Acquérir la zehirout selon le Ramhal
Le peuple avance à la carotte et au bâton, Essav et Dina, la circoncision et Yossef le cours explique comment sortir de cette logique.
Rav Eytan Fiszon
Ensuite : Ce qui détruit la vigilance selon le Ramchal, 59 min
En bref
Le cours étudie le quatrième chapitre du Mesilat Yecharim du Ramhal, consacré à la manière d'acquérir la zehirout, la vigilance dans le service de Dieu. Le Rav distingue trois catégories : ceux qui visent la chleimout, ceux qui se comparent à leur prochain, et le peuple qui ne se mobilise que par la récompense et la punition. Il rappelle que les préoccupations matérielles ne sont pas à rejeter, mais qu'elles ne doivent pas être le but ultime.
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Il m'a fallu quelques minutes pour mettre en place le nouveau matériel. C'est bien vous, là ? Voilà. Attendez, je vais quand même vérifier. On voit très bien. Est-ce que la lumière est allumée chez vous, dans votre salon ? Pardon ? La lumière, elle est allumée où ? Je ne sais pas, c'est toi qui me dis. Oui, c'est chez vous, la lumière.
Est-ce qu'on voit bien ? Oui. Oui. David, qu'est-ce que tu en penses ? C'est bon ? On voit très bien. Bon, alors on peut y aller. On entend bien ? Le micro marche ? Oui. Très bien. Quelle technologie extraordinaire ! Alors je ne suis plus dans la chambre de mes enfants. J'ai dû sortir un chiot de la chambre des enfants, et donc c'est un décor un petit peu plus normal. Très bien, c'est bon.
Alors, on peut y aller. Nous sommes donc dans Messilat Yécharim. Bonjour à tous, bon Chavouot, Chavouot Tov. Nous sommes dans le Perek 4, où le Ramhal nous explique comment on acquiert cette dimension de Zehirout. On a vu que le Ramhal avait divisé le peuple juif en trois parties. Il y avait ceux qui connaissaient bien… Comment les a-t-il appelés ? Chlémout. Et ces gens-là, pourquoi veulent-ils arriver à la Zehirout ? Tout simplement parce qu'ils ont envie d'être entiers dans leur relation à Dieu. Pour eux, c'est impensable de vivre ne serait-ce qu'un seul instant en mode Kaser par rapport à HaKadosh Baroukh Hou, par rapport à la Rémémoute, par rapport à la grandeur qu'ils vont rater s'ils sont incomplets.
Ensuite, il y avait une deuxième partie, qu'on a appelée Aperhoutim Mehem. Ce sont ceux qui sont en recherche, malgré tout, d'une chlémout, mais de la même chlémout que celle qu'ils ont déjà dans leur lamazé. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de raison que Monsieur Untel ait une plus belle voiture, une plus belle maison que moi. J'ai donc envie de travailler pour avoir autant que lui. De la même façon, BaOlam Aba, je n'ai pas envie qu'il ait un meilleur Olam Aba que moi, donc je vais faire les mitsvot pour ne pas rater mon Olam Aba. Ça, c'étaient les deux premières dimensions qu'on a évoquées la semaine dernière. Il y en a une troisième. Alors, c'est parti. Donc, dans notre texte, nous arrivons… Descendez, descendez, encore un petit peu, voilà. C'est ça. Deuxième paragraphe ici. Très bien.
La troisième catégorie, c'est le peuple. Là, on parle d'autre chose. On est dans la catégorie la moins puissante, si on veut. Le peuple ne marche qu'avec la carotte: Sakhar va'onech, récompense et punition. Béréot, abéréot, tzira béréot, ammeka adin, ad eikhan, umagia. Hachem, behemet, raoui, leizda, zea, leikha red, al kakh, tamid. Kimia, amot, beyom adin.
Oumyitzdak lefne bor'o, asher v'riyatou mitkademet, al kol davar katano gadol. V'chen hameru raboteinu zichronam livracha, don le Talmud, don tretedo chagiga, ou magid la adam ma secho. Afilu sicha kala sheben ish le ishto, magidim lo la adam beshat adin.
Ailleurs, dans le Talmud, dans le traité de Yevamot, il est dit: Ussevi Vav, nisharam me'od, melamed, HaKadosh Baroukh Hou medagdekim, chassidav, kekhout asar. Donc, là, nous sommes entrés dans une troisième catégorie. Vous avez compris que c'est une catégorie beaucoup moins idéale. La seule chose qui nous intéresse, c'est de savoir: est-ce que je vais recevoir une punition, ou est-ce que je vais recevoir un bonus ? C'est quand même assez bas, finalement.
Vous imaginez bien que mon idéal de vie et mon rapport à Dieu ne peuvent pas reposer uniquement sur cette dimension où soit je vais recevoir une punition, soit je vais recevoir une récompense. Mais d'un autre côté, s'il n'y a pas les deux premières dimensions, eh bien, les fachot zé, les fachot. Ok ? Donc, qui sont ces trois types de personnes ? Ce sont les gens qui s'occupent des choses de ce monde, à savoir Briout, Parnassa, Atzlaha, tout ça. Mais ce n'est rien.
Le Rav Kook, dans Yeret HaTakana, nous dit qu'on n'a pas le droit de dire à ces gens-là, qui sont intéressés par la Parnassa, par la Briout, par tout ça, que c'est des bêtises. Ce ne sont pas des bêtises. Certes, ce sont des… on va dire nétiot némoukhot, mais ce ne sont pas des bêtises. C'est important. Peut-être que pour lui, c'est tout son monde. On ne peut donc pas lui dire: tu ne penses qu'à des bêtises.
Lorsque le Ramhal nous dit, par exemple, je reviens deux secondes sur la phrase: Be'asher ashkafato medukdeket al kol davar katon vegadol. Eh bien, mes amis, s'intéresser à ma parnassa, ce n'est pas l'idéal. L'idéal, c'est Asagat Hachem, Da'at Hachem. Mais aval zebechol zot mashou. Donc, ces gens-là qui vont faire de la Zehirout, reprenons notre idéal, parce qu'on parle de Zehirout, midat Zehirout. Eh bien, à la limite, ils vont te dire: oui, mais attention, si je suis quelqu'un qui ne fait pas bien les mitsvot, je sais que je vais recevoir une punition après. Je n'ai pas envie de recevoir une punition. Si je fais bien, je sais que je vais recevoir un bonus dans mon Olam Aba. Donc, j'ai envie de bien faire.
Ok ? — Pardon ? De quoi ? — Bah, je sais. Tu me demandes à moi si ça marche ? C'est une question qu'il faut poser à HaKadosh Baroukh Hou. HaKadosh Baroukh Hou nous a dit dans la Torah, dans le livre de Vayikra, Im bekhukotai …
Alors, qu'est-ce que je te donne en contrepartie ? Toi, tu fais Chabbat, qu'est-ce que moi je te donne ? Ce qui veut dire, en bon français, je te donnerai un gros compte en banque. Ok. Ce n'est pas moi qui le dis. Après, tu peux mettre en question les paroles de Ribono shel Olam. La vérité, c'est qu'il est très possible que ça ne dépende pas seulement de savoir si j'ai bien fait ma mitsva: il y a toute une balance à mettre en place, parce que j'ai bien fait ça, mais d'un autre côté j'ai mal fait ça, et ainsi de suite.
Mais effectivement, la Torah, à la différence d'ailleurs de nos amis musulmans, voire de nos amis chrétiens, qui nous disent: si tu fais ce qu'il faut, tu auras soixante-douze vierges là-haut, la Torah n'a pas voulu… Ils se sont trompés, c'est une vierge de soixante-douze ans, ce qui est tout de suite moins attractif. Mais bon, ça, c'est un problème de lecture, ce n'est pas très grave. Mais la Torah, dit le Talmud: Haroetzé lechaker, makrik et dvaro. Celui qui veut mentir n'a qu'à retarder son témoignage. Quand le Coran te dit que si tu fais ça, tu auras soixante-douze vierges, personne n'est là pour te dire si c'est vrai ou pas. Alors que la Torah paie en cash: tu fais bien, boum, il y aura de quoi manger; tu ne fais pas bien, il n'y en aura pas.
Cours d'Orot veKelim
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