Techouva et kappara : rétablir l'équilibre après la faute
Le cours distingue la techouva, qui transforme l'âme, de la kappara, qui répare l'acte, à partir de l'exemple de l'assassin.
Rav Oury Cherki
Ensuite : Le bouc émissaire sans techouva selon Maïmonide, 44 min
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C'est bien que nous ayons déjà deux formes d'expiation, qui sont l'une la techouva et l'autre le jour de Kippour. Vous vous rappelez que le jour de Kippour n'est pas en lui-même l'expiation, puisqu'on dit que c'est par l'intermédiaire de ce jour-là qu'on obtient l'expiation. C'est pour cela qu'on a vu qu'il y a deux formes d'expiation: la techouva et le jour de Kippour lui-même.
Cependant, yesh avoura chen mitkafri chen elalachama. Il y a ces transgressions dont on nous explique qu'elles ne sont expiées qu'après un certain temps. Et là, nous avons ici quatre, c'est-à-dire quatre parachot, quatre manières différentes d'envisager les parachot, selon la gravité de la faute. D'accord ? Il y a quatre sortes de refus. Alors on va recueillir ces deux-là.
Si quelqu'un, par exemple, a transgressé un commandement positif, pour lequel on n'est pas passible d'être arrêté, il a fait quelque chose… Par exemple, qu'est-ce que c'est que transgresser un commandement positif ? Par exemple, ne pas résider dans la soukka. Le jour de soukka, on n'a pas le droit ni de manger ni de dormir en dehors de la soukka.
Donc, si quelqu'un a dormi ou mangé en dehors de la soukka, il transgresse un commandement positif. Qu'est-ce qu'il doit faire pour réparer cela ? Le Rambam ne le dit pas, et théoriquement, c'est parce que le Rambam vient en complément de ce qu'il vient de dire.
C'est le problème de la techouva. Le problème que tu poses est un problème général par rapport à la techouva. — Ce que j'ai fait, vous avez péché… Comment ? Par exemple, j'ai mangé du porc. C'est une transgression.
Donc, tu vois, l'acte a été fait. — Oui, mais…
Ne pas… agiter de bouddha. C'est également une transgression. Et pourtant, la techouva fonctionne. Comment est-ce qu'elle fonctionne ? Le problème n'est pas de savoir si elle fonctionne ou pas. Et je pose la question: comment la techouva peut-elle rétablir quelque chose qui n'a pas été fait ? J'aurais dû le faire, je ne l'ai pas fait. Comment la techouva fonctionne-t-elle ? C'est comme si j'étais…
Alors bien sûr, la techouva, c'est sérieux. Elle rétablit le… À partir du moment où je fais techouva, pour que la mitsva soit faite à la place de ce que je n'ai pas fait, c'est comme si j'avais fait la mitsva. Et là, le problème, c'est de savoir comment cela fonctionne. C'est un problème dont je ne m'attends pas à parler maintenant. Comment la techouva fait-elle que cela marche ?
— Oui, d'accord, mais comment l'as-tu fait ? L'acte que tu as fait n'est pas attribué, et l'acte que tu as fait, c'est celui-là. Mais il y a quelque chose qui marque le monde.
Le péché imprime quelque chose en vous. C'est-à-dire qu'il y a une marque en vous. C'est comme si, par exemple, j'avais quelque chose à laisser chez moi, une trace.
Tu fais tes chabbat, tu ne t'amuses pas. C'est ça que tu veux dire ? Si tu rêves avec la techouva…
C'est là que je ne suis pas quitte. Il y a un lien dans cette direction. Il y a deux éléments. Il y a d'abord ce que j'aurais dû faire et que je n'ai pas fait. Il y a ensuite le fait que je suis en état de transgression, indépendamment de l'acte lui-même. D'accord ? Je suis pécheur.
Et puisque la techouva… c'est le fait d'être pécheur. Encore, si c'est une transgression que j'ai faite, c'est plus positif que négatif. Un commandement positif, je le vois: il ne faut pas se dispenser de faire un commandement positif. Faire la mitsva, ce n'est pas si je veux le faire ou si je ne veux pas le faire: c'est quelque chose d'obligatoire.
Et donc, quand je n'ai pas fait cette chose obligatoire, je suis dans un état de transgression. La techouva vient réparer le fait que je suis transgresseur. Je fais techouva, je ne suis plus transgresseur. Alors, à part cela, tout dépend du degré de la techouva. Si c'est une techouva par crainte, c'est comme si je n'avais pas… mais si c'est une techouva par amour, la Guemara dit que c'est comme si je l'avais faite. C'est-à-dire que les zedonot deviennent des mérites: les péchés intentionnels deviennent des mérites.
Donc j'ai un mérite d'avoir transgressé. Vous comprenez comment cela marche ? Comment la techouva fonctionne-t-elle avec tout cela ?
— Génial, tu as dit deux choses. Deux choses qui sont tout à fait différentes.
La première, et à mon avis la plus importante, c'est que les actes que nous faisons sont le fruit d'une intention, c'est-à-dire d'une volonté. Par exemple, je lève la main. Je fais deux choses: d'abord je veux la lever, et ensuite je lève la main. D'accord ? Les mauvaises actions que nous faisons existent par l'effet de notre volonté, de notre intention. À partir du moment où je ne veux pas un acte, l'acte n'est pas fait. D'accord ?
Maintenant, quand je fais des choses comme cela, je reviens sur ma volonté. La volonté que j'avais de faire cet acte, je ne l'ai plus. Alors qu'est-ce qui va faire vivre cet acte dans le monde ? L'acte reste malgré tout. Bien que j'aie retiré ma volonté, l'acte continue d'être. Par la force de quoi cet acte continue-t-il d'exister ? Vous comprenez ma question ? Je vais vous faire un essai: pourquoi continue-t-il d'exister ? Je ne vais pas dire qu'il arrive à exister. — Oui, c'est incompréhensible, parce qu'il n'est pas accompagné de la volonté.
Le premier point que vous voyez en haut, c'est moi. Le deuxième point, c'est l'acte. Et la flèche, c'est moi: je préfère le mot volonté. D'accord ? C'est ma volonté qui fait vivre l'acte. Est-ce que c'est clair ? Bon, ça, c'est ce qu'on appelle le pécheur. Je suis un pécheur, c'est la situation qui me concerne. Maintenant, nous allons regarder la suite.
Vous avez vu ce qui se passe là ? C'est la techouva, exactement. La techouva a enlevé la volonté de l'acte. Logiquement, s'il n'y a plus de volonté, l'acte ne peut plus subsister. Pourtant, il continue. Par exemple, j'ai assassiné quelqu'un. Je le voulais. Et maintenant, j'ai fait techouva, je ne veux plus qu'il ait été assassiné. Et pourtant, il reste assassiné. C'est quelque chose d'absolument incroyable. Comment ?
Qu'est-ce qui fait vivre cet acte dans le monde, puisque ma volonté n'est plus là ? Et quand on regarde de près, il y a une autre volonté qui intervient: c'est la volonté du Créateur. Le Créateur du monde autorise cette chose. C'est cela ? Donc, derrière ma volonté se cache en fait une autre volonté. La volonté de la techouva passe par la volonté de Dieu, et la volonté de Dieu fait que l'acte continue d'exister.
Mais dans ce cas, c'est un acte qui n'est plus à moi, puisque j'ai retiré ma volonté. C'est un acte qui vit par la volonté de Dieu, un acte fait par Dieu. Quel que soit l'acte, bon ou mauvais, il est toujours bon. Cela veut dire que rétroactivement, cet acte, tant qu'il était l'effet de ma volonté et …
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