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Techouva et conscience : la droiture intérieure

Le Rav Nahon explique la techouva comme retour à l'essence, et la conscience comme chemin vers la droiture (yachar).

55 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : La techouva, désir constant du bien chez l'homme, 45 min

En bref

Le Rav Yaakov Nahon développe la notion de techouva (retour) comme mise au clair par l'homme de ses propres fautes, dans trois zones : la nature humaine, la morale et la Torah. Il montre que la techouva passe par la conscience, ce lieu intérieur où se joue la droiture (yocher) et où chacun peut revenir à l'essentiel. Le cours aborde aussi l'influence du milieu culturel sur la conscience, tout en affirmant que la possibilité de revenir reste ouverte.

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Cette impression qu'on a en Erets Israël, qui n'existe pas ailleurs, d'être vraiment chez nous. C'est une impression extrêmement importante pour nous, de Erets Israël, et je prétends que même chez ceux qui sont nés et qui ont grandi en dehors d'Israël, la qualité de la relation à la terre, dans toute sa grandeur, que l'on peut vivre en Erets Israël, n'a pas son équivalent, même par rapport à la terre dans laquelle on a grandi à sa naissance.

C'est l'impression que j'ai eue moi-même, et je crois que c'est vrai. Depuis que je suis en Erets Israël, Béréch Hachem, ça fait déjà des dizaines d'années que je ne quitte pas ce pays, mais je me sens chez moi. Et vous êtes chez vous. Vraiment chez vous.

Et c'est profondément lié au fait que vous êtes des Hébreux, et que vous portez en vous-mêmes, dans votre essence humaine d'Hébreux, un potentiel de vie dans lequel il est question, on en a parlé, on en reparlera toujours, d'unir dans une même vie le ciel et la terre.

Et ça ne peut pas se vivre en dehors de cette terre-ci, qui est faite par essence pour unir le ciel et la terre, et encore plus pour nous permettre, on en a parlé, on en reparlera encore beaucoup plus, de vivre cette dimension essentielle qui est la nôtre: celle de participer à une âme collective qui se promène dans l'histoire,

pour déclarer au monde qu'il y a un maître dans ce monde. Une âme collective qui se promène dans l'histoire pour déclarer au monde qu'il y a un maître dans ce monde, qui dirige l'histoire.

Maintenant, je reviens à notre Rav. Et je reprends avec vous le titre de ce chapitre tout court: techouva, tiv'it, émounit, tsichlit.

Le mot techouva est par essence un message de revenir à l'essence, à notre essence même, et c'est donné comme une base de l'existence pour que le projet humain, tel que nous le vivons, soit possible. Ce que nous disons, et que nous redirons toujours, en termes de techouva kadma laolam, qui veut dire « antérieure à la création même du monde », c'est qu'il est impensable de s'imaginer un projet humain réussi, avec toute la complexité de l'être humain, et que, dans cette complexité, il est pratiquement impossible de ne pas faillir.

Et cependant, de porter en nous une âme qui a un désir de plénitude authentique par rapport à son Dieu, et qui serait malheureuse au possible si on ne lui donnait pas la possibilité de corriger quand elle fait une erreur, erreur pratiquement impossible à éviter, alors que nous sommes très naturellement pleins d'amour

et d'admiration sans borne pour le maître de ce monde. Et nous savons que nous portons en nous l'espoir d'une réussite. C'est nous, finalement, qui menons l'histoire. C'est autour de notre histoire que se réalise le projet de l'humanité. Et nous savons que c'est difficile. Heureusement que la techouva est là pour nous permettre de corriger.

Et le Rav nous dit que cette techouva se porte dans différentes zones de la vie. C'est dit ici en termes de: techouva, tivrit, émounit, sikhlit. Le Rav va développer ces trois thèmes. On les a vus un peu, on est un tout petit peu rentrés dans ce texte.

La notion de techouva tivrit naturelle est liée très fortement à cette notion intuitive qu'il y a dans notre conscience: faire les choses comme il faut. Il y a en nous, par le fait que nous sommes des humains, à l'image du Créateur, conscients, conscients d'un projet qui se joue autour de notre vie, un désir naturel de faire les choses pour le mieux, malgré la difficulté. Quel ? Comment ?

Je ne pense pas que ce soit vécu de la même façon. Nous sommes de ceux qui disons très fort que l'homme d'Israël a quand même une dimension de responsabilité spirituelle par rapport à la vie, qui est plus forte que celle du commun des mortels. On est quand même choisis à l'intérieur de l'humanité. Nous sommes le résultat de beaucoup de tris déjà à l'intérieur de l'humanité.

Déjà, Avraham Avinu est un premier tri essentiel, mais il s'en passe encore après lui, comme tu le sais: au moins deux tris essentiels, qui font que nous dépassons, nous sortons de là. Il y a un premier temps, Yishmaël, ensuite un autre temps, et nous sommes ceux qui continuons réellement, enfin jusqu'au bout, c'est ce que nous prétendons très fort, que l'intention du projet dit.

Alors, il y a une techouva, on rentrera dans le texte, que le Rav présente au niveau de la nature, de notre nature humaine, qui est liée à une conscience naturelle de vouloir faire la volonté divine. Il y a une techouva au niveau de notre vie en tant que peuple de Dieu qui a déjà reçu une révélation, qui est la révélation de la Torah. Et le Rav parle d'une troisième dimension.

On va essayer de bien comprendre ce qui est, disons, très mûr au niveau de la conscience humaine: c'est celle de savoir que l'on veut réussir au maximum en utilisant le maximum de nos capacités. Le projet humain, non seulement au niveau de l'intuition naturelle, non seulement autour du vouloir de respecter le message de la Torah, mais à un niveau qui est très haut, celui de la conscience de l'humain qui est conscient qu'il est à l'image du Créateur et qu'il veut absolument réussir un projet. Il utilise tout ce qui lui est donné pour ça. Même, à la limite, ça doit aller très loin, au-delà même de tout le volume immense que nous donne la culture de la Torah.

On va rentrer un peu dans le texte. J'espère que je m'expliquerai. Je passe à la troisième ligne du texte, qui commence par Batchouva tivit. Je lis avec vous, doucement: Pachkaf Zayin. Voyez, frère. Écoutez, je vous demande pardon au milieu de ce cours, mais dans la mesure où c'est important pour moi de connaître les noms, et j'en connais… mais pas suffisamment. Je repasse un peu sur les noms. Je vous demande simplement de lever la main, pas besoin de plus que ça, quand je lis les noms. En général, je crois que je commence déjà à connaître tout le monde. Enfin, je vais quand même le dire un peu.

Alfon, Alouch David, Alouch Eyal, Bracha David, Charbit Rémy, Fartouk Avener, Krigel Arthur, Padvo Netanel, Souccot Efraïm, Tuitou Eytan, Sarfati Jérémie. Mais il y a des gens qui n'ont pas eu le temps de passer. Tu n'as rien dit ? Tu n'as pas voulu ? Tu n'as pas eu le temps de passer chez toi ? Bon, alors il faut finir. Tiens, Michaël, prends ça. Il y en a d'autres qui n'entendent pas. Tu veux, je te passe. Bon. J'avance. Je lis et je traduis. Je me retrouve… Attends.

J'avance dans mon texte à la cinquième ligne. On va essayer de traduire et d'expliquer un peu.

Donc cette techouva goufanit, elle concerne le sovev. Le mot sovev — on l'introduit par « tourner autour de » — avérot, ken, guf, corporel. Il y …

Cours d'Orot veKelim

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