Parachat Ki-Tisa (26/02/08)
Rav Yossef David
Ensuite : Parachat Ki-Tisa (26/02/13), 1 h 02
Début du cours (texte)
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
On commence. Donc, paracha de Vayikra. J'aimerais qu'on voie ensemble… En général, on demande, il y en a qui le font, qu'on ait lu la paracha avant d'arriver ici. Quand vous avez lu la paracha, évidemment, vous abordez les choses avec une approche plus juste, avec de meilleures questions face à la paracha. Il y a des questions à poser sur chaque paracha. Et si moi je vous la raconte, ce n'est pas la même chose que si vous l'avez lue. Ok ? Donc il faut essayer de l'avoir lue.
Vous la lisez en français, vous la lisez dans la traduction que vous voulez, et vous arrivez ici en l'ayant lue. C'est un cadeau, croyez-moi. Tout le travail que vous faites par vous-mêmes est un cadeau pour vous plus que pour moi. Évidemment, le cours n'aura pas la même tête si vous arrivez avec de bonnes questions. Ok ? Ça va lever le niveau du cours. Mais à part ça, pour vous, le fait d'avoir fait un travail personnel, d'avoir lu la paracha, c'est une habitude que je veux que
vous acquériez dans ce cours. Si vous arrivez à l'acquérir, ça fait partie des cadeaux que vous devez emporter avec vous. Ok ?
Deuxième chose, j'aimerais qu'on apprenne un peu Rachi. On va essayer de le faire aussi dans ce shiour. Il y a au moins un ou deux Rachi que j'aimerais qu'on voie ensemble. Donc, paracha de Vayikra. Prenez, s'il vous plaît, ces feuilles. Alors, il y a… Vous savez que j'aimerais qu'on voie aujourd'hui, on va le voir dans le shiour.
Il y a plusieurs fois, dans les quatre parachiot qui traitent du Mishkan… C'est quoi, les quatre parachiot qui traitent du Mishkan, vous vous rappelez ? On a donc Teroumah, Tetsaveh, et après il y a une interruption au milieu avec Ki Tissa, où il y a un peu du Mishkan aussi, et Vayakhel, Pekoudei. Ok, on parle de la construction du Mishkan dans ces quatre parachiot. Dans Teroumah et Tetsaveh, on parle du plan, de comment construire le Mishkan. Et dans Vayakhel-Pekoudei, on parle de la construction elle-même. Qui a fait quoi, et compagnie. En général, oui.
Alors, justement, quel est le rapport entre le Mishkan et le Chabbat ? Évidemment, on sait déjà qu'on apprend les mélakhot de Chabbat, les travaux interdits de Chabbat, on les apprend à partir du Mishkan, de la construction du Mishkan. Ok ? Oui, c'est des travaux qui concernent la construction du Mishkan. Donc, évidemment, il y a un rapport. Maintenant, la paracha commence par le Chabbat. On va rajouter une deuxième raison pour ça. Une raison pour laquelle… est-ce que vous connaissez un rapport entre le Mishkan et le Chabbat ? Alors, le Mishkan, c'est clair qu'il y a un rapport, dans le sens où le Mishkan, si vous voulez, appartient un peu au monde futur. Le Mishkan, pour reprendre le mot du Rav Cherki, c'est une intrusion du huitième jour dans le septième jour. C'est-à-dire que c'est une intrusion du huitième jour, du monde à venir, dans ce monde-ci.
Puisque dans le Mishkan, il y a des choses qu'on ne fait nulle part ailleurs dans le monde. Par exemple, vous savez qu'il y avait des miracles dans le Premier Temple, qu'on n'a pas réussi à reproduire dans le Second Temple, parce qu'on n'avait pas suffisamment de juifs en Erets Israël, il n'y avait pas la Chekhina. Vous savez que dans le Second Temple, tous les miracles qu'il y avait dans le Premier Temple, qui étaient constants, tous les jours, n'existaient pas.
— Ouais. Ouais. Ah, je ne sais pas, ouais. J'imagine qu'ils n'avaient pas la formule. Je ne suis pas sûr qu'ils avaient la formule. Peut-être qu'il y avait des familles qui l'ont gardée, parce qu'entre le Premier Temple et le Second Temple, il s'est passé peu de temps.
Ils sont restés soixante-dix ans en galout. Donc, en soixante-dix ans, on n'est pas obligé de perdre les traditions. Ce n'est pas comme deux mille ans. Deux mille ans de diaspora, deux mille ans d'exil, c'est très difficile de se rappeler de quelque chose. Des secrets comme ça qui se transmettraient d'une famille à une autre, c'est possible. Mais comme il y a eu des pogroms où des communautés entières ont été détruites, il suffit que dans ces familles-là il y ait eu le secret, et il est parti. Ok ? Donc aujourd'hui on n'a pas le secret. Mais j'ai l'intention de ne pas m'inquiéter de le retrouver. Comme le secret de la Ketoret, il y a toutes sortes de choses comme ça qui étaient transmises uniquement par quelques familles de Kohanim, qui les tenaient, et qu'aujourd'hui on n'a plus.
Et donc, maintenant, une autre chose qu'on va voir dans la paracha, c'est le rapport entre le Chabbat et le Mizbéa'h. Je voudrais juste qu'on voie un Rachi pour expliquer. Prenez, s'il vous plaît, le Rachi. Qu'est-ce qu'il y a pour les questions, le Rachi et le Chabbat ? Le Chabbat et le Mizbéa'h. Alors on va voir ça dans le Rachi.
Ok. Le deuxième verset de la paracha. Tu veux le lire ? Tu veux essayer ? Vas-y. Dis-lui d'abord le verset, et après le… C'est le deuxième verset. Oui, Chachat yamim… Tu es assez… Yihyé lachem. Yihyé, ce n'est pas youd kamats, c'est youd hé, youd hé, c'est le futur du verbe être. Lachem, ok. Ok, alors, je traduis.
Pour faire ça vite: si pendant six jours le travail sera fait, le septième jour, il sera pour vous saint, un Chabbat chabbaton, un jour d'arrêt de travaux, pour Hachem. Kol ha'oseh bo mélakha yumat, tout celui qui fera des travaux interdits sera condamné à mort.
— Ouais, ouais.
Non, avoda, dans la Torah, avoda, dans la Torah, c'est aussi comme ça, mais c'est aussi le travail du Beit Hamikdach.
On appelle ça avoda, avodat HaMichkan. Ok ? Maintenant, mélakha, c'est le travail, toujours mélakha. Le mot mélakha est utilisé pour dire le travail profane, le travail de la semaine. Avoda, ça peut être Avodat Hachem. Ok ? La téfila, ça s'appelle Avodat Hachem. Les korbanot, ça s'appelle avoda. Le sefer dans le… le Rambam, ça s'appelle Séder Avoda. La téfila de Kippour, où le Kohen Gadol entre dans le Kodech Hakodachim, on appelle ça Séder Avoda. Donc… Mélakha existe. On l'emploie pour dire travaux manuels. En général, on dit mélakha. À l'école, par exemple, les enfants ont un truc, mais on dit… là, ça, tu te mets à l'arrêt. Faire son travail. Non, alors, c'est avoda. Michra, avoda. Ok ? Un emploi. Michra, c'est un emploi. Ok ? Donc… mélakha, véyom hachvi'i, yihyé lachem, kodech. Ok ?
Donc, sur ça, maintenant, il y a un Rachi. S'il te plaît, vas-y, on lit le Rachi. Non, c'est un zayin. Azarat. Tu vois, c'est un alef, zayin, hé, rech, tav. On lit le premier Rachi, le Rachi du verset…
Pourquoi la Torah, pourquoi la paracha de Vayikra commence-t-elle par le Chabbat, alors qu'elle va traiter de la construction du Mishkan ? Pourquoi dit-elle qu'il est interdit de transgresser le Chabbat ? Pour l'expliquer, nous dit Rachi… fait précéder l'introduction de la transgression …
Cours de Machon Meir
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311 cours du Rav Yossef David, donnés au Machon Meir (Jérusalem). Thèmes : Pensée juive, Erets Israël, Émouna, Rav Kook, Moadim.
— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
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La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
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