol melechet marchevet. Cela supprimerait toute étude, toute acquisition de connaissance ou acquisition d'un métier. C'est-à-dire, à quoi ça sert d'étudier quelque chose, puisque de toute façon, il a été décrété à l'avance que je le saurais ou que je ne le saurais pas ? Haya kolzehe velul batala, tout ceci serait vanité et en vain. Ahar sheha adam yev charlok lal, étant donné que l'homme ne peut absolument pas…
Donc nous avons ici le deuxième argument. Le premier argument, c'est que s'il n'y a pas de libre arbitre, il n'y a pas de sens aux mitsvot. Deuxième argument: s'il n'y a pas de libre arbitre, il n'y a pas de sens à l'effort. Les efforts ne servent à rien.
Troisième argument: la récompense et la punition seraient également une injustice totale. C'est-à-dire, pourquoi récompenser quelqu'un qui a fait le bien alors qu'il ne pouvait pas faire autrement ? Pourquoi punir celui qui a fait le mal alors qu'il ne pouvait pas faire autrement ? Que ce soit la rétribution que nous faisons entre nous, ou celle de Dieu envers nous, le fait de punir les malfaiteurs, ou que Dieu punisse les méchants, tout cela serait injuste. Car si Chimon a tué Réouven, alors que celui-ci était bien obligé de mourir…
Pourquoi Chimon serait-il puni ? Comment peut-on penser de Lui, béni soit-Il, qui est juste et droit, qu'Il le punisse pour une action qu'il ne pouvait pas ne pas faire ? Et même s'il s'était efforcé de ne pas la faire, il ne pouvait pas faire autrement. Donc ça, c'est le troisième argument. L'argument est un argument moral: la rétribution, c'est-à-dire le châtiment et la récompense, serait une chose immorale s'il n'y avait pas de liberté.
Quatrième argument: Veayou betelot gamke na'akhanot koulana tsofan. Et toutes les prédispositions que l'on fait ne serviraient à rien. Mi benot abatim, par exemple construire une maison, vekhin nou samamon, ramasser de l'argent…
Tout ceci est totalement mensonge, totalement mensonger. Et c'est contraire à ce qui est perçu par l'intelligence,
et ce qui est ressenti par les sens. Ve'a Mourgash. Ve'a Risout Chomata Torah, c'est la destruction de la muraille de la Torah. Ve'l Ixor al Hachem Yitbarach Be'avel, et décréter que Dieu serait injuste. Halil al Omim Menou, loin de Lui telle chose.
Voilà. Donc nous avons ici quatre arguments du Rambam contre le déterminisme.
D'une part, que s'il y avait le déterminisme, il n'y aurait pas de sens à la Torah, enfin aux mitsvot. Deuxièmement, que l'étude ne servirait à rien. Troisièmement, que la rétribution serait immorale. Quatrièmement, que les efforts que l'on fait pour se protéger ne serviraient à rien. Et le Rambam dit ça très rapidement après: c'est contraire à l'intelligence, au ressenti,
à la Torah et à la morale. Voilà. Tout cela est donc contre les astrologues.
C'est également contre l'islam. L'islam, en tout cas l'islam sunnite, qui représente 90 % de l'islam, nie le libre arbitre. Ils ont une très belle …
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