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Sortir de l'antisémitisme islamique : l'appel de Fadila Maaroufi

Une ancienne musulmane analyse les réseaux islamistes en Occident et appelle à s'organiser contre eux.

25 min

Ensuite : Florence Bergeaud-Blackler et le frérisme en Europe, 35 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bonsoir à toutes et à tous. Excusez-nous ce léger retard. Bienvenue une nouvelle fois au Centre Begin. Ce soir, nous avons l'honneur d'accueillir deux personnalités éminentes, trois personnalités éminentes, véritable incarnation du courage et de l'engagement au service de la liberté, cette valeur sacrée si chère à l'Occident comme à Israël. C'est au nom de cette liberté que Menachem Begin baptisa son premier mouvement politique, le Herout, liberté en hébreu, en mai 1948, au lendemain même de la naissance de l'État d'Israël. C'est également le nom qu'arborait le journal du parti. Cette liberté fut le phare qui guida Menachem Begin tout au long de son existence, dès son action au sein de l'Irgoun, dont il prit le commandement pour lutter farouchement en faveur de la liberté du peuple juif à s'établir sur sa terre ancestrale.

Puis, en tant que leader de l'opposition, face au gouvernement travailliste, où il défendit avec ardeur la liberté des citoyens israéliens à choisir leur mode de vie et à accéder aux emplois de leur choix, sans être contraint à une allégeance servile aux partis au pouvoir. Et aussi, ce que peu savent, il œuvra pour la liberté des citoyens arabes d'Israël, afin qu'ils puissent disposer librement de leur quotidien et s'affranchir du régime militaire qui les oppressait jusqu'au milieu des années 1960.

Il poursuivit inlassablement ce combat pour la liberté en tant que Premier ministre d'Israël, en affirmant le droit inaliénable du peuple juif à s'établir sur l'intégralité de sa terre et en protégeant sa liberté la plus fondamentale, celle de vivre face aux menaces mortelles, qu'elles proviennent de l'OLP au Liban ou du programme nucléaire irakien. Tous ces combats, Menachem Begin les mena par la force du droit et non par le droit de la force.

Autrement dit, c'est le droit légitime d'Israël à posséder sa terre, c'est le droit de chaque individu à vivre en liberté, qui légitime et fonde l'usage de la force lorsque celle-ci s'avère indispensable, et non l'inverse, où la force brute imposerait sa loi au mépris du droit. Aujourd'hui, dans un monde où, en Europe même, la force est détournée pour éroder les droits élémentaires des individus et saper les libertés chèrement acquises en Occident, le Centre Begin, fidèle à sa mission de perpétuer les idéaux de Menachem Begin, se fait un devoir et un privilège d'accueillir des figures aussi inspirantes que celles qui nous honorent ce soir.

Une admiration toute particulière s'adresse à Fadila Maaroufi, ici présente, qui est à l'initiative de cette soirée, dont le courage et l'engagement inébranlables suscitent toute notre plus profonde estime. C'est pourquoi, au nom du Centre Begin, j'ai l'immense honneur de vous remettre ce modeste présent.

Une gravure ornée du portrait de Menachem Begin, entourée de cette citation emblématique: non par le droit de la force, mais par la force du droit. Un hommage à votre dévouement pour la liberté de l'Occident, pour celle d'Israël, pour votre bravoure au quotidien et pour votre soutien indéfectible au peuple juif.

Merci beaucoup, je ne m'y attendais vraiment pas. Du coup, je suis très émue, très honorée aussi, vraiment.

C'est la deuxième fois que je reviens en Israël et je suis à chaque fois profondément touchée par ce peuple que j'apprends à connaître. Parce que finalement, je me rends compte que depuis ma naissance, tout ce que je connaissais d'Israël, c'était vraiment l'imaginaire qu'on m'a projeté, et que je rencontre vraiment un peuple battant, un peuple vaillant, un peuple d'espoir, un peuple vivant, un peuple aussi de mémoire et de transmission. Et pour tout ça, merci, merci aussi pour tout ce que vous faites pour l'Occident, pour votre combat contre des terroristes, contre l'islamisme. Merci à tous, merci à Tsahal, merci à Israël et merci à tous les enfants d'Israël.

Alors, Rob, bonsoir à tous. Alors, moi, je vais plutôt m'attarder un peu plus sur ce qui se passe en ce moment, enfin, depuis le 7 octobre, mais surtout l'après, maintenant. Maintenant que les otages ont été libérés, qu'est-ce qui se passe ? Comment est-ce que ça continue ?

Parce que pour moi, même si les otages ont été libérés, il reste encore des corps, mais même si les otages vivants ont été libérés, on n'est pas sortis de l'affaire pour autant, au contraire. Je pense qu'on a pu le voir dernièrement avec les élections à New York, quand Zohran Mamdani a été élu. On a pu voir aussi la joie de nombreuses personnalités à travers le monde, surtout islamistes, se réjouir de cette victoire.

Pourquoi ? Parce qu'il faut toujours se mettre à la place du musulman. C'est-à-dire que jusqu'à présent, en Occident, on a toujours cette vision et cette manière de voir en fonction de soi, en fonction de l'Occident, comment l'Occident voit les autres. Mais on ne se met jamais à la place du musulman pour voir ce qui les anime, comment eux voient les choses. Et moi, pour avoir été élevée au sein d'une culture et de la communauté musulmane, et aussi parce que j'ai eu, étant enfant, un professeur de religion islamique qui était frère musulman, j'ai cette lecture-là, cette grille-là. Donc quand je vois un discours, quand j'entends un discours, je comprends ce qu'il veut dire. J'ai cette chance, entre guillemets, de pouvoir décrypter très rapidement ce qui se dit.

Et donc cette victoire-là de Zohran Mamdani, ce qu'elle veut dire surtout, c'est: New York est tombée. Nous avons cette capitale-là. Nous avons cet endroit-là. Elle appartient à la communauté musulmane. Alors, après que Londres soit tombée... Je pense que ça a peut-être échappé à beaucoup, mais il y a eu un moment donné où le roi d'Angleterre, Charles, a été invité dans une université en Angleterre à remercier le Qatar pour avoir financé un département pour étudier l'islam. Et il a commencé en disant « Salam alaykoum ». Alors pour vous, ça n'a pas l'air grand-chose, parce qu'on se dit que finalement c'est normal, il les remercie, ils ont payé une université, un département. Mais pour nous, ça veut dire, vous voyez, qu'il finit par adopter l'islam aussi. Allah est grand et Londres nous appartient.

Et puis vous avez eu Bruxelles. Bruxelles est aussi tombée, et on le sait de plus en plus et on le voit de plus en plus à travers les manifestations depuis le 7 octobre. On voit que ça fait plusieurs décennies que Bruxelles accueille des terroristes, pas uniquement les membres du Hamas, comme vous avez pu l'entendre depuis vingt-quatre heures, où ça s'est mis dans la toile, parce que vous avez Mohamed El Atib. Il se trouve que c'est une personne qui a participé aux attaques, au massacre du 7 octobre, et on le retrouve libre à Bruxelles, circulant, sans être attaqué ni surveillé, etc. Il a été accueilli comme réfugié. Mais ça fait quand même depuis avril 2024 que j'essaie d'attirer l'attention sur le fait qu'on accepte à Bruxelles des réfugiés venant de Gaza, mais pas n'importe quels réfugiés. Ce sont généralement des réfugiés qui sont membres du Hamas.

On a pu voir aussi dernièrement des images d'enfants venant de Gaza avec des t-shirts où l'on voit clairement une arme, une mitraillette M16, et aussi sur le t-shirt derrière. …

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